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	<title>CLAP NOIR : cin&#233;mas et audiovisuels Africains</title>
	<link>https://www.clapnoir.org/</link>
	<description>&lt;p&gt;Clap Noir, le site des cin&#233;mas d'Afrique&lt;/p&gt;</description>
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		<title>Nous avons fait ce que nous avons &#224; faire</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;Le 13 d&#233;cembre pass&#233;, au Burkina Faso, les amis de Norbert Zongo vivaient l'anniversaire de son assassinat. Norbert a p&#233;rit le 13 d&#233;cembre 1998, br&#251;l&#233; dans son v&#233;hicule avec trois compagnons d'infortune. A la suite de cet tragique &#233;v&#233;nement, un film a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par Abdoulaye Diallo et Luc Damiba. Borry Bana, c'est-&#224;-dire, la fuite est termin&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Abdoulaye Diallo et Luc Damiba (Photo SEMFILM) &lt;br class='autobr' /&gt;
Clap Noir : Vous avez co-r&#233;alis&#233; avec Luc Damida, le film &#171; Borry Bana &#187;. Ce film retrace la vie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 13 d&#233;cembre pass&#233;, au Burkina Faso, les amis de Norbert Zongo vivaient l'anniversaire de son assassinat. Norbert a p&#233;rit le 13 d&#233;cembre 1998, br&#251;l&#233; dans son v&#233;hicule avec trois compagnons d'infortune. A la suite de cet tragique &#233;v&#233;nement, un film a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par Abdoulaye Diallo et Luc Damiba. Borry Bana, c'est-&#224;-dire, la fuite est termin&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdoulaye Diallo et Luc Damiba&lt;br class='autobr' /&gt;
(Photo SEMFILM)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clap Noir : Vous avez co-r&#233;alis&#233; avec Luc Damida, le film &#171; Borry Bana &#187;. Ce film retrace la vie du journaliste Norbert Zongo. Sa trag&#233;die aussi. Pourquoi le titre &#171; Borry Bana &#187;, la fuite est termin&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abdoulaye Diallo&lt;/strong&gt; : Norbert a utilis&#233; les propos de Samory Tour&#233;, Borry Bana, quand il lan&#231;ait son journal l'ind&#233;pendant. L'ind&#233;pendant a &#233;t&#233; son borry bana, son dernier combat. C'est une image tr&#232;s forte. A travers son journal, Norbert a voulu affronter son destin. Et nous savons ou ce destin l'a men&#233;. C'est pour toutes ces consid&#233;rations, que nous avons choisi comme titre pour le film Borry Bana. Nous pensons que c'est un titre assez fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce film, est-il l'hommage d'un admirateur ? Est-ce pour rappeler que l'affaire n'est toujours pas close ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout cela. Que ce soit Luc ou moi, nous avons tous connu Norbert. Nous avons donc cette volont&#233; de rendre hommage &#224; quelqu'un que nous avons appr&#233;ci&#233; et qui nous a beaucoup marqu&#233;. Nous avons aussi eu la volont&#233; de reconstituer l'histoire. C'est la premi&#232;re fois que l'assassinat d'un homme cause autant de remous dans l'histoire d'un pays. C'est enfin une mani&#232;re pour nous de dire qu'il faut que toute la v&#233;rit&#233; se fasse dans cette affaire. Voila quelqu'un qui a &#233;t&#233; assassin&#233; de la mani&#232;re la plus sauvage qui soit parce que tout simplement il a fait son travail, le plus honn&#234;tement du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi le choix du genre documentaire pour faire ce film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images parlent beaucoup. On dit souvent que les livres sont froids mais les images sont vivantes. Le choix du documentaire &#233;tait pour nous une option qui nous permettait de faire passer comme message, la passion que Norbert avait pour la libert&#233;. Nous avons put &#224; travers ce film propos&#233; aux spectateurs, des moments forts du combat de Norbert pour la libert&#233; d'opinion, des moments forts du m&#233;contentement populaire mais aussi la vision que les parents de Norbert ont de l'assassinat de leur fils, fr&#232;re et p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vu la sensibilit&#233; du sujet, le tournage a-t-il &#233;t&#233; facile ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous &#233;tions conscients de la difficult&#233; de faire un film sur l'affaire Norbert Zongo, nous avons travaill&#233; en fonction de tous cela. Il faut dire qu'aussi bien Luc que moi, nous sommes des hommes de terrain. Dans l'approche, nous savions o&#249; pouvait se trouver les emb&#251;ches. Nous avons travaill&#233; dans la discr&#233;tion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la distribution du film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina, le film n'a pas &#233;t&#233; distribu&#233;. Nous avons organis&#233; une diffusion au Centre Norbert Zongo, une autre avec les &#233;tudiants et une province du pays a demand&#233; une projection. Les salles du Burkina ont refus&#233; la diffusion du film, les centres culturels aussi, la t&#233;l&#233;vision. Les bailleurs de fond ont eux aussi refus&#233; de financer le film. L'argument est toujours le m&#234;me, le film touche un sujet sensible. Vous savez que faire un film demande des moyens. Pour le film, nous avons du faire appel &#224; Amnesty International, &#224; l'institut Panos. Quand Panos a accept&#233; co-produire le film, tout a &#233;t&#233; pour le mieux. Amnesty a mis gracieusement &#224; notre disposition sa salle de montage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; plusieurs festivals de cin&#233;ma &#224; travers le monde et a fait tr&#232;s bonne impression. Au festival Vue d'Afrique, le film a re&#231;u la mention du jury, &#224; Ecran Noir &#224; Yaound&#233;, le film a re&#231;u un standing ovation. A Namur, &#224; Oslo, &#224; Paris, &#224; Sithenghi le film &#233;t&#233; projet&#233;. Nous avons aussi re&#231;u un prix au Festival Lagunimages &#224; Cotonou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc, nous pouvons esp&#233;rer que ce film sera en comp&#233;tition au Fespaco ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra peut-&#234;tre agr&#233;ablement surpris de voir notre film retenu au Fespaco. Mais, nous pensons que la censure qui ne dit pas son nom se fera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais, le film a &#233;t&#233; diffus&#233; &#224; Ouaga sans aucun probl&#232;me&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais dans un cadre bien pr&#233;cis. Celui du Centre Norbert Zongo. Peut-&#234;tre ne veut on pas que le film sorte de ce cadre. La diffusion publique elle n'a pas encore eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le message de ce film n'est-il pas tourn&#233; vers le pass&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas cela. Nous avons voulu faire passer un v&#233;ritable message d'espoir. Un message tourn&#233; vers l'avenir. C'est le message d'un homme qui a refus&#233; les honneurs, bien mat&#233;riels pour faire simplement son travail. En Afrique, nous avons tellement de personnes qui ne font pas leur travail que si &#224; l'exemple de Norbert, ils pouvaient faire leur travail, nous allons sortir gagnant. C'est aussi pour nous l'occasion de dire travaillons pour que ce ne soit pas toujours les mauvais qui gagnent, mais que les bons aussi gagnent. Nous n'avons plus envie de faire un film sur un h&#233;ros qui est mort. Si je dois refaire un film, je pr&#233;f&#232;re le faire sur un h&#233;ros qui est vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un moment fort du film. A la question &#171; est-elle pr&#234;te &#224; pardonner &#187;, la m&#232;re de Norbert dit non.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle donne les raisons pour lesquelles elle ne pardonne pas. Elle veut savoir ce que son fils a fait pour &#234;tre tuer de la sorte. Vous savez, quand on parle du pardon, elle ne se d&#233;cr&#232;te pas comme dit le Pr Ki Zerbo dans le film. Le pardon se m&#233;rite. Elle ne veut pas qu'on vienne acheter le pardon. Elle souhaite simplement savoir, pourquoi son fils a &#233;t&#233; tu&#233; et son corps br&#251;l&#233;. Vous savez, br&#251;l&#233; un mort est un symbole tr&#232;s fort en Afrique. Cela signifie que cette personne est tellement nuisible qu'il faut le br&#251;ler pour que m&#234;me son corps ne soit pas accueilli par les anc&#234;tres. Vous voyez un peu la port&#233;e de la chose. Je suis convaincu que cette dame, le jour ou ceux qui lui ont fait du mal viennent la voir et lui demander pardon, elle le donnera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce film est-il votre borry bana, votre derni&#232;re lutte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. La lutte doit continuer. Nous avons fait un film, cela a plut &#224; certains, pas &#224; d'autres. Nous nous excusons aupr&#232;s de ceux qui n'ont pas appr&#233;ci&#233; le film. Mais, nous avons fait ce que nous avons &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Festival du film de quartier : le palmar&#232;s</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/festival-du-film-de-quartier-le-palmares</link>
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		<dc:date>2007-06-10T08:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Le Festival du Film de Quartier se d&#233;roule, chaque ann&#233;e, du 15 au 20 d&#233;cembre &#224; Dakar. La manifestation est l'aboutissement d'une ann&#233;e de formation des stagiaires du M&#233;dia Centre aux m&#233;tiers de l'audiovisuel (la vid&#233;o num&#233;rique, le cin&#233;ma et la t&#233;l&#233;vision). C'est l'occasion pour ces jeunes de pr&#233;senter au grand public leur premi&#232;re &#339;uvre audiovisuelle en format vid&#233;o. Ces films de fiction et documentaires de court m&#233;trage portent en g&#233;n&#233;ral sur des th&#232;mes sociaux tr&#232;s vari&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le palmar&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Festival du Film de Quartier se d&#233;roule, chaque ann&#233;e, du 15 au 20 d&#233;cembre &#224; Dakar. La manifestation est l'aboutissement d'une ann&#233;e de formation des stagiaires du M&#233;dia Centre aux m&#233;tiers de l'audiovisuel (la vid&#233;o num&#233;rique, le cin&#233;ma et la t&#233;l&#233;vision). C'est l'occasion pour ces jeunes de pr&#233;senter au grand public leur premi&#232;re &#339;uvre audiovisuelle en format vid&#233;o. Ces films de fiction et documentaires de court m&#233;trage portent en g&#233;n&#233;ral sur des th&#232;mes sociaux tr&#232;s vari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le palmar&#232;s&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
Le palmar&#233;s 2004 du festival s'articule comme suit :&lt;br&gt;
Grand EBENE du jury : Djaay Djap de Ismael Thiam S&#233;n&#233;gal&lt;br&gt;
EBENE du meilleur film de fiction : Djaay Diap de Ismael Thiam&lt;br&gt;
EBENE du meilleur film &#233;tranger : Des tas de choses de Germinal Roaux Suisse&lt;br&gt;
EBENE du public : Des larmes aux sourires de Maimouna Gueye S&#233;n&#233;gal&lt;br&gt;
EBENE du meilleur film d'&#233;cole : Serigne Mbodj S&#233;n&#233;gal&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mentions sp&#233;ciales ont &#233;t&#233; d&#233;cern&#233;es &#224; Adam Sie pour son film Sum-Sum Saba et Amy Coll&#233; Diop pour son film : Silence, on ne tourne plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine &#233;dition aura lieu du 15 au 20 d&#233;cembre 2005 &#224; Dakar. Dans l'intervalle, nos chaleureuses salutations et bonne ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site du festival : &lt;a href=&#034;http://www.festivaldufilmdequartier.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.festivaldufilmdequartier.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>R&#233;alisateurs africains, cr&#233;ez vos stars africaines !</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/realisateurs-africains-creez-vos-stars-africaines</link>
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		<dc:date>2007-06-10T08:38:54Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Alors, o&#249; sont-ils nos h&#233;ros ? O&#249; sont-ils ces grands com&#233;diens qui doivent nous faire r&#234;ver, insuffler en nous le plaisir d'aller au cin&#233;ma et voir en eux des r&#233;f&#233;rences ? Il est clair que nous avons tous un jour r&#234;ver d'&#234;tre comme tel acteur parce que dans tel film, il a d&#233;fendu un id&#233;al ou pris une position qui nous interpelle. &lt;br class='autobr' /&gt; Sc&#232;ne du film &#034;la course au cadeau&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, o&#249; sont-ils nos h&#233;ros ? O&#249; sont-ils ces grands com&#233;diens qui doivent nous faire r&#234;ver, insuffler en nous le plaisir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors, o&#249; sont-ils nos h&#233;ros ? O&#249; sont-ils ces grands com&#233;diens qui doivent nous faire r&#234;ver, insuffler en nous le plaisir d'aller au cin&#233;ma et voir en eux des r&#233;f&#233;rences ? Il est clair que nous avons tous un jour r&#234;ver d'&#234;tre comme tel acteur parce que dans tel film, il a d&#233;fendu un id&#233;al ou pris une position qui nous interpelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sc&#232;ne du film &#034;la course au cadeau&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, o&#249; sont-ils nos h&#233;ros ? O&#249; sont-ils ces grands com&#233;diens qui doivent nous faire r&#234;ver, insuffler en nous le plaisir d'aller au cin&#233;ma et voir en eux des r&#233;f&#233;rences ? Il est clair que nous avons tous un jour r&#234;ver d'&#234;tre comme tel acteur parce que dans tel film, il a d&#233;fendu un id&#233;al ou pris une position qui nous interpelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cours d'une &#233;cole &#224; Niamey. Il est dix heures, c'est la pause. Avec un ami professeur de fran&#231;ais, nous faisons un rapide sondage aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves sur les acteurs africains. Voila un groupe d'&#233;l&#232;ves. Nous nous approchons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : Quels sont les acteurs et actrices africains que vous connaissez ?&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;ponse : &#034;&lt;i&gt;Euh, laissez- moi r&#233;fl&#233;chir&lt;/i&gt;&#034;, nous dit un jeune homme, &#034;&lt;i&gt;Il y a celui la qui &#224; jou&#233; dans Moi et mon blanc, mais je ne connais pas son nom. Il y a aussi la jolie demoiselle l&#224; qui a jou&#233; dans Black mic mac. Comment elle s'appelle encore ?&lt;/i&gt;&#034; Une demoiselle l'aide : &#034;&lt;i&gt;Je crois qu'elle s'appelle F&#233;licit&#233; Wouassi&lt;/i&gt;&#034;. Elle encha&#238;ne. &#034;&lt;i&gt;Il y a les acteurs des bobo dioufs, Siriki, Souk&#233;. Il y a Sidiki Bakaba.&lt;/i&gt;&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Je reprends la parole pour pr&#233;ciser que nous souhaitons n'avoir que des noms d'acteurs et d'actrices de cin&#233;ma, pas de t&#233;l&#233;film. La discussion continue. A la fin, pas grand-chose sur les acteurs africains. Mais, &#224; propos des acteurs am&#233;ricains et fran&#231;ais, nous avons eu droit &#224; toute la panoplie des Denzel Washington, Bruce Willis, Sean Connery, Kevin Costner, Alain Delon, Belmondo, Jet li, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne connaissez-vous pas les acteurs et actrices africains ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des &#233;l&#232;ves r&#233;pond ; &#034;&lt;i&gt;Je ne conna&#238;t pas les acteurs africains parce que le cin&#233;ma africain ne promet pas. Quand tu vois un film et qu'il y a un acteur qui fait la diff&#233;rence, tu ne le revois plus jamais. C'est comme si on ne l'a choisi que pour ce film&lt;/i&gt;&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre r&#233;ponse. &#034;&lt;i&gt;Les acteurs ne sont pas mis en &#233;vidence. Il n'y a pas de film ou l'acteur joue un r&#244;le qui marque. En fait, il n'y a pas d'h&#233;ros dans nos films&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une demoiselle du groupe dit que pour elle, s'il y a bien des films o&#249; elle appr&#233;cie le jeu d'acteur, ce sont les films de l'ivoirien Henri Duparc. Elle cite Bal poussi&#232;re et sixi&#232;me doigt o&#249; il y a un accent mis sur Bamba Bakari. &#034;&lt;i&gt;Non seulement il joue bien, mais le film n'est pas un documentaire. Rue princesse aussi n'&#233;tait pas mal, continue t-elle. J'ai oubli&#233; le nom de l'acteur principal mais on peut dire qu'il a sut marquer de son empreinte le film. F&#233;licit&#233; Wouassi &#233;tait aussi admirable dans son r&#244;le. Elle jouait un r&#244;le de prostitu&#233;, r&#244;le pas tr&#232;s accept&#233; dans notre soci&#233;t&#233;, mais elle communiquait autre chose. Et cela &#233;tait attirant.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, o&#249; sont-ils nos h&#233;ros ? O&#249; sont-ils ces grands com&#233;diens qui doivent nous faire r&#234;ver, insuffler en nous le plaisir d'aller au cin&#233;ma et voir en eux des r&#233;f&#233;rences ? Il est clair que nous avons tous un jour r&#234;ver d'&#234;tre comme tel acteur parce que dans tel film, il a d&#233;fendu un id&#233;al ou pris une position qui nous interpelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail est &#224; faire pour que les com&#233;diens et les com&#233;diennes africains marquent de leurs empreintes les films. Le Fespaco pass&#233; avait pour th&#232;me &#034;&lt;i&gt;Le com&#233;dien dans la cr&#233;ation et la promotion du film africain&lt;/i&gt;&#034;. Alors, depuis ce rendez-vous, qu'est-ce qui a &#233;t&#233; concr&#232;tement fait tant par les r&#233;alisateurs que par les com&#233;diens eux-m&#234;mes ? Nous ne saurons r&#233;pondre ici car n'ayant pas toutes les informations pour une analyse. Mais une chose est s&#251;re, les cin&#233;philes attendent que les &#233;crans africains donnent naissance &#224; des h&#233;ros, de grands h&#233;ros. Une piste nous est sugg&#233;r&#233; par Tola Koukoui, com&#233;dien b&#233;ninois. Au Fespaco pass&#233;, il disait : &#034;&lt;i&gt;R&#233;alisateurs africains, cr&#233;ez vos stars africaines !&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#034;Mon m&#233;tier c'est com&#233;dienne c'est pas Fatou La Malienne&#034;</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/mon-metier-c-est-comedienne-c-est-pas-fatou-la-malienne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.clapnoir.org/mon-metier-c-est-comedienne-c-est-pas-fatou-la-malienne</guid>
		<dc:date>2007-06-10T08:28:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Elle est jeune, belle et talentueuse. Vous avez &#233;t&#233; nombreux &#224; d&#233;couvrir en 2001 ses premiers pas au cin&#233;ma dans le r&#244;le de &#034;Fatou&#034; dans Fatou la Malienne de Daniel Vigne. Aujourd'hui Fatou encha&#238;ne les tournages les uns apr&#232;s les autres et son talent ne cesse de se confirmer. Mademoiselle Fatou N'Diaye a bien voulu r&#233;pondre le temps d'un caf&#233; &#224; quelques-unes de mes questions pour le plus grand plaisir des internautes de Clap noir. &lt;br class='autobr' /&gt; Zoom sur une jeune actrice prometteuse qui n'a pas sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle est jeune, belle et talentueuse. Vous avez &#233;t&#233; nombreux &#224; d&#233;couvrir en 2001 ses premiers pas au cin&#233;ma dans le r&#244;le de &#034;Fatou&#034; dans &lt;i&gt;Fatou la Malienne&lt;/i&gt; de Daniel Vigne. Aujourd'hui Fatou encha&#238;ne les tournages les uns apr&#232;s les autres et son talent ne cesse de se confirmer. Mademoiselle Fatou N'Diaye a bien voulu r&#233;pondre le temps d'un caf&#233; &#224; quelques-unes de mes questions pour le plus grand plaisir des internautes de Clap noir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Zoom sur une jeune actrice prometteuse qui n'a pas sa langue dans la poche et dont on n'a pas encore fini d'entendre parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MEIJI U TUM'SI : En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale te reconnais tu dans tes films ? Est-ce que l'image que tu vois &#224; l'&#233;cran ressemble &#224; celle que tu t'en fais pendant le tournage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fatou N'diaye&lt;/strong&gt; : Il y a tr&#232;s souvent un d&#233;calage entre le moment de l'action et ce qui reste de l'action qui est coll&#233;e &#224; l'image. Moi je pense que c'est impossible d'&#234;tre quelqu'un d'autre m&#234;me s'il y a toujours quelque chose qui reste de soi. Parce que la mati&#232;re premi&#232;re c'est soi m&#234;me. On ne peut pas compl&#232;tement dispara&#238;tre. On peut changer mais pas dispara&#238;tre donc je dois &#234;tre quelque part l&#224; dans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le film dont tu es la plus fi&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, il faut me demander &#231;a dans vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'insiste parce que malgr&#233; ton jeune &#226;ge, tu as d&#233;j&#224; un beau parcours derri&#232;re toi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Honn&#234;tement je ne sais pas. Tous m'ont apport&#233; quelque chose. Le premier, FATOU LA MALIENNE, l'histoire a &#233;t&#233; tr&#232;s forte parce que j'ai rencontr&#233; de tr&#232;s belles personnes dans l'&#233;quipe de tournage des com&#233;diens aux techniciens. Et c'&#233;tait dr&#244;le, en deux mois j'ai appris &#233;norm&#233;ment et je me suis vraiment amus&#233;e. Je me suis moins amus&#233;e apr&#232;s le tournage quand le film est sorti mais c'est rest&#233; une exp&#233;rience tr&#232;s &#233;panouissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Puis je te demander ce qui t'a le moins amus&#233; apr&#232;s ce tournage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m'a le moins plu c'est qu'avant je n'avais pas envisag&#233; le m&#233;tier de com&#233;dienne. Je l'ai envisag&#233; au moment o&#249; on m'a propos&#233; un projet qui me semblait plus qu'int&#233;ressant puisque j'ai dit oui. Ce qui m'a sembl&#233; vraiment bizarre c'est que m&#234;me si le projet &#233;tait tr&#232;s investi de quelque chose &#224; dire, moi je le prenais comme une fiction. Il y avait une histoire &#224; raconter c'&#233;tait un reflet de quelque chose quelque part et de quelques gens. Ce n'&#233;tait pas un documentaire ! Moi je ne l'ai jamais vu comme &#231;a ni au moment de la lecture ni au r&#233;sultat fini. J'ai tenu un moment, apr&#232;s c'est pas un m&#233;tier d'&#234;tre FATOU LA MALIENNE. Mon m&#233;tier c'est com&#233;dienne c'est pas FATOU LA MALIENNE. C'est quand m&#234;me important. Ce qui m'a sid&#233;r&#233; c'est d'avoir &#224; me justifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment as tu v&#233;cu le succ&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne l'ai pas mal v&#233;cu et je ne l'ai pas bien v&#233;cu non plus. Parce que pour moi c'est une notion compl&#232;tement abstraite qui ne veut pas dire grand chose. Ce qui veut dire quelque chose c'est de travailler avec les gens avec lesquels on a envie de travailler. Etre port&#233; sur des projets sur lesquels on est emball&#233; apr&#232;s ce qu'il y a autour c'est quelque chose que je n'arrive pas &#224; comprendre parce que le principe m&#234;me du succ&#232;s c'est qu'il ne tient &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles ont &#233;t&#233; tes impressions apr&#232;s avoir tourn&#233; en Afrique pour la premi&#232;re fois avec le cin&#233;aste FLORA GOMES dans NHA FALA ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai retrouv&#233; ma temp&#233;rature interne la plus confortable. J'&#233;tais &#224; la maison. Un moment je me suis dit que j'allais peut-&#234;tre me sentir un peu d&#233;pays&#233;e mais au contraire pas du tout c'est quand je suis rentr&#233;e &#224; paris que je me suis sentie vraiment d&#233;pays&#233;e. Pour moi il n'y a eu aucune barri&#232;re m&#234;me pas de la langue parce qu'il parlait cr&#233;ole -portugais que j'avais appris avant de partir pendant un mois et demi avec quelqu'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant qu'actrice, quel est ton rapport avec la nudit&#233; dans le cin&#233;ma ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi s'il n'y a pas une coh&#233;rence par rapport &#224; une histoire, une rencontre avec les personnages, une rencontre avec le r&#233;alisateur. S'il n'y a pas une coh&#233;rence assez forte dans ces trois piliers pour qu'il y ait de la nudit&#233; &#8230;l'histoire peut ne jamais se faire. Ce n'est pas une question de pudeur parce que je viens du mannequin&#226;t m&#234;me dans le mannequin&#226;t j'estimais que si c'&#233;tait nu et que c'&#233;tait purement gratuit et c'&#233;tait juste pour faire plaisir aux gens qui regardent en g&#233;n&#233;ral je disais non s'il n'y a pas lieu qu'il y ait une sc&#232;ne de nu. C'est d'abord une rencontre avec un r&#233;alisateur, une histoire et des personnages s'il y a une coh&#233;rence dans tout &#231;a, &#231;a peut fonctionner parce que c'est de moi qu'il s'agit. Effectivement s'il n'y a pas de coh&#233;rence, j'ai du mal avec la nudit&#233; et &#231;a peut aller jusqu'&#224; la guerre. Et comme je n'ai pas envie d'aller jusqu'&#224; la guerre, en g&#233;n&#233;ral je suis tr&#232;s claire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;As tu une mani&#232;re particuli&#232;re de pr&#233;parer tes personnages ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais comme &#224; l'&#233;cole, je prends mon livre de le&#231;on en l'occurrence mon sc&#233;nario, je le mets sous mon oreiller et j'attends que &#231;a rentre. J'essaye de comprendre le personnage et de discuter avec et de voir si on a des affinit&#233;s et s'il y a une rencontre qui se fait jusqu'&#224; ce qu'on devienne presque un. Je ne suis pas forc&#233;ment pour cette m&#233;thode qui consiste &#224; devenir compl&#232;tement le personnage. Il s'agit de comprendre son personnage et de vivre avec pendant un moment parce qu'il y a un parcours &#224; avoir avec, le plus longtemps possible sans pour autant trop s'attacher pour pouvoir le quitter sans trop de difficult&#233;. C'est tr&#232;s dur de quitter un personnage parce qu'un personnage c'est aussi l'histoire d'un tournage, de plusieurs rencontres ; c'est une grande histoire avec plein d'histoires &#224; l'int&#233;rieur. Quitter un personnage c'est aussi dire au revoir et j'ai beaucoup de mal &#224; dire au revoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi je dis &#231;a par rapport au m&#233;tier de com&#233;dien. C'est qu'on vit quelque chose de tr&#232;s fort pendant un moment de soi &#224; soi et des autres &#224; soi. Il y a quelque chose de tr&#232;s fort qui se construit finalement on est juste des nomades. On construit des palais immenses et puis quand c'est fini on souffle dessus et puis il faut construire une autre maison un plus loin mais pas sur le m&#234;me endroit c'est pas possible.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je tiens &#224; signaler &#224; tous nos internautes que vous pourrez prochainement d&#233;couvrir un nouveau &#034;palais immense&#034; de FATOU en 2005 dans vos &#233;crans dans SOULI, le dernier film de ALEXANDER ABELA o&#249; elle confirme une fois de plus son talent aux c&#244;t&#233;s de MAKENA DIOP, AURELIEN RECOING, et de JEANNE ANTEBI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par MEIJI U TUM'SI&lt;br class='autobr' /&gt;
le 26 novembre 2004 &#224; Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Copyright MEIJI U TUM'SI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Il faut que le cin&#233;ma africain sorte de l'ombre</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/il-faut-que-le-cinema-africain-sorte-de-l-ombre</link>
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		<dc:date>2007-06-10T08:22:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Qui fera quoi ? Quand ? Et avec quels moyens ? Il n'y a pas de solutions toutes faites. Mais, il y a &#224; professionnaliser tous les m&#233;tiers du cin&#233;ma. N'est pas producteur qui veut, mais celui qui en a les comp&#233;tences. N'est pas distributeurs celui-l&#224; qui a une salle de cin&#233; et qui tant bien que mal s'arrange pour acheter ou louer un film. Non. La production est un m&#233;tier. La diffusion est un m&#233;tier. La r&#233;alisation est un m&#233;tier. &lt;br class='autobr' /&gt; Projection lors d'un maquis de Clap Noir &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 16 d&#233;cembre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui fera quoi ? Quand ? Et avec quels moyens ? Il n'y a pas de solutions toutes faites. Mais, il y a &#224; professionnaliser tous les m&#233;tiers du cin&#233;ma. N'est pas producteur qui veut, mais celui qui en a les comp&#233;tences. N'est pas distributeurs celui-l&#224; qui a une salle de cin&#233; et qui tant bien que mal s'arrange pour acheter ou louer un film. Non. La production est un m&#233;tier. La diffusion est un m&#233;tier. La r&#233;alisation est un m&#233;tier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Projection lors d'un maquis de Clap Noir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 d&#233;cembre prochain, Clap Noir organise &#224; Paris, un maquis culturel. Sera projet&#233; &#224; cette occasion, le film Kabala d'Assane Kouyat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe du maquis culturel est simple. Un lieu o&#249; chacun se sent &#224; l'aise, un film et de l'ambiance. Cette initiative d&#233;velopp&#233;e par l'aile parisienne de clap noir est &#224; plus d'un titre int&#233;ressante. Elle permet de situer le cin&#233;ma dans un contexte non commercial, mais amical et familial. On va au maquis pour se distraire, mais aussi &#233;changer avec les amis et pourquoi pas, prendre un bon repas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats obtenus par Clap Noir sont encourageants. Apr&#232;s Paris selon Moussa du guin&#233;en Cheik Doukour&#233;, Voyage &#224; Ouaga du congolais Camille Mouyek&#233;, C'est &#224; pr&#233;sent au tour de Kabala d'Assane Kouyat&#233; d'&#234;tre propos&#233; aux cin&#233;philes parisiens. Il faut dire qu'&#224; chaque projection, c'est plus de 150 personnes qui font le d&#233;placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution de Clap Noir pour sortir les cin&#233;mas d'Afrique de l'ombre est tr&#232;s peu de chose face &#224; l'immensit&#233; du travail &#224; faire. En effet, nous pensons que le cin&#233;ma produit par les africains est de qualit&#233;, le jeu des acteurs s'est am&#233;lior&#233; et la mise en sc&#232;ne est en nette progression. Mais ce cin&#233;ma n'arrive pas &#224; se faire une place ni sur le march&#233; africain, ni sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation m&#233;rite r&#233;flexion et action. Peut-&#234;tre plus d'action que de r&#233;flexion, car si nous faisons une analyse des diff&#233;rents colloques tenus en Afrique, les rencontres en Europe et lors des grands festivals (Cannes, Namur, Berlin&#8230;) nous pouvons sans nul doute affirmer que r&#233;flexion il y a eu. Maintenant il faut passer &#224; l'action. Tout le probl&#232;me est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui fera quoi ? Quand ? Et avec quels moyens ? Il n'y a pas de solutions toutes faites. Mais, il y a &#224; professionnaliser tous les m&#233;tiers du cin&#233;ma. N'est pas producteur qui veut, mais celui qui en a les comp&#233;tences professionnelles. N'est pas distributeurs celui-l&#224; qui a une salle de cin&#233; et qui tant bien que mal s'arrange pour acheter ou louer un film. Non. La production est un m&#233;tier. La diffusion est un m&#233;tier. La r&#233;alisation est un m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre difficult&#233; de notre cin&#233;ma est et reste le financement. La perfusion est constante. Aucun projet ne peut aboutir sans l'aide des partenaires. L'aide est importante, mais comme le dit Idrissa Ou&#233;draogo, &#034;&lt;i&gt;quand nous proposons un sc&#233;nario pour un financement dans les pays du Nord, celui-l&#224; qui va le lire ne conna&#238;t pas forc&#233;ment nos r&#233;alit&#233;s et il juge selon ses propres rep&#232;res. Cela nous pousse parfois &#224; faire des films qui ne correspondent pas forc&#233;ment &#224; notre propre personnalit&#233;. Cela ne favorise pas la cr&#233;ativit&#233;&lt;/i&gt;&#034;. Il y a ici aussi quelques choses &#224; inventer. Il y a &#224; cr&#233;er des circuits de financement qui ne pourront compter par exemple que sur 20 ou 30% de l'aide ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que tout cela se concr&#233;tise un jour, continuons &#224; avoir des r&#233;alisations, aussi minimes soient-elles, pour la promotion des cin&#233;mas d'Afrique. &#034;&lt;i&gt;Prenons donc le maquis&lt;/i&gt;&#034; avec Clap Noir et surtout, amusons nous bien. Eh oui, le cin&#233;ma c'est d'abord de la distraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#034;Un jour na&#238;tra en Afrique des grands de la mise en sc&#232;ne&#034;</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/un-jour-naitra-en-afrique-des-grands-de-la-mise-en-scene</link>
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		<dc:date>2007-06-10T08:18:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;La promotion du cin&#233;ma africain peut dire beaucoup de chose et peut ne rien dire aussi. Le volume de production des films africains ne permet pas une programmation soutenue, continue et rentable, donc tu fermes boutique en deux jours car le nombre de film existant n'est pas suffisant et le nombre de film fabriqu&#233; par an n'est pas non plus important. &lt;br class='autobr' /&gt; Au Burkina Faso, une association a repris en g&#233;rance les salles de cin&#233;ma appartenant &#224; l'Etat. C'est le cin&#233;aste Idrissa Ou&#233;draogo qui &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La promotion du cin&#233;ma africain peut dire beaucoup de chose et peut ne rien dire aussi. Le volume de production des films africains ne permet pas une programmation soutenue, continue et rentable, donc tu fermes boutique en deux jours car le nombre de film existant n'est pas suffisant et le nombre de film fabriqu&#233; par an n'est pas non plus important.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Burkina Faso, une association a repris en g&#233;rance les salles de cin&#233;ma appartenant &#224; l'Etat. C'est le cin&#233;aste Idrissa Ou&#233;draogo qui &#224; la charge de mener &#224; bien le projet. Nous l'avons rencontr&#233; au si&#232;ge de l'Arpa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;clap noir : Arpa : Association ? Maison de distribution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Idrissa Ou&#233;draogo&lt;/strong&gt; : Arpa, c'est l'Association des auteurs, r&#233;alisateurs et producteurs africains. C'est un instrument qui est n&#233; pour pouvoir d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de ces membres mais aussi r&#233;fl&#233;chir sur les nouvelles technologies et leurs implications sur notre m&#233;tier d'artistes et de professionnels de l'image. Cette association menait ses activit&#233;s jusqu'au jour o&#249; l'Etat du Burkina a d&#233;cid&#233; de nous confier la r&#233;habilitation et la gestion de ses salles de cin&#233;ma. Vous savez qu'un peu partout en Afrique, les salles de cin&#233;ma qui ont &#233;t&#233; privatis&#233; sont devenues soit des boutiques, des temples et bien d'autres choses. Au Burkina, l'Etat a d&#233;cid&#233; de ne pas vendre les salles, de payer les dettes de la Sonacib (Soci&#233;t&#233; nationale de cin&#233;ma) et de garder les salles. Il faut dire que le contexte politique favorise le cin&#233;ma, car c'est au Burkina que se trouve le si&#232;ge de la F&#233;d&#233;ration panafricaine des cin&#233;astes, la FEPACI, et c'est aussi le pays qui abrite le Festival panafricain du cin&#233;ma de Ouagadougou, le Fespaco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous g&#233;rez combien de salles de cin&#233;ma ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous couvrons les cinq salles de l'Etat &#224; savoir, le cin&#233; Burkina et le kadiogo &#224; Ouagadougou, le Sagnon et le Houet &#224; Bobo Dioulasso et enfin le Yadega &#224; Ouahigouya. Nous travaillons &#224; remettre en &#233;tat ces salles parce qu'elles sont v&#233;tustes et ne sont pas &#233;quip&#233;s en num&#233;rique. Nous apportons aussi un soutient &#224; certaines salles du priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_463 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/cine_burkina_1.jpg' width=&#034;170&#034; height=&#034;128&#034; alt=&#034;Le cin&#233; burkina a &#233;t&#233; compl&#232;tement renov&#233;&#034; title=&#034;Le cin&#233; burkina a &#233;t&#233; compl&#232;tement renov&#233;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La reprise des salles est-elle dict&#233;e par la logique de la promotion du cin&#233;ma africain ou simplement par le bizness ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion du cin&#233;ma africain peut dire beaucoup de chose et peut ne rien dire aussi. Le volume de production des films africains ne permet pas une programmation soutenue, continue et rentable, donc tu fermes boutique en deux jours car le nombre de film existant n'est pas suffisant et le nombre de film fabriqu&#233; par an n'est pas non plus important. Cela ne permet pas de tenir une programmation. Nous programmons donc du cin&#233;ma tout court. Et dans cette programmation, le film africain trouve sa place. Vous savez bien que le cin&#233;ma est un produit culturel et le premier march&#233; du cin&#233;ma reste son propre march&#233;. Si nous passons au num&#233;rique, nous pensons que la production sera soutenue en quantit&#233; et en qualit&#233; en ce moment et sur 20 ou 30 films produits, nous en aurons peut-&#234;tre 2 ou 3 qui vous vont embrasser le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi de la quantit&#233; joue donc ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. La loi de la quantit&#233; joue et aujourd'hui la seule possibilit&#233; de faire des films en quantit&#233; pour approvisionner les salles, c'est de les faire sur un support pas cher. Le num&#233;rique permettra de faire des films en quantit&#233; mais aussi en qualit&#233;, &#224; des co&#251;ts pas tr&#232;s &#233;lev&#233;s. Cela nous aidera &#224; asseoir notre propre &#233;conomie locale et si cette &#233;conomie est assise, il y aura suffisamment assez d'argent pour faire des films sur d'autres supports dont le 35.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous savez, il n'existe pas d'images de l'Afrique &#224; travers le monde. Dans le monde, on vit d'&#233;changes culturels, on donne et on re&#231;oit. Le probl&#232;me, c'est que nous, nous ne faisons que recevoir. Je pense qu'il nous faut passer par une nouvelle &#233;tape. Nous pouvons l'appeler l'&#233;tape des films de proximit&#233; ou autre chose. On trouvera l'appellation exacte, mais il nous faut trouver le moyen de nous exprimer et que notre public se sente concern&#233; par ce que nous faisons, qu'il puisse y participer en venant au cin&#233;ma. Et si le public participe, s'il vient au cin&#233;ma, nous pourrons avoir de quoi faire des nouveaux films puisque le support, le num&#233;rique, permet une production &#224; un co&#251;t raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pensez donc qu'une bonne distribution favorisera la production ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Production et distribution sont li&#233;es. Si tu ne produis pas, tu ne feras que distribuer les films faits ailleurs. Aujourd'hui, il y a une autre &#233;conomie qui est la. L'audiovisuel, &#224; travers le num&#233;rique nous permet de faire certaine chose. Il est vrai que le support num&#233;rique ne peut pas remplacer l'argentique, mais on n'est pas &#224; l'&#233;tape du luxe. Nous nous sommes &#224; l'&#233;tape o&#249; nous avons envi de voir des images de nous m&#234;me. Nous sommes dans l'urgence. Le cin&#233;ma ne doit plus &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une activit&#233; &#233;litiste, mais une activit&#233; d&#233;mocratique o&#249; pourront na&#238;tre de nouveaux talents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_463 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/cine_burkina_1.jpg' width=&#034;170&#034; height=&#034;128&#034; alt=&#034;Le cin&#233; burkina a &#233;t&#233; compl&#232;tement renov&#233;&#034; title=&#034;Le cin&#233; burkina a &#233;t&#233; compl&#232;tement renov&#233;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233; de production est donc &#233;gale &#224; libert&#233; de cr&#233;ation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oubliez pas que quand nous proposons un sc&#233;nario pour un financement dans les pays du Nord, celui-l&#224; qui va le lire ne conna&#238;t pas forc&#233;ment nos r&#233;alit&#233;s et il juge selon ses propres rep&#232;res. Cela nous pousse parfois &#224; faire des films qui ne correspondent pas forc&#233;ment &#224; notre propre personnalit&#233;. Cela ne favorise pas la cr&#233;ativit&#233;. Alors que quand tu travailles avec un support accessible dont tu as la ma&#238;trise, cela &#224; une cons&#233;quence imm&#233;diate sur ta cr&#233;ativit&#233;. Tu es libre de t'exprimer. Cela permettra peut-&#234;tre qu'un jour naisse dans le cin&#233;ma africain des grands g&#233;nies de la mise en sc&#232;ne. On ne sait jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le futur d'Idrissa Ou&#233;draogo : Cin&#233;aste, distributeur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis toujours cin&#233;aste. J'assume une mission ponctuelle parce que j'ai conscience que mes propres films, je les produits difficilement et je les distribues difficilement. L&#224;, nous sommes en train d'amorcer une dynamique en faisant des films nationaux que nous produisons et distribuons. Que ce soit Traque &#224; Ouaga, Sofia ou Sous la clart&#233; de la lune nous nous rendons compte qu'en termes de recettes, ces films marchent comme tout bon film am&#233;ricain. C'est pourquoi j'ai la ferme conviction qu'une production nationale, au niveau de l'identification du public marche bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Sida ! Le cin&#233;ma peut apporter sa contribution</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;La lutte contre le Sida passe par la pr&#233;vention. En Afrique, des actions concr&#232;tes sont men&#233;es par les cin&#233;astes. Le programme sc&#233;narios d'Afrique veut contribuer, &#224; travers le cin&#233;ma, &#224; informer sur les m&#233;faits de cette pand&#233;mie. &lt;br class='autobr' /&gt; La lutte contre le Sida passe par la pr&#233;vention. En Afrique, des actions concr&#232;tes sont men&#233;es par les cin&#233;astes. Le programme sc&#233;narios d'Afrique veut contribuer, &#224; travers le cin&#233;ma, &#224; informer sur les m&#233;faits de cette pand&#233;mie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lanc&#233; en 1997, Sc&#233;narios (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La lutte contre le Sida passe par la pr&#233;vention. En Afrique, des actions concr&#232;tes sont men&#233;es par les cin&#233;astes. Le programme sc&#233;narios d'Afrique veut contribuer, &#224; travers le cin&#233;ma, &#224; informer sur les m&#233;faits de cette pand&#233;mie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lutte contre le Sida passe par la pr&#233;vention. En Afrique, des actions concr&#232;tes sont men&#233;es par les cin&#233;astes. Le programme sc&#233;narios d'Afrique veut contribuer, &#224; travers le cin&#233;ma, &#224; informer sur les m&#233;faits de cette pand&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; en 1997, Sc&#233;narios d'Afrique a pour objectif la production et la distribution gratuite de films fiction sur le VIH/SIDA, bas&#233;s sur des id&#233;es soumises par de jeunes africains dans des concours internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re s&#233;rie de 13 films r&#233;alis&#233;s par d'imminents cin&#233;astes africains, une nouvelle s&#233;rie de 15 nouveaux films est pr&#233;vue pour d&#233;cembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien avec Daniel Enger, le coordonnateur du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clap Noir&lt;/strong&gt; : Avez-vous une estimation du nombre de jeunes qui ont regard&#233; la premi&#232;re s&#233;rie des films sur le Sida ?&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Daniel Enger&lt;/strong&gt; : Jusqu'ici, plus de 16.000 exemplaires de la cassette VHS, CD-Rom ou DVD ont &#233;t&#233; distribu&#233;s, en 20 langues, en Afrique. Les films ont &#233;t&#233; et sont diffus&#233;s sur plus de 100 cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision. Etant donn&#233; que la vaste majorit&#233; de ces cha&#238;nes ne publient pas de statistiques sur le nombre de personnes touch&#233;es par une &#233;mission donn&#233;e, nous ne pouvons pas dire clairement combien de personnes ont regard&#233; la premi&#232;re collection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_465 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/sida_3.jpg' width=&#034;110&#034; height=&#034;83&#034; alt=&#034;Tournage de la nouvelle s&#233;rie&#034; title=&#034;Tournage de la nouvelle s&#233;rie&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle s&#233;rie est mise sous la tutelle de grands r&#233;alisateurs et r&#233;alisatrices africains.&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
Nous remercions vivement les grands r&#233;alisateurs qui font partie de l'&#233;quipe Sc&#233;narios d'Afrique &#8211; Idrissa Ou&#233;draogo, Cheick Oumar Sissoko, Fanta R&#233;gina Nacro, Mahamat-Saleh Haroun, Newton Aduaka, Abderrahmane Sissako&#8230; L'engagement de ces r&#233;alisateurs est, bien s&#251;r, un gage de qualit&#233; du produit final. En plus, leur notori&#233;t&#233; aide &#224; susciter de l'int&#233;r&#234;t aupr&#232;s du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos films contribuent-ils &#224; changer les habitudes vis-&#224;-vis du Sida ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Tr&#232;s, tr&#232;s difficile &#224; dire. Il serait arrogant de notre part de dire que les habitudes sexuelles des jeunes ont chang&#233; &#224; cause de la collection Sc&#233;narios d'Afrique &#8230; comme si les actions du reste de la communaut&#233; anti-SIDA n'y sont pour rien ! Des &#233;tudes d'&#233;valuation de &lt;br class='autobr' /&gt;
l'impact de Sc&#233;narios ont n&#233;anmoins d&#233;montr&#233; que les films incitent des jeunes &#224; discuter plus avec d'autres personnes sur le VIH/SIDA. L'importance d'un tel dialogue, sur le chemin vers un changement de comportement, est clairement reconnue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sc&#233;narios d'Afrique&lt;br&gt;
Daniel Enger&lt;br&gt;
scenariosafrica&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;hotmail.com&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.globaldialogues.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globaldialogues.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Kabala, l'image d'une afrique qui doit se secouer</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Kabala veut &#234;tre l'image d'une Afrique qui doit enfin se secouer en se d&#233;barrassant de la pesanteur de toutes les traditions r&#233;trogrades. Enfin, il est l'image d'une Afrique qui doit g&#233;rer l'&#233;pineuse probl&#233;matique de son environnement et cesser d'&#234;tre assist&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Ah, sacr&#233; Afrique ou le sacr&#233; &#224; toujours une place importante. Ce n'est pas Assane kouyat&#233;, r&#233;alisateur malien du film Kabala qui nous dira le contraire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;cheresse est rude dans les r&#233;gions sah&#233;liennes. A Kabala, l'eau se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Kabala&lt;/i&gt; veut &#234;tre l'image d'une Afrique qui doit enfin se secouer en se d&#233;barrassant de la pesanteur de toutes les traditions r&#233;trogrades. Enfin, il est l'image d'une Afrique qui doit g&#233;rer l'&#233;pineuse probl&#233;matique de son environnement et cesser d'&#234;tre assist&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ah, sacr&#233; Afrique ou le sacr&#233; &#224; toujours une place importante. Ce n'est pas Assane kouyat&#233;, r&#233;alisateur malien du film Kabala qui nous dira le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;cheresse est rude dans les r&#233;gions sah&#233;liennes. A Kabala, l'eau se fait rare. Le puit sacr&#233; n'apporte plus sa substance pr&#233;cieuse au villageois. Que peut un peuple sans le minimum vital ? Face &#224; la souffrance des hommes, il faut implorer les divinit&#233;s, il faut faire appel au sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour f&#233;conder le puit sacr&#233;, les anciens du village organisent une danse sacr&#233;e, la danse du feu. Hamala, un jeune homme du village souhaite participer &#224; cette importante danse. Malheureusement, il ne peut le faire. Hamala a une naissance douteuse. Il n'est pas le fils de son p&#232;re. Hamala ne peut supporter cette humiliation. Il lui faut partir. Il faut quitter ce village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_466 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/kabala_3.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;109&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers l'aventure de Hamala, Assane Kouyat&#233;, &#224; voulu donner &#224; voir aux cin&#233;philes des r&#233;alit&#233;s v&#233;cus : conflit de g&#233;n&#233;rations, mariage forc&#233;, violence &#224; l'&#233;gard des femmes, acc&#232;s &#224; l'eau potable, carences sanitaires, permanence de la sorcellerie. Ce film est pour le r&#233;alisateur, l'occasion de mettre &#224; la port&#233;e des villageois, maliens mais aussi sah&#233;liens, des &#233;l&#233;ments leur permettant de prendre du recul et de faire un choix, le bon choix entre les traditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un message revient r&#233;guli&#232;rement dans le film : Chacun &#224; sa place dans le processus de d&#233;veloppement de la communaut&#233;. Dans le village de Kabala, malgr&#233; la danse du feu, le probl&#232;me de l'eau n'est pas r&#233;solu. Il devient de plus en plus crucial. Le chol&#233;ra s&#233;vit dans la r&#233;gion. Mais les anciens ne veulent pas changer d'habitude. Ils refusent de mettre en cause la qualit&#233; de l'eau et pr&#233;f&#232;rent condamner certains habitants du village en disant qu'ils n'ont pas respect&#233; certains interdits. Hamala lui, dans son exil se sent interpell&#233;. Il revient au village et se bat pour que le puit sacr&#233; soit &#224; nouveau for&#233; en profondeur pour que l'eau soit meilleure. Les avis divergent. Chacun campe sur sa position. Les anciens disent que toute intervention humaine d&#233;sacraliserait le puit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_467 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/kabala_1-2.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;108&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kouyat&#233; met en &#233;vidence deux mondes. Le premier est celui du sacr&#233; et de la magie. Le f&#233;ticheur Faukourou est le principal garant de ce monde. Il refuse toute intervention humaine dans le domaine des divinit&#233;s. Il sera le farouche opposant au monde du rationnel et de la logique qui est ici incarn&#233; par Hamala. En mettant face &#224; face ces deux r&#233;alit&#233;s, Assane Kouyat&#233; met en &#233;vidence une v&#233;rit&#233; : le d&#233;veloppement doit permettre un &#233;quilibre entre ces deux univers. Si il y avait un choix que le r&#233;alisateur devait faire entre le sacr&#233; et le rationnel, le film nous laisse percevoir son point de vue. Il choisira le rationnel mais sans mettre fin &#224; la tradition. En d'autres termes, pour Assane Kouyat&#233;, il faut savoir faire le choix des bonnes traditions pour vivre harmonieusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du film ouvre la porte &#224; l'optimisme. Le probl&#232;me de l'eau s'est r&#233;solu. Le juste milieu a &#233;t&#233; trouv&#233; pour le bonheur des villageois de Kabala. Hamala reprend sa place parmi les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En visionnant ce film, certains pourront penser que c'est encore une histoire sur l'Afrique des cases. Mais le message que v&#233;hicule Kabala est fort. C'est la lutte que m&#232;ne tous les jours des africains qui recherchent le juste milieu entre tradition et modernit&#233;, entre sacr&#233; et rationnel. Dans une Afrique ou le taux de scolarisation et peu &#233;lev&#233;, ou les connaissances scientifiques sur certains fl&#233;aux ne sont pas toujours acquises, certaines traditions sont parfois sources d'asservissements. Pour Assane Kouyat&#233;, &#034;&lt;i&gt;Kabala veut &#234;tre l'image d'une Afrique qui doit enfin se secouer en se d&#233;barrassant de la pesanteur de toutes les traditions r&#233;trogrades. Enfin, il est l'image d'une Afrique qui doit g&#233;rer l'&#233;pineuse probl&#233;matique de son environnement et cesser d'&#234;tre assist&#233;e&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que &lt;i&gt;Kabala&lt;/i&gt; a re&#231;u le Prix sp&#233;cial du jury, le Prix du meilleur sc&#233;nario et le Prix de Signis au Fespaco 2003 &#224; Ouagadougou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Echanges crois&#233;s Dani Kouyat&#233; et le public</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/echanges-croises-dani-kouyate-et-le-public</link>
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		<dc:date>2007-06-10T06:54:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Filmer en ville et filmer &#224; la campagne, c'est compl&#232;tement diff&#233;rent. Et il faut &#234;tre apte &#224; faire l'une ou l'autre des choses. Il faut &#234;tre inspir&#233;. Il s'agit de sensibilit&#233;, de feeling, d'&#233;motion avant tout, et de volont&#233; de dire les choses ; beaucoup plus que de modes ou de caprices des uns et des autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ouaga Saga &#233;tait programm&#233; dans la section &#171; Panorama &#187; du FIFF 2004. Extraits d'&#233;changes crois&#233;s &#224; l'issue de la projection entre l'animateur, le r&#233;alisateur Dani Kouyat&#233; et le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Filmer en ville et filmer &#224; la campagne, c'est compl&#232;tement diff&#233;rent. Et il faut &#234;tre apte &#224; faire l'une ou l'autre des choses. Il faut &#234;tre inspir&#233;. Il s'agit de sensibilit&#233;, de feeling, d'&#233;motion avant tout, et de volont&#233; de dire les choses ; beaucoup plus que de modes ou de caprices des uns et des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouaga Saga &#233;tait programm&#233; dans la section &#171; Panorama &#187; du FIFF 2004. Extraits d'&#233;changes crois&#233;s &#224; l'issue de la projection entre l'animateur, le r&#233;alisateur Dani Kouyat&#233; et le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est un vrai film de potes. Comment s'est pass&#233; le choix des com&#233;diens ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Pour moi, le pari tenait aux jeunes&#8230; il faut dire que c'est un film d'atmosph&#232;re, d'ambiance et ce n'est pas un film d'histoire. Il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce film. Donc il a fallu que je fasse un travail assez &#233;norme de complicit&#233; entre les jeunes. J'ai fait une audition assez rigoureuse et ces jeunes ont travaill&#233; ensemble pendant un mois avec un coach qui sortait du th&#233;&#226;tre. Cela les a aid&#233;s &#224; trouver un esprit de famille et a contribu&#233; &#224; l'atmosph&#232;re du film. Si je n'avais pas e&#251;t cette atmosph&#232;re, je pense que &#231;a allait passer beaucoup plus difficilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a beaucoup de souvenirs de votre enfance dans ce film&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce film retrace mon enfance et l'enfance de tous les jeunes burkinab&#233; et c'est extrapolable &#224; tous les pays d'Afrique car c'est de la d&#233;brouillardise. Ce sont les m&#234;mes gal&#232;res que l'on retrouve partout. On n'attend pas le p&#232;re no&#235;l chez nous, il ne passe jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vous est venue l'id&#233;e d'utiliser les effets sp&#233;ciaux dans le film ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
L'id&#233;e n'est pas de moi, vous vous en doutez. Chaque petit effet sp&#233;cial co&#251;te de l'argent. L'utilisation des effets sp&#233;ciaux sont les caprices de la production. Moi, j'ai apport&#233; l'atmosph&#232;re, la pr&#233;sence des jeunes, le rythme de Ouaga puis il ont apport&#233; le reste, notamment les effets sp&#233;ciaux. La production de ce film a &#233;t&#233; faite par une femme extraordinaire qui y croyait, je ne sais pas pourquoi. Elle s'est &#233;norm&#233;ment engag&#233;e et son truc c'&#233;tait les effets sp&#233;ciaux. On a eu quelques conflits l&#224;-dessus et j'ai essay&#233; d'amoindrir les d&#233;g&#226;ts &#8230;(rires du public).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En combien de temps avez-vous fait le film ?&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
On a tourn&#233; en 6 semaines, en b&#233;ta num&#233;rique et cela nous a permit de travailler de fa&#231;on assez l&#233;g&#232;re et assez d&#233;coup&#233;e. On a souvent travaill&#233; avec 2 cam&#233;ras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que le film a &#233;t&#233; vu &#224; Ouagadougou ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Non. Pour moi, vous &#234;tes les premiers spectateurs de ce film car c'est la premi&#232;re fois que moi-m&#234;me je le vois projet&#233; en 35mm. Il n'est pas encore sorti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_468 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/ouaga_saga_2.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;108&#034; alt=&#034;Copyright Didier Bergounhoux&#034; title=&#034;Copyright Didier Bergounhoux&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'ai remarqu&#233; que ce film est assez diff&#233;rent du pr&#233;c&#233;dent &#171; Sia, le r&#234;ve du Python &#187; qui &#233;tait beaucoup plus historique, qu'on qualifie peut-&#234;tre &#224; tort de &#171; cin&#233;ma calebasse &#187;. L&#224;, vous nous montrez la ville, ses joies, ses peines&#8230; est-ce que vous allez continuer dans cette lanc&#233;e ou retourner dans un registre plus historique ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Moi je prends ce qui arrive. Je comprends votre question mais je pense que l'on cr&#233;e en fonction des circonstances, en fonction de ce que l'on a &#224; dire et en fonction des opportunit&#233;s. Je n'ai pas de principes, je pense qu'il faut de tout pour faire un monde de toutes fa&#231;ons. Effectivement, on nous a reproch&#233; de faire du &#171; cin&#233;ma calebasse &#187;. Ceci dit, je ne conjugue pas la calebasse au sens n&#233;gatif. C'est un instrument fabuleux. Le probl&#232;me, ce n'est pas la calebasse, c'est comment on la filme. On nous a reproch&#233; de ne pas assez filmer la vie, c'est peut-&#234;tre vrai mais ce n'est pas sur commande que l'on filme mais sur inspiration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense qu'il faut arr&#234;ter de commander des trucs comme si on allait au supermarch&#233;. Les cin&#233;astes sont des gens qui sentent des choses et qui les disent et si tu n'as pas envie de filmer la ville ou que tu ne sais pas la filmer, tu ne vas pas le faire. Filmer en ville et filmer &#224; la campagne, c'est compl&#232;tement diff&#233;rent. Et il faut &#234;tre apte &#224; faire l'une ou l'autre des choses. Il faut &#234;tre inspir&#233;. Il s'agit de sensibilit&#233;, de feeling, d'&#233;motion avant tout, et de volont&#233; de dire les choses ; beaucoup plus que de modes ou de caprices des uns et des autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce film n'est pas un b&#233;b&#233; de moi. C'est un film que j'ai sign&#233;. Mes 2 premiers films sont des films que j'ai vomi ; c'est &#231;a la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que les com&#233;diens avaient d&#233;j&#224; une certaine exp&#233;rience ou &#233;tait-ce une premi&#232;re pour eux ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La plupart des com&#233;diens jouaient pour la premi&#232;re fois, &#224; part le jeune Kadou (Thomas Ouedraogo). Chez nous, on ne travaille qu'avec des gens qui n'ont jamais jou&#233;, le plus souvent. Autrement ce sont les m&#234;mes que vous retrouvez dans tous les films parce qu'en Afrique, on n'a pas suffisamment d'acteurs form&#233;s. Donc, notre travail consiste &#224; faire un casting r&#233;aliste. C'est-&#224;-dire que si le personnage est un paresseux, j'aurai tendance &#224; chercher dans la vie quelqu'un qui est vraiment paresseux pour ne pas avoir trop de boulot. Parce que si tu veux rentrer dans la discussion du travail de l'acteur avec quelqu'un qui ne s'y conna&#238;t pas du tout, tu fais un coup d'&#233;p&#233;e dans l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que vous ne serez pas un peu anxieux quand vous montrerez ce film chez vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Quand c'est un film que tu as vomi comme je le disais tout &#224; l'heure, ce n'est pas un probl&#232;me, &#231;a va encore. Ca c'est mon truc que les gens aiment ou pas je m'en fous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre, quand tu fais un essai, comme je l'ai fait avec celui l&#224;, avec quelque chose qui n'est pas fondamentalement de moi, l&#224;, effectivement, il y a des enjeux qui te font flipper. Parce que si tu rates, tu te sens minable. Ce film, je pense qu'il passera sans probl&#232;me au Burkina, dans les milieux populaires parce qu'ils ne se poseront pas la question des effets sp&#233;ciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Beno&#238;t Tiprez&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>1er Forum de la Coproduction avec Sophie Salbot et Camille Mouy&#233;ke</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/1er-forum-de-la-coproduction-avec-sophie-salbot-et-camille-mouyeke</link>
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		<dc:date>2007-06-09T18:25:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-">2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;10 porteurs de projets issus des quatre coins de la Francophonie ont b&#233;n&#233;fici&#233; pendant 2 jours d'expertises dispens&#233;es par des professionnels dans les domaines de l'&#233;criture de sc&#233;nario, de la production, de la diffusion, de la distribution et du marketing. A l'issue de ces rencontres, ils ont particip&#233; &#224; un d&#233;jeuner de cl&#244;ture et de contact r&#233;unissant tous les participants ainsi que les producteurs pr&#233;sents au FIFF. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Bureau de Liaison du Cin&#233;ma de l'Espace Francophone (BLCEF) et le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique3-" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div align=&#034;justify&#034;&gt;10 porteurs de projets issus des quatre coins de la Francophonie ont b&#233;n&#233;fici&#233; pendant 2 jours d'expertises dispens&#233;es par des professionnels dans les domaines de l'&#233;criture de sc&#233;nario, de la production, de la diffusion, de la distribution et du marketing. A l'issue de ces rencontres, ils ont particip&#233; &#224; un d&#233;jeuner de cl&#244;ture et de contact r&#233;unissant tous les participants ainsi que les producteurs pr&#233;sents au FIFF.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;div align=&#034;justify&#034;&gt;Le Bureau de Liaison du Cin&#233;ma de l'Espace Francophone (BLCEF) et le festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) ont organis&#233;s le premier Forum Francophone de la coproduction le 27, 28 et 29 septembre 2004 au Ch&#226;teau de Namur.
&lt;p&gt;10 porteurs de projets issus des quatre coins de la Francophonie ont b&#233;n&#233;fici&#233; pendant 2 jours d'expertises dispens&#233;es par des professionnels dans les domaines de l'&#233;criture de sc&#233;nario, de la production, de la diffusion, de la distribution et du marketing. A l'issue de ces rencontres, ils ont particip&#233; &#224; un d&#233;jeuner de cl&#244;ture et de contact r&#233;unissant tous les participants ainsi que les producteurs pr&#233;sents au FIFF.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sophie Salbot, productrice (ATHENA&#207;SE), pour &#034; R&#234;ves de poussi&#232;res &#034; de Laurent Salgues et Camille Mouy&#233;ke, r&#233;alisateur (ALLISON production) pour &#034; Les Gens du fleuve &#034;, nous livrent leur impressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Clap Noir&lt;/b&gt; : Quel sont vos premi&#232;res impressions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sophie Salbot&lt;/b&gt; : c'est un regard ext&#233;rieur qui permet d'avancer. Cela me permet de rediscuter avec mon r&#233;alisateur. C'est-&#224;-dire que j'ai eu d'autres &#233;clairages. Cela confortait ou non ce que je pensais. Je vais pouvoir retourner le voir et cela va me permettre d'aller plus loin dans l'&#233;criture du projet. Au d&#233;part, je pensais que c'&#233;tait pour rencontrer des partenaires potentiels. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est bien, c'est int&#233;ressant. C'est la premi&#232;re &#233;dition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que &#231;a recommence l'ann&#233;e prochaine. Il faut essayer d'avoir un suivi des projets apr&#232;s ; et &#231;a, c'est toujours le plus dur &#224; faire. Quand les gens sont l&#224;, ils sont l&#224;, cela avance et apr&#232;s, chacun vaque &#224; ses occupations et c'est difficile. De leur part &#224; eux, cela demande du travail suppl&#233;mentaire et c'est pas forc&#233;ment &#233;vident &#224; mettre en place. Comme ils disaient, la plus belle r&#233;compense, &#231;a serait que quand les films sont faits, ils soient projet&#233;s &#224; Namur. Quand on voit que les projets aboutissent et donnent des films, &#231;a encourage &#224; continuer dans ce sens l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Clap Noir&lt;/b&gt; : Qu'avez vous tir&#233; comme premier bilan du forum de la coproduction ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Camille Mouy&#233;ke&lt;/b&gt; : Le premier bilan, je pense, c'est d'avoir pour une fois, la possibilit&#233; d'avoir autour de soi une palette de sp&#233;cialistes avec qui on peut construire quelque chose. Parce que tout simplement, il y a un d&#233;nominateur commun qui est la francophonie : ce bloc que l'on fait entre nous, les francophones, pour d&#233;fendre la diversit&#233; culturelle ; &#231;a, c'&#233;tait un atout pour qu'on puisse se comprendre, pour qu'on puisse parler le m&#234;me langage. Chacun avec ses sp&#233;cificit&#233;s, ses richesses, ses acquis et le langage favorise ensuite les relations et les perspectives d'avenir. Donc &#224; ce moment-l&#224;, on peut les d&#233;finir parce qu'on est tous embarqu&#233;s dans le m&#234;me bateau, o&#249; &#224; un moment on conjugue ou pas nos efforts. Et on &#034; dispara&#238;t &#034; &#224; ce moment l&#224; face &#224; la machine am&#233;ricaine. Voil&#224; c'est &#231;a. C'est positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_469 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/C_Mouyeke.jpg' width=&#034;109&#034; height=&#034;150&#034; alt=&#034;Camille Mouy&#233;ke&#034; title=&#034;Camille Mouy&#233;ke&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Clap Noir&lt;/b&gt; : Ce premier forum a servi &#224; mettre en commun un langage et &#224; vous munir des outils n&#233;cessaires entre professionnels francophones pour mener &#224; bien vos projets face aux grosses machines de production &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Camille Mouy&#233;ke&lt;/b&gt; : je pense que &#231;a permet d'abord de se r&#233;unir, de se conna&#238;tre, &#224; conna&#238;tre ce que l'autre, qui partage les m&#234;mes valeurs que moi, est en train de construire dans son coin et comment on peut s'associer tous les deux pour faire la m&#234;me chose. Et le fait que l'on soit deux est une force suppl&#233;mentaire qui se met en place. Comme je disais c'est l'union qui fait la force et de mon point de vue c'est d'abord &#231;a. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, si on veut se positionner vis-&#224;-vis de la machine en face qui fait figure de rouleau compresseur, &#231;a c'est une autre chose. Le plus important, c'est que nous, dans notre espace, on s'organise pour pouvoir garder tout simplement notre autonomie, notre richesse, notre possibilit&#233; de s'exprimer, de proposer autre chose. Ce qui est important, c'est cette identit&#233; l&#224;, la d&#233;fense de l'identit&#233; francophone. Ce n'est pas seulement &#234;tre en face d'un adversaire. L'adversaire est virtuel, si vous voulez.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui compte, c'est : &#034; est-ce que nous avons notre place dans la mondialisation ou pas ? &#034; le propos n'est pas de combattre et abattre un adversaire mais de pouvoir garder une identit&#233; et pouvoir proposer autre chose, de ne pas seulement consommer ou subir l'envahisseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Clap Noir&lt;/b&gt; : Est-ce que l'on aura une chance de voir ces films dont vous avez discut&#233; dans un festival ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Camille Mouy&#233;ke&lt;/b&gt; : bien s&#251;r. Je pense qu'il y a de fortes chances. Tout simplement parce que les 10 projets qui ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s au forum francophone n'ont pas le m&#234;me niveau. Donc, il y a des projets qui sont l&#224;, qui sont d&#233;j&#224; &#224; 2 ou 3 semaines de tournage. Cela veut dire que les producteurs qui &#233;taient pr&#233;sents pour d&#233;fendre ces projets, leurs dossiers &#233;taient quasiment complets ; il y a d&#233;j&#224; un budget, un plan de financement&#8230;donc forc&#233;ment, il y a une chance de voir ces films l&#224;. Les autres &#233;taient moins avanc&#233;s et ils sont pr&#234;ts &#224; aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Clap Noir&lt;/b&gt; : Cette ann&#233;e, il y a un coup de projecteur sur le cin&#233;ma marocain, que pensez-vous de cette s&#233;lection et de ce cru ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Camille Mouy&#233;ke&lt;/b&gt; : je pense qu'il y a une raison &#224; &#231;a. Je pense que si aujourd'hui, le cin&#233;ma du Maghreb a une force c'est qu'il faut quand m&#234;me savoir une chose : dans un monde, je parle du monde du cin&#233;ma, o&#249; les m&#233;canismes de financement disparaissent les uns apr&#232;s les autres, il est important que les &#233;tats eux-m&#234;mes mettent en place des dispositifs qui permettent que les productions locales continuent de vivre et que les films existent. Donc, le Maghreb, lui, est suffisamment en avance par rapport &#224; l'Afrique Subsaharienne, d'o&#249; je viens, tout &#224; fait le sud. Ces pays de l'Afrique Subsaharienne n'ont pas encore compris qu'en misant dans la culture, on mise aussi dans le tourisme, dans l'artisanat, on mise tout simplement dans le d&#233;veloppement &#233;conomique d'une nation, ils n'ont pas compris &#231;a. Les marocains, les alg&#233;riens, les tunisiens, eux, ont des fonds qui aident &#224; ce que les films se fassent. Si ces films sont faits, ils sont vus &#224; Namur et ces films deviennent des ambassadeurs de ces nations-l&#224;. Nous, au sud du Sahara, on doit comprendre que le cin&#233;ma n'est pas tout simplement un luxe ni un divertissement, c'est une contribution &#224; part enti&#232;re dans le d&#233;veloppement d'un pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis &lt;br class='autobr' /&gt;
par Beno&#238;t Tiprez&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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