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	<title>CLAP NOIR : cin&#233;mas et audiovisuels Africains</title>
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	<description>&lt;p&gt;Clap Noir, le site des cin&#233;mas d'Afrique&lt;/p&gt;</description>
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		<title>JCC 2008 &#8211; Clap de fin</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;Samedi 1er novembre, 19h. Devant le th&#233;&#226;tre municipal, copie du th&#233;&#226;tre parisien de l'Od&#233;on , tapis rouge, h&#244;tesses, musiciens, danseurs sur &#233;chasses, cam&#233;ras, foule derri&#232;re les barri&#232;res attendent les invit&#233;s &#224; la c&#233;r&#233;monie de cl&#244;ture des 22&#232;me JCC. La boucle est boucl&#233;e, une semaine d'activit&#233; intense et passionnante se termine ce soir. On attend le palmar&#232;s ! &lt;br class='autobr' /&gt; A noter que, comme pour l'ouverture, la c&#233;r&#233;monie est retransmise au cin&#233;ma Le Mondial o&#249; 800 autres invit&#233;s la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi 1er novembre, 19h. Devant le th&#233;&#226;tre municipal, copie du th&#233;&#226;tre parisien de l'Od&#233;on , tapis rouge, h&#244;tesses, musiciens, danseurs sur &#233;chasses, cam&#233;ras, foule derri&#232;re les barri&#232;res attendent les invit&#233;s &#224; la c&#233;r&#233;monie de cl&#244;ture des 22&#232;me JCC. La boucle est boucl&#233;e, une semaine d'activit&#233; intense et passionnante se termine ce soir. On attend le palmar&#232;s !
&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que, comme pour l'ouverture, la c&#233;r&#233;monie est retransmise au cin&#233;ma Le Mondial o&#249; 800 autres invit&#233;s la suivront en direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discours, salutations au Ministre de la Culture, au maire de Tunis, aux ambassadeurs, remerciements, interm&#232;des musicaux, &#171; making off &#187; du festival,&#8230; l'ensemble men&#233; tambour battant par un couple de pr&#233;sentateurs bilingues. Dora Bouchoucha, la nouvelle directrice des JCC, ne s'&#233;ternise pas au micro, elle esp&#232;re que cette semaine a &#233;t&#233; l'occasion de riches &#233;changes et remercie toute son &#233;quipe pour le travail accompli. Ovation pour cette femme omnipr&#233;sente, travailleuse et passionn&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_277 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/dora_bouchoucha_jcc.jpg' width=&#034;145&#034; height=&#034;200&#034; alt=&#034;Dora Bouchoucha &#169; jcc&#034; title=&#034;Dora Bouchoucha &#169; jcc&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais place au suspense ! En commen&#231;ant par la fin ! Les pr&#233;sidents des diff&#233;rents jurys d&#233;filent au pupitre, on a le temps de noter que Mascarades de l'alg&#233;rien Lyes Salem remporte le prix du jury des enfants, qu'Annette Mbaye d'Erneville, la m&#232;re d'Ousmane William Mbaye, dans le film M&#232;re-Bi qu'il lui consacre, est distingu&#233;e, avec deux autres personnages f&#233;minins par le &#171; Prix des personnages qui se sont distingu&#233;s dans des documentaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Section Vid&#233;o, le pr&#233;sident, Samba F&#233;lix N'Diaye, annonce le Tanit d'or au documentaire de la camerounaise Osvalde Lewat pour &#171; Une affaire de n&#232;gres &#187;, puis l'argent et le bronze. Et il rajoute : &#171; Dans la cat&#233;gorie courts m&#233;trages, 11 films &#233;taient programm&#233;s, le jury n'a pu en visionner que 10, par cons&#233;quent, le Tanit des courts m&#233;trages n'a pas &#233;t&#233; d&#233;cern&#233; ! &#187; Surprise et consternation ! Certains &#171; Pourquoi ? &#187; s'&#233;l&#232;vent dans la salle&#8230;pas de r&#233;ponse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient alors le prix d'honneur pour l'ensemble de sa carri&#232;re &#224; Sotigui Kouyat&#233; qui monte sur sc&#232;ne, sous les acclamations. Imp&#233;rial, il prend la parole : &#171; La Tunisie est le premier pays &#224; me rendre hommage. C'est gr&#226;ce &#224; Carthage que je suis sorti de l'ombre, je n'ai manqu&#233; aucunes &#233;ditions du festival, c'&#233;tait un devoir pour moi Vous ne m'avez pas entendu beaucoup parler pendant la semaine, mais je vous ai beaucoup &#233;cout&#233;, en accord avec un proverbe africain &#8211; tu as une bouche pour parler une fois et deux oreilles pour &#233;couter deux fois &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir f&#233;licit&#233; le comit&#233; de s&#233;lection pour la qualit&#233; des &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es en comp&#233;tition longs m&#233;trages, Yasmina Khadra le pr&#233;sident du jury, accompagn&#233; des autres membres, Ezzat El Alayli, le grand acteur &#233;gyptien, Nouri Bouzid, cin&#233;aste tunisien, Rahmatou Keita, cin&#233;aste nig&#233;rienne, Ismael L&#244; chanteur s&#233;n&#233;galais et Emmanuelle B&#233;art notre actrice fran&#231;aise, (Sandra Ben Hammer, hollandaise, absente) va tenir le pupitre pour une longue liste de prix, dont certains cr&#233;&#233;s pour l'occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_279 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/tanitdor_teza_jcc2008-2.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Haile Gerima recevant le Tanit d'or&#034; title=&#034;Haile Gerima recevant le Tanit d'or&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rumeur donnait Teza gagnant et la rumeur avait raison ! Le film de l'Ethiopien rafle une quantit&#233; consid&#233;rable de prix : Tanit d'Or, second r&#244;le masculin, sc&#233;nario, image, musique ; &#224; tout seigneur, tout honneur ! L'argent et l'interpr&#233;tation masculine au beau film palestinien (production tunisienne en partie) Leila's Birhday du palestinien, Rashid Mesharaoui, et son acteur Mohamed Bakri. Le bronze ainsi que l'espoir du meilleur acteur &#224; Khamsa du tunisien Karim Dridi et son jeune acteur Marc Cortes. Les tunisiens ne sont pas forc&#233;ment satisfaits&#8230; &#171; Un film tourn&#233; &#224; Marseille, traitant des gitans, qu'y- a-t-il de tunisien l&#224;-dedans ? &#187; Prix sp&#233;cial du Jury &#224; &#171; La Maison Jaune &#187; de l'alg&#233;rien Amor Hakkar, logique pour ce film sensible sorti en France depuis 6 mois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viennent aussi le &#171; Prix de la meilleure &#339;uvre &#187; &#224; Mascarade de Lyes Salem (qui re&#231;oit aussi le prix du l'espoir de la meilleure actrice pour Rym Takoucht) et &#171; Mention sp&#233;ciale de la narration &#187; &#224; Ein Shams d'Ibrahim El Battout, le jeune &#233;gyptien. Et, surprise, c'est une Mireille Darc tomb&#233;e des nues qui lui remet sa r&#233;compense !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Kudzai Chimbaira, touchante actrice, le prix d'interpr&#233;tation f&#233;minine pour Zimbabwe du sud africain Darrell Roodt et &#224; Mamouna Diara le second r&#244;le f&#233;minin dans Faro, la reine des eaux du malien Salif Traore. Ouf !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impression, pour certains, qu'aucun des films importants n'a &#233;t&#233; oubli&#233;, m&#234;l&#233;e aux sentiments contradictoires des autres, cr&#233;e une telle effervescence dans le public que tout le monde se rue vers la sortie au comble de l'&#233;motion. Dommage pour le film Thalatum du r&#233;alisateur tunisien, Fadhel Jaziri, juste termin&#233;, projet&#233; en premi&#232;re mondiale pour la cl&#244;ture des JCC !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le tapis rouge embrassades et f&#233;licitations ! Mais aussi col&#232;re de ceux qui apprennent la vraie raison de la non attribution du prix des courts m&#233;trages vid&#233;o. Le 11&#232;me film &#233;tait le film syrien Zabad, en premi&#232;re mondiale au JCC de la jeune r&#233;alisatrice Reem Ali. Une premi&#232;re intervention minist&#233;rielle aupr&#232;s de la directrice des JCC pour retirer le film jug&#233; politiquement incorrect pour la Syrie n'ayant pas obtenu la r&#233;action attendue, ce serait le pr&#233;sident Bachar-Al-Assad lui-m&#234;me qui aurait t&#233;l&#233;phon&#233;&#8230;.Et que dire des dix r&#233;alisateurs sanctionn&#233;s sans raison ? Ils ont travaill&#233;, voyag&#233;, esp&#233;r&#233; pour RIEN ??? &#8230;Conversations enflamm&#233;es : il aurait fallu d&#233;noncer la man&#339;uvre en donnant imm&#233;diatement une conf&#233;rence de presse&#8230;il aurait fallu que les r&#233;alisateurs aient l'occasion de se solidariser, il aurait fallu que le jury d&#233;cerne un prix au film syrien sans l'avoir vu etc&#8230;..Bref, un palmar&#232;s inoubliable &#224; plus d'un titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_280 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/laureats_jcc2008.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;&#169; jcc&#034; title=&#034;&#169; jcc&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;rien gigantesques et des bars bien fournis, les conversations gagnaient en altitude&#8230;Les laur&#233;ats, aux anges et au centre des attentions, voyaient leur r&#234;ve prendre corps. Je n'&#233;tais pas la derni&#232;re &#224; f&#233;liciter, ceux que j'avais c&#244;toy&#233;s et soutenus pendant la semaine. Amor, l'alg&#233;rien, Ibrahim l'&#233;gyptien (on esp&#232;re que son prix lui permettra d'obtenir le visa pour Nantes !), Osvalde la camerounaise, Mamadou le malien, Kudzai la sud africaine, l'&#233;quipe malienne de Faro, Rym l'alg&#233;rienne, Ousmane le s&#233;n&#233;galais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit, la vie dans la bulle des JCC allait prendre fin. La grosse centaine de tunisois non grata, cueillis avant que ne commence le festival et envoy&#233;s loin vers le sud, allait pouvoir r&#233;int&#233;grer le centre ville. Dans les cybers caf&#233;, on verrait toujours l'avis : &#171; Pri&#232;re de ne pas se brancher sur les sites interdits &#187;, les cars de touristes reprendraient d'assaut les abords des h&#244;tels du boulevard, et, dans les grands cin&#233;mas de la ville, de m&#233;diocres productions am&#233;ricaines occuperaient d&#233;sormais les &#233;crans. La magie &#233;tait pass&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Palmares des Journ&#233;es Cin&#233;mathographiques de Carthage 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cin&#233;ma longs m&#233;trages &lt;br&gt;
Tanit d'or : &lt;strong&gt;TEZA de Haile GERIMA&lt;/strong&gt; - Ethiopie (2008) &lt;br&gt;
Tanit d'argent : LEILA'S BIRTHDAY de Rashid MASHARAWI - Palestine (2008) &lt;br&gt;
Tanit de bronze : KHAMSA de Karim DRIDI - Tunisie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cin&#233;ma courts m&#233;trages &lt;br&gt;
Tanit d'or : CLEAN HANDS DIRTY SOAP de Karim FANOUS - Egypte (2007) &lt;br&gt;
Tanit d'argent : LAZHAR de Bahri BEN YAHMED - Tunisie (2008) &lt;br&gt;
Tanit de bronze : LITTLE SUN d'Alfouz TANJOUR - Syrie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vid&#233;o longs m&#233;trages&lt;br&gt;
Tanit d'or : UNE AFFAIRE DE NEGRES de Osvalde LEWAT &#8211; Cameroun (2008) &lt;br&gt;
Tanit d'argent : MEMOIRE D'UNE FEMME de Karim SOUAKI - Tunisie (2008) &lt;br&gt;
Tanit de bronze : SOURIEZ VOUS ETES AU SUD LIBAN de Dalia Al KURI &#8211; Jordanie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix sp&#233;cial du jury &lt;br&gt;
LA MAISON JAUNE d'Amor HAKKAR - Alg&#233;rie (2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix de la premi&#232;re &#339;uvre &lt;br&gt;
MASCARADE de Lyes SALEM - Alg&#233;rie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tanit d'or pour l'ensemble de la carri&#232;re &lt;br&gt;
Sotigui Kouyat&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleure interpr&#233;tation f&#233;minine &lt;br&gt;
Kudzai Chimbaira dans le film ZIMBABWE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleur second r&#244;le f&#233;minin&lt;br&gt; Maimouna Diarra dans le film FARO, REINE DES EAUX de Salif TRAORE - Mali (2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleur espoir f&#233;minin &lt;br&gt;
Rym Takoucht dans le film MASCARADE de Lyes SALEM - Alg&#233;rie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleure interpr&#233;tation masculine &lt;br&gt;
Mohamed Bakri dans le film LEILA'S BIRTHDAY de Rashid MASHARAWI - Palestine (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleur second r&#244;le masculin &lt;br&gt;
Abeye Tedla dans le film TEZA de Haile GERIMA - Ethiopie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meilleur espoir masculin &lt;br&gt;
Marc Cortes dans le film KHAMSA de Karim DRIDI - Tunisie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mention sp&#233;ciale pour la d&#233;marche narratrice de la narration &lt;br&gt;
EIN SHAMS d'Ibrahim EL BATOUT - Egypte (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix du meilleur montage &lt;br&gt;
Lise Beautier pour le film KHAMSA de Karim DRIDI - Tunisie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix du meilleur sc&#233;nario &lt;br&gt;
Film TEZA de Haile GERIMA - Ethiopie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix de la meilleure musique &lt;br class='autobr' /&gt;
Vijay Iyer, Jorga Mesfin pour le film TEZA de Haile GERIMA - Ethiopie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix de l'image &lt;br&gt;
Mario Masini pour le film TEZA de Haile GERIMA - Ethiopie (2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix &#171; Elyes Zrelli &#187; &lt;br&gt;
Lotfi Mahfoudh et &#224; Malik Amara&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prix &#171; Randa Chahal &#187; &lt;br&gt;
LE SEL DE LA MER d'Annemarie JACIR- Palestine (2008)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les chroniques tunisiennes - 31 octobre </title>
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		<dc:date>2008-10-31T14:45:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;La fatigue se fait sentir en ce 7&#232;me jour des JCC. Le temps s'est mis &#224; l'automne. Les terrasses des caf&#233;s se d&#233;peuplent .J'y invite pourtant un groupe de jeunes journalistes crois&#233;s depuis le premier jour. Discussions devant nos expresso (qui, ici, sont forts &#224; r&#233;veiller les morts !). Ils protestent contre le manque de libert&#233;s, les d&#233;lateurs sont partout, langue de bois &#224; tous les &#233;tages, surtout, ne pas effaroucher le touriste, grand pourvoyeur de devises. Des drapeaux tunisiens flottent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fatigue se fait sentir en ce 7&#232;me jour des JCC. Le temps s'est mis &#224; l'automne. Les terrasses des caf&#233;s se d&#233;peuplent .J'y invite pourtant un groupe de jeunes journalistes crois&#233;s depuis le premier jour. Discussions devant nos expresso (qui, ici, sont forts &#224; r&#233;veiller les morts !). Ils protestent contre le manque de libert&#233;s, les d&#233;lateurs sont partout, langue de bois &#224; tous les &#233;tages, surtout, ne pas effaroucher le touriste, grand pourvoyeur de devises. Des drapeaux tunisiens flottent partout autour de nous, bient&#244;t le 7 novembre, f&#234;te du Changement, comm&#233;moration de l'arriv&#233;e de Ben Ali au pouvoir il y a 21 ans (4 mandats !).
&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_281 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/leila_birthday_cn.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Leila's Birthday&#034; title=&#034;Leila's Birthday&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15H le Mondial Comp&#233;tition officielle : &lt;strong&gt;Leila's Birthday&lt;/strong&gt; du palestinien Rashid Mesharaoui. Le r&#233;alisateur, n&#233; dans la bande de Gaz en 62, a tourn&#233; son 5&#232;me long m&#233;trage &#224; Ramallah en d&#233;but 2008, gr&#226;ce &#224; des fonds tunisiens. L'&#233;quipe a d&#251; faire des acrobaties pour faire entrer le mat&#233;riel et sortir les rushes par le check point isra&#233;lien. Pourtant, il se d&#233;fend d'avoir voulu faire un &#233;ni&#232;me film sur le conflit isra&#233;lo-palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Laila serait toujours juge si le gouvernement lui payait ses salaires&#8230;en attendant, il est taxi &#224; Ramallah. Un taxi pas comme les autres. Qui oblige les passagers &#224; boucler la ceinture, emp&#234;che de fumer, interdit les armes, refuse d'aller jusqu'au check point&#8230;mais aussi un p&#232;re qui, ce jour l&#224;, doit penser &#224; l'anniversaire de sa fille de 7 ans. Derri&#232;re ses lunettes, ses yeux sont cuits par le soleil, les soucis, on sent une vieille exasp&#233;ration qui confine au d&#233;sespoir. Comment vivre dignement dans cette ville assi&#233;g&#233;e depuis si longtemps ? Chaque fois qu'il veut choisir un cadeau, acheter un g&#226;teau, le quotidien de la zone le d&#233;tourne de son projet. On longe le mur, une manifestation barre la route, une bombe &#233;clate, on r&#233;quisitionne son taxi, il le retrouve d&#233;cor&#233; pour un mariage etc&#8230; Vecteur des plus utilis&#233;s dans le cin&#233;ma, le taxi se r&#233;v&#232;le excellent pour montrer simplement la vie de cette ville et de ses habitants de Palestine, en l'an de gr&#226;ce 2008. Et la course est si courte ! 71 mn seulement ! Un film &#224; hauteur d'homme qui va droit au but !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_282 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/maison_jaune_cn.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;La maison jaune &#169; Sarah Films&#034; title=&#034;La maison jaune &#169; Sarah Films&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21h Le Palace- comp&#233;tition officielle : &lt;strong&gt;La maison Jaune&lt;/strong&gt; de Amor Hakkar Alg&#233;rie.&lt;br&gt;
Encore un beau film ! Le r&#233;alisateur a annonc&#233; ses intentions : &#171; J'ai voulu rendre les gens heureux ! &#187; film&#233; dans les Aures, en berb&#232;re. Le fils de Mouloud, un paysan, (r&#244;le tenu par le r&#233;alisateur) a &#233;t&#233; tu&#233; dans un accident. Le corps de l'apprenti gendarme est en ville, dans l'attente des formalit&#233;s de reconnaissance. Laissant la famille &#233;plor&#233;e, le p&#232;re enfourche sans attendre son Lambretta, une charrette &#224; moteur. Il est urgent d'enterrer son enfant dans sa terre natale. Chemin faisant il rencontre des gendarmes, des paysans, un chauffeur de taxi, le gardien de la morgue, cha&#238;ne humaine de solidarit&#233;, pour lui permettre d'accomplir son devoir. Tout s'efface devant la douleur muette de ce p&#232;re, silencieux et obstin&#233;. L'histoire avance &#224; la vitesse de son engin, le temps est donn&#233; au deuil. Une fois le fils enseveli dans la terre rouge, commandant le p&#232;re et ses filles, la m&#232;re menace de sombrer, la famille cherche un rem&#232;de &#224; sa m&#233;lancolie. Une fin en forme de conte, parce qu'il est bien l&#233;gitime de r&#234;ver !!! On se souvient avec tendresse du vieux monsieur d'Une Histoire Vraie de David Lynch qui traversait les USA sur sa tondeuse &#224; gazon pour retrouver son fr&#232;re une derni&#232;re fois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Palace est une grande salle avec 2 niveaux de balcons et ses fauteuils sont, de loin, les plus confortables dans lesquels je me suis assise durant ces JCC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite question r&#233;currente : qui peut m'expliquer pourquoi une femme qui se retrouve assise entre deux hommes n'a JAMAIS spontan&#233;ment droit aux accoudoirs ? Comme s'ils &#233;taient naturellement acquis au bien-&#234;tre de ses voisins ? Et ceci dans n'importe quelle salle de France ou d'ailleurs. A m&#233;diter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les chroniques tunisiennes - 30 octobre </title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;11h. Le Mondial. Comp&#233;tition officielle. Falling from Earth de Chadi Zeneddine &#8211; Liban. Beyrouth, Youssef, vit dans les ruines de son immeuble. Il a recouvert mes murs encore debout de photos, t&#233;moins de jours heureux. Qu'il tente de convoquer pour s'extraire du quotidien. Mais chaque souvenir tra&#238;ne avec lui sa charge de violence et de mort. Beau sujet, parabole du Liban d'aujourd'hui. Trois histoires, trois &#233;poques diff&#233;rentes. Malgr&#233; de belles images, on reste un peu sur sa faim. (Alors (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;11h. Le Mondial. Comp&#233;tition officielle. Falling from Earth de Chadi Zeneddine &#8211; Liban. Beyrouth, Youssef, vit dans les ruines de son immeuble. Il a recouvert mes murs encore debout de photos, t&#233;moins de jours heureux. Qu'il tente de convoquer pour s'extraire du quotidien. Mais chaque souvenir tra&#238;ne avec lui sa charge de violence et de mort. Beau sujet, parabole du Liban d'aujourd'hui. Trois histoires, trois &#233;poques diff&#233;rentes. Malgr&#233; de belles images, on reste un peu sur sa faim. (Alors que Beyrouth Ville Ouverte de Samir Habchi l'autre film libanais de la comp&#233;tition a fait une forte impression !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discussion avec la libraire install&#233;e provisoirement pr&#232;s de la salle de presse. Elle sait tout, suit tout, c'est une mine ! Au repas, je partage la table avec une journaliste tunisienne speed&#233;e (mais aimable) et la jeune actrice marocaine du film les C&#339;urs Br&#251;l&#233;s qui passe &#224; 15h au Mondial. Je ne l'avais pas programm&#233;. &#171; Donnez-moi envie d'aller voir votre film &#187; lui demande-je. Elle est timide, et me raconte une histoire qui n'a rien &#224; voir avec le r&#233;sum&#233; de la brochure&#8230; &#171; Chaque fois que je le revoie, je pleure ! &#187; murmure-t-elle. Bigre ! Je lui promets d'y aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc 15h Le Mondial. Comp&#233;tition officielle. &lt;strong&gt;Les Coeurs Br&#251;l&#233;s&lt;/strong&gt; d'Ahmed El Maanouni. Maroc. Tourn&#233; dans la m&#233;dina de Fez en noir et blanc, voile s&#233;pia. Encore un b&#226;tard instruit qui revient demander des comptes (comme dans Faro) ! A mettre trop les pieds dans le plat, Amin, prend des coups qui se rajoutent &#224; ceux dont son oncle l'a abreuv&#233;, petit. Sur son lit de mort, ce dernier ne d&#233;sarme pas, Amin reste l'enfant de la train&#233;e qui devait travailler pour se faire oublier. Aujourd'hui architecte, il a quitt&#233; Paris, et d&#233;range ! Qu&#234;te identitaire dans une soci&#233;t&#233; bloqu&#233;e&#8230; ma voisine de table, bien plus belle &#224; l'&#233;cran dans un r&#244;le sensible, &#233;claire ce beau film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Info ou intox ? En sortant, je demande &#224; Nouri Bouzid, r&#233;alisateur tunisien et membre du jury : &#171; Alors, le jury tient le coup ? &#187;, &#171; Tout va bien, nous avons le Gerima, mais je n'ai rien dit&#8230; &#187; Je reste un peu souffl&#233;e ! Comme disait Woody Allen, &#171; il n'y pas de questions indiscr&#232;tes, seules les r&#233;ponses le sont ! &#187; Donc, Teza aurait de grandes chances de remporter le Tanit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_283 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/whatever_lola_wants.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Whatever Lola wants&#034; title=&#034;Whatever Lola wants&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21h Le Mondial, comp&#233;tition officielle - &lt;strong&gt;Whatever Lola Wants&lt;/strong&gt; de Nabil Ayouch-Maroc. Le r&#233;alisateur d'Ali Zaoua dispose ici d'un budget de 16 millions de dollars. Un film musical tr&#232;s r&#233;ussi qui entra&#238;ne le spectateur des rues de New York que Lola arpente avec son sac de facteur aux cabarets du Caire o&#249; elle fascinera les foules comme danseuse du ventre. La blonde yankee croit en son &#233;toile et quand son amoureux &#233;gyptien la d&#233;clare trop exotique pour envisager avec elle un avenir familial, elle va forcer la porte d'une ancienne star de la danse &#233;gyptienne, Ismahan. C&#339;ur du film, l'&#233;volution des relations entre les deux femmes. La blonde, tendue vers son but, d&#233;range par son dynamisme et sa gaiet&#233; la belle brune cloitr&#233;e, mise au ban d'une soci&#233;t&#233; qui ne lui pardonne pas d'avoir aim&#233; hors mariage. Elle finira par donner des le&#231;ons &#224; Lola et sa vie s'ouvrira &#224; nouveau. Une success story, pas si sch&#233;matique qu'elle n'en a l'air. Une avalanche de musique, un message positif et une danseuse du ventre qui, malgr&#233; toutes les le&#231;ons du monde ne pourra jamais oublier qu'elle a &#233;t&#233; nourrie aux corn flakes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un palais de la Casbah, soir&#233;e offerte par l'ambassade de Turquie. Belle d&#233;co, un buffet copieux et soign&#233;, un bar pris d'assaut par ces temps de disette. Un verre &#224; la main, &#231;a papote dur. Pour une fois, je suis sortie du fameux triangle Africa, cin&#233;mas, boulevard Habib Bourguiba !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Les chroniques tunisiennes - 29 octobre </title>
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		<dc:date>2008-10-29T14:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;15h au Mondial, comp&#233;tition officielle. Ein Shams d'Ibrahim El Batout, Egypte. Premier long m&#233;trage, tourn&#233; en num&#233;rique et pour 30000 dollars, d'un r&#233;alisateur pass&#233; par l'&#233;cole de la t&#233;l&#233;vision. Dans le quartier d&#233;favoris&#233; d'Ein Shams du Caire, une petite fille entre en maladie. Ce qu'elle voit, ce qu'elle sent, ce qu'elle devine, sa m&#232;re, son entourage, les gens qu'elle croise dans la rue, &#224; l'h&#244;pital. Regard grave et l&#233;ger, comme ce film tout en nuances qui laisse sa libert&#233; au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;15h au Mondial, comp&#233;tition officielle. &lt;strong&gt;Ein Shams&lt;/strong&gt; d'Ibrahim El Batout, Egypte. Premier long m&#233;trage, tourn&#233; en num&#233;rique et pour 30000 dollars, d'un r&#233;alisateur pass&#233; par l'&#233;cole de la t&#233;l&#233;vision. Dans le quartier d&#233;favoris&#233; d'Ein Shams du Caire, une petite fille entre en maladie. Ce qu'elle voit, ce qu'elle sent, ce qu'elle devine, sa m&#232;re, son entourage, les gens qu'elle croise dans la rue, &#224; l'h&#244;pital. Regard grave et l&#233;ger, comme ce film tout en nuances qui laisse sa libert&#233; au spectateur. La cam&#233;ra suit souplement les personnages, au-del&#224; de l'instant, la trace &#233;motionnelle perdure liant l'ensemble dans une forme impressionniste. Les jeunes ont ador&#233; ce film. A noter qu'il est retenu pour le festival des 3 Continents de Nantes mais Ibrahim El Batout n'est pas s&#251;r de pouvoir le pr&#233;senter lui-m&#234;me, il attend un visa. Mis&#232;re de nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_284 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/robe_du_temps.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;109&#034; alt=&#034;La robe du temps&#034; title=&#034;La robe du temps&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h au 4&#176; Art. Deux documentaires africains au programme et dans le hall un avant go&#251;t du Fespaco question ambiance ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Ra, la R&#233;paratrice&lt;/strong&gt; de Mamadou Ciss&#233;, Mali. &#171; Ce film, pr&#233;cise le r&#233;alisateur devait durer 52 mn, il n'en fait que 26, et il a fallu 3 ans pour le faire &#187; ! A rajouter au chapitre des difficult&#233;s du cin&#233;ma africain. Un personnage, cette Ra, elle r&#233;pare des groupes &#233;lectrog&#232;nes. Une vocation que sa m&#232;re a encourag&#233;e. A la voir dans son atelier de Bamako traiter avec les clients, poser un diagnostic, enfourcher la moto pour se rendre au chevet d'une grosse machine, on se dit qu'on aimerait l'avoir dans son quartier. S&#233;rieuse et belle dans sa combinaison graisseuse, elle pense &#224; l'avenir. S'installer avec le p&#232;re de son enfant, se mettre &#224; son compte, prendre des apprentis pour sortir les enfants de la rue. Il suffirait de peu, mais peu est le quotidien du Mali !&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;La Robe du Temps&lt;/strong&gt; de Malam Saguirou, Niger. 52mn. Un certain cousinage entre les 2 films. Images adoucies par la poussi&#232;re du d&#233;sert proche. Ousseini est jeune, s&#233;rieux et veut faire avancer les choses. A Zinder, r&#233;cemment nomm&#233; chef de la tr&#232;s traditionnelle &#171; Confr&#233;rie des Bouchers &#187; il doit assumer sa charge sans en retirer les avantages financiers qui y &#233;taient autrefois attach&#233;s. Charg&#233; de famille, il r&#233;fl&#233;chit &#224; ouvrir les activit&#233;s de l'abattoir &#224; l'exportation. Sa qu&#234;te d'information, de conseils, de fonds, de partenaires nous montre une soci&#233;t&#233; hi&#233;rarchis&#233;e et cod&#233;e. Ousseini est emp&#234;tr&#233; dans un maillage d'entraves ; entrave &#233;conomique, entrave sociale et entrave culturelle. Et, finalement la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; qui le rel&#232;gue &#224; un poste secondaire. D&#233;couverte d'un milieu tr&#232;s particulier, l'abattoir de Zinder, ses traditions ancestrales. Et voyage au pays des chefs, responsables, proc&#233;dures&#8230; autant de freins &#224; une prise d'initiatives r&#233;solument moderne. &lt;br&gt;
Un petit tour &#224; l'Africa, le c&#339;ur du festival, effervescence habituelle, salons, bars, salle de presse, restaurant, lieux de rencontres informelles de la plan&#232;te cin&#233;ma actuellement &#224; Tunis. Les luxuriants buffets de salades et de desserts sont hautement dangereux pour la ligne, le couscous tunisien un d&#233;lice, encore un lieu o&#249; il faut choisir ! On y croise les membres du jury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_285 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/foule_theatre_jcc.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
19h30 Th&#233;&#226;tre Municipal, s&#233;ance sp&#233;ciale. &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Retour &#224; Gor&#233;e&lt;/strong&gt; du r&#233;alisateur suisse Pierre Yves Borgeaud. 102mn. Il n'y a pas foule, les foules privil&#233;giant les projections de la comp&#233;tition. Le chanteur s&#233;n&#233;galais Youssou N'Dour, griot du cot&#233; de sa m&#232;re, part en p&#232;lerinage sur les traces des esclaves noirs et de leur musique, le jazz. De Gor&#233;e &#224; Gor&#233;e, en passant par New York, New Orl&#233;ans et Luxembourg o&#249; de nouveaux musiciens rejoignent le groupe initialement constitu&#233; du chanteur et de son pianiste Monced Genoud. Le chanteur d&#233;couvre avec eux une nouvelle voix&#8230;Superbe musique et ambiance de retrouvailles, d&#233;couvertes, r&#233;p&#233;titions et improvisations. A la Nouvelle Orl&#233;ans, se joigne &#224; eux un quatuor de chanteurs de gospel, &#224; qui Youssou demande de remplacer le nom de J&#233;sus. Sc&#232;ne suivante, le pr&#234;tre d&#233;clarant, &#171; la musique est l'app&#226;t spirituel, il faut bien amener les gens &#224; l'&#233;glise. &#187; Sc&#232;nes finales, le chanteur donne un concert dans l'&#238;le de Gor&#233;e, devant le conservateur du mus&#233;e de l'esclavage, personne connu, avec tous les musiciens et chanteurs noirs am&#233;ricains, en Afrique pour la premi&#232;re fois. Les jeunes tunisiens arriv&#233;s en brochettes n'ont pas aim&#233;, apr&#232;s avoir bavard&#233;, tripot&#233; leur t&#233;l&#233;phone portable, ils sont partis les uns apr&#232;s les autres. &lt;br&gt;
A l'issue de la projection, l'ambassadeur de Suisse invite &#224; une r&#233;ception sur les balcons du Th&#233;&#226;tre. Filtrage maximum ; je passe. Belle vue sur le boulevard, jus de fruits au choix et quelques chiches amuse gueules ! Il est vrai que les banques sont en difficult&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les chroniques tunisiennes - 27 octobre </title>
		<link>https://www.clapnoir.org/les-chroniques-tunisiennes-27-octobre</link>
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		<dc:date>2008-10-27T15:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;11h00 - Comp&#233;tition officielle au Mondial. Zimbabwe de Darrell Roodt, Afrique du Sud. Tout le jury au premier rang, qui visionne 4 films par jour. Le sida a fait fondre le r&#233;seau familial, la mis&#232;re s'ajoutant &#224; l'abandon des valeurs traditionnelles d'entraide. Une jeune fille d&#233;cide de franchir la fronti&#232;re pour gagner l'Eldorado sud africain. R&#233;seaux clandestins, esclavagisme ordinaire de la petite bonne noire abus&#233;e par ses patrons afrikaners et retour &#224; la case d&#233;part, avec, toutefois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;11h00 - Comp&#233;tition officielle au Mondial. &lt;strong&gt;Zimbabwe&lt;/strong&gt; de Darrell Roodt, Afrique du Sud. Tout le jury au premier rang, qui visionne 4 films par jour. Le sida a fait fondre le r&#233;seau familial, la mis&#232;re s'ajoutant &#224; l'abandon des valeurs traditionnelles d'entraide. Une jeune fille d&#233;cide de franchir la fronti&#232;re pour gagner l'Eldorado sud africain. R&#233;seaux clandestins, esclavagisme ordinaire de la petite bonne noire abus&#233;e par ses patrons afrikaners et retour &#224; la case d&#233;part, avec, toutefois une lueur d'espoir. Classique avec une image sur travaill&#233;e jusqu'&#224; l'hyperr&#233;alisme pour la partie de son errance au Zimbabwe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
15h00 - s&#233;lection Cin&#233;mas du monde. Dans un Colys&#233;e juste sorti des travaux, &lt;strong&gt;Terra Somnambula&lt;/strong&gt; de Teresa Prata, Mozambique. Une VO en portugais encore sous titr&#233;e en anglais ! Tr&#232;s beau conte. Ou comment, dans un pays d&#233;vast&#233; par la guerre civile, un enfant sauv&#233; de la mort par un vieil homme va &#224; la recherche de sa m&#232;re, et la retrouvera apr&#232;s une longue marche en boucle et le carnet trouv&#233; sur le corps d'un inconnu encore chaud. Ou comment malgr&#233; la mort et la guerre, on peut encore esp&#233;rer, r&#234;ver et aimer. Superbes images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_289 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/jcc_equip_faro_3.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Sotigui entour&#233; du jury des enfants&#034; title=&#034;Sotigui entour&#233; du jury des enfants&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18h00 - Au Mondial ; comp&#233;tition officielle. &lt;strong&gt;Faro, reine des eaux&lt;/strong&gt; du malien Salif Traor&#233;. Toute l'&#233;quipe est l&#224; y compris le grand Sotigui Kouyat&#233;, d&#233;j&#224; 3 fois honor&#233; par les JCC, des tuyaux dans le nez et sur une chaise roulante, qui a tenu &#224; faire le voyage et qui remercie de l'attention qu'on lui porte. Il est entour&#233; du jury des enfants. Dans un village du Mali, au bord du fleuve Niger, un b&#226;tard instruit revient d&#233;couvrir le nom de son p&#232;re, et ce faisant, bouleverse l'&#233;quilibre de la communaut&#233;. &#171; J'ai voulu, d&#233;clare, Salif Traor&#233;, mettre l'accent sur la situation des enfants abandonn&#233;s qui peuplent les rues de nos capitales africaines, sur la pauvret&#233; des populations riveraines du Niger qui ne savent pas, par crainte, en tirer les ressources qui sont &#224; leur port&#233;e, et sur la situation des femmes qui, au moment des grandes d&#233;cisions, sont exclues de la discussion. &#187; Ce film, il a mis 20 ans &#224; le faire, 10 ans de pr&#233;paration, 10 pour trouver les financements. &#171; Il y avait 5 ans que le Mali n'avait pas produit de film. Celui-ci sort le 29 octobre &#224; Paris, sans que je sois invit&#233; ! &#187; Et de revenir sur la situation dramatique de la production cin&#233;matographique en Afrique de l'ouest. &#171; En 83, Sembene avait un projet de film, il a mis 20 ans pour ne pas arriver &#224; le faire ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour &#224; l'Africa ! Bonne nouvelle, j'ai enfin mon badge, je peux rendre celui qu'on m'avait pr&#234;t&#233;, je m'installe pour manger &#224; la table d'un jeune homme. Discussion. Oui, il est l&#224; pour le festival, non, il n'a pas encore vu de film, en fait il pr&#233;f&#232;re les films am&#233;ricains, &#171; question de g&#233;n&#233;ration, dit-il &#187;, oui, il a &#233;t&#233; invit&#233; et pourquoi alors ? Il accompagne son p&#232;re, pr&#233;sident du jury. C'est le fils de Yasmina Khadra &#171; mais je ne vous en dirai pas plus, d'ailleurs mon p&#232;re ne nous raconte rien ! &#187;. Il pleut !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_290 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/jcc_cine_mondial.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Cin&#233;ma Mondial &#169; blcef&#034; title=&#034;Cin&#233;ma Mondial &#169; blcef&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21h00 - Retour au Mondial pour &lt;strong&gt;Mascarades&lt;/strong&gt; premier long m&#233;trage de l'alg&#233;rien Lyes Salem en comp&#233;tition officielle. Il faut savoir anticiper, la salle est bond&#233;e, encore une fois des gens assis dans les all&#233;es et debout contre les murs. Et comme ils ont raison ! Une com&#233;die absolument r&#233;ussie, finesse des personnages, sans aucune rupture de rythme, allant crescendo avec une p&#234;che fantastique, accompagn&#233;e d'une all&#232;gre musique. Accueil d&#233;lirant &#224; la sortie. La jeune &#233;quipe au complet pouvait go&#251;ter les fruits d'un travail certainement accompli dans l'enthousiasme. Dans le bled, Mounir un fanfaron macho (pl&#233;onasme ?), r&#232;gne sur sa famille. Sa belle et jeune s&#339;ur qui s'endort &#224; tout bout de champ est son pr&#233;cieux fardeau, toutes les filles se marient sauf elle. Un soir trop arros&#233; il clame dans les rues du village la bonne nouvelle : un riche pr&#233;tendant, &#233;tranger qui plus est, s'est pr&#233;sent&#233;. Phantasme d'ivrogne, que chacun fait sien illico, tant le quotidien est pauvre en &#233;v&#232;nement. Comment se tirera- t-il de ce mauvais pas sans perdre la face ? C'est le suspense qui tiendra le spectateur jusqu'&#224; la fin. Le r&#233;alisateur tient le r&#244;le du fanfaron, beau, l&#226;che, fragile et touchant, heureusement aim&#233; par une &#233;pouse intelligente et tendre. Entour&#233; de ses copains, tra&#238;ne savates qui le pi&#232;gent &#224; son propre jeu, entre sc&#232;nes de bars et vir&#233;es festives. Esclave de ses paroles, Mounir a des r&#234;ves trop grands pour lui. Les hommes au dehors font de grands moulinets, les femmes &#224; la maison analysent et tiennent les r&#234;nes, pas trop courtes. La vie du village aujourd'hui entre paysage magnifique et d&#233;brouille au quotidien. Une vigoureuse ga&#238;t&#233; qui convoque entre autres, les com&#233;dies italiennes (et le Fanfaron de Monicelli, bien s&#251;r), ainsi que celles de Kusturica. Un film d&#233;bordant de vie comme une orange bien m&#251;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Les chroniques tunisiennes - 28 octobre </title>
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		<dc:date>2008-10-27T15:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;Beaucoup de monde partout. Certaines projections refusent du monde, bien qu'on y voie des gens assis par terre&#8230;En majorit&#233; des jeunes, qui profitent d'un prix d'entr&#233;e tr&#232;s attractif (1 dinar au lieu de 3 ou 4 le reste de l'ann&#233;e) mais mon voisin, financier, prend chaque ann&#233;e un cong&#233; pour &#171; engranger pour l'ann&#233;e &#187; me dit-il. Les films tunisiens pr&#233;sent&#233;s au festival ne sont pas tous distribu&#233;s ensuite, d'o&#249; l'engouement. Et pour &#234;tre s&#251;r de trouver une place au Mondial, aux s&#233;ances de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de monde partout. Certaines projections refusent du monde, bien qu'on y voie des gens assis par terre&#8230;En majorit&#233; des jeunes, qui profitent d'un prix d'entr&#233;e tr&#232;s attractif (1 dinar au lieu de 3 ou 4 le reste de l'ann&#233;e) mais mon voisin, financier, prend chaque ann&#233;e un cong&#233; pour &#171; engranger pour l'ann&#233;e &#187; me dit-il. Les films tunisiens pr&#233;sent&#233;s au festival ne sont pas tous distribu&#233;s ensuite, d'o&#249; l'engouement. Et pour &#234;tre s&#251;r de trouver une place au Mondial, aux s&#233;ances de 18h et 21h, quelque soit le pays d'origine du film, il vaut mieux ne pas s'y prendre au dernier moment. L'autre soir, Emmanuelle B&#233;art, arriv&#233;e apr&#232;s ses coll&#232;gues du jury, a failli ne pas pouvoir entrer ; elle n'est pas connue ici, et, son apparence ne r&#233;v&#232;le pas la star qu'elle est en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_286 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/isa_Bouba_diallo_jcc.jpg' width=&#034;145&#034; height=&#034;200&#034; alt=&#034;Isabelle et Boubacar Diallo&#034; title=&#034;Isabelle et Boubacar Diallo&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15h - Au Cin&#233;mafricart, petite salle toute neuve dans l'h&#244;tel Africa, Boubacar et Isabelle Diallo pr&#233;sentent leur film &lt;strong&gt;Sam le Ca&#239;d&lt;/strong&gt;, dans la s&#233;lection &#171; low budget &#187;. Ce film a co&#251;t&#233; 50000 euros. Apr&#232;s s'&#234;tre r&#233;joui de revenir dans la ville o&#249; il avait suivi un atelier d'&#233;criture de sc&#233;nario en 2000, Boubacar Diallo pr&#233;cise : &#171; Devant la d&#233;saffection des salles en Afrique de l'Ouest, nous avons d&#233;cid&#233; de faire un cin&#233;ma diff&#233;rent. Ne plus attendre l'argent des guichets du nord, chercher sur le terrain des bailleurs de fond, et surtout, traiter de sujets qui int&#233;ressent les gens aujourd'hui &#187; Pari r&#233;ussi, les salles de Ouaga se remplissent d&#232;s l'affichage d'un des films du Dromadaire, sa maison de production g&#233;r&#233;e par son &#233;pouse, Isabelle, qui reconna&#238;t que les cachets tr&#232;s modestes donn&#233;s aux acteurs sont compens&#233;s par la fid&#233;lisation et le nombre de jours de tournage par an. De fait, autour du couple, vit une famille d'acteurs, que le public retrouve dans tous les films. Sam le Ca&#239;d met en sc&#232;ne un truand au petit pied, roitelet ouagalais. Faussaire, joueur imp&#233;nitent, l&#226;che, jouisseur, apr&#232;s s'&#234;tre ruin&#233; au casino, il monte un plan dont les cons&#233;quences en cascades impliquent des policiers v&#233;reux, des complices peu fiables, et &#233;claboussent dans leur chute quelques braves gens qui se trouvaient l&#224;. Ce n'est pas tant l'histoire de ce polar qui importe, mais son propos et la fa&#231;on de l'habiller. Une langue truff&#233;e d'expressions imag&#233;es, - &#171; Ne me parle pas aujourd'hui, j'ai mal la migraine ! &#187; -, qui fait merveille, des situations quotidiennes tourn&#233;es en d&#233;rision, -relations en famille, entre copains - le bon rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier film du r&#233;alisateur est d'ores et d&#233;j&#224; retenu pour la comp&#233;tition du prochain Fespaco, il traite de l'esclavage et, actuellement, est en kinescopage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_287 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/terras_bd_bourguiba_jcc.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Une terrasse Bd H. Bourguiba&#034; title=&#034;Une terrasse Bd H. Bourguiba&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h - Au 4 &#176; Art : Comp&#233;tition officielle Vid&#233;o, 2 films &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Divorce&lt;/strong&gt; de Manouchka Kelly Laboula, une jeune Gabonaise (40'). Ou comment un couple uni par le mariage coutumier, essaie de rompre cet engagement, comment il n'y parviendra pas, se r&#233;conciliera et se mariera devant le maire et le cur&#233;. La force de la tradition dans les relations familiales oppos&#233;e &#224; des situations r&#233;solument modernes&#8230;. Fra&#238;cheur et force d'un premier film. &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Mere-Bi (La M&#232;re)&lt;/strong&gt; de William Mbaye, S&#233;n&#233;gal ( 55') et qui pourrait durer des heures, tant le personnage est multiple, attachant, passionnant. &#171; Depuis le temps que je tourne autour de ma m&#232;re, je me suis dit qu'il fallait poser quelque chose, et ne plus h&#233;siter &#187; d&#233;clare-t-il en pr&#233;sentant son film, qui sort juste du mixage. Sa m&#232;re, c'est la grande Annette Mbaye d'Erneville, sortie de l'&#233;cole normale de Rufisque, premi&#232;re femme journaliste africaine, proche de Senghor, apr&#232;s avoir tutoy&#233; l'intelligentsia parisienne dans les ann&#233;es 50, directrice des programmes radio, po&#232;te, sc&#233;nariste, pionni&#232;re des luttes d'&#233;mancipation des femmes africaines f&#233;ministe. Liste non exhaustive, et r&#233;ductrice par force, cette femme magnifique dont la maison fut, est et reste un lieu de rencontres et de lumi&#232;re, r&#234;ve de cr&#233;er une imprimerie. Elle n'est pas la m&#232;re de&#8230; c'est lui Ousmane William Mbaye le fils de&#8230; qui lui rend hommage dans ce beau film rempli d'amour. Les images, il a d&#251; les acheter aux archives fran&#231;aises&#8230; &#171; Ce sera mon prochain combat : rapatrier les archives africaines qui sont actuelles stock&#233;es en France ! &#187; Il n'est pas interdit de l'aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_288 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/foule_jcc.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Bd Habib Bourguiba&#034; title=&#034;Bd Habib Bourguiba&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21h - Le Mondial. Comp&#233;tition officielle &lt;strong&gt;Teza&lt;/strong&gt; de Haile Gerima, Ethiopie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Prix Sp&#233;cial du jury &#224; la derni&#232;re Mostra de Venise, le dernier film de Gerima est pr&#233;c&#233;d&#233; de sa r&#233;putation. Teza, c'est la ros&#233;e. Les enfants jouent aux &#233;nigmes. &#171; Je l'ai vu le matin, je reviens, il n'y a plus rien &#187; C'est ainsi que l'&#233;thiopien de Washington, retrace, &#224; travers le destin d'un intellectuel, l'histoire r&#233;cente de son pays, les violentes convulsions politiques des ann&#233;es 70/8O sous le r&#233;gime de Mengistu. Les changements intervenus, les d&#233;sillusions. Anberber, revient chez lui, c'est un homme m&#251;r, bless&#233;, il a perdu une jambe et sa m&#233;moire, hurle toutes les nuits. De quelle guerre r&#233;chappe-t-il ? Sa terre lui parle avec force et les images traversent le spectateur. On retient son souffle. Savoir qu'il ait fait un jour des &#233;tudes de m&#233;decine en Allemagne ne peut le tirer de sa nuit. Le veut-il ? Gr&#226;ce au rite de l'eau glac&#233;e, les strates se r&#233;v&#232;lent, toutes porteuses de douleur. Construction en flash-back ; L'enfance heureuse dans une Ethiopie disparue &#224; jamais, les r&#234;ves europ&#233;ens du jeune m&#233;decin, le retour militant dans son pays, ses utopies confront&#233;es &#224; la violence de la dictature marxiste, sa fuite en Allemagne, pour y rencontrer une autre violence, celle du racisme et revenir, encore, dans ce pays qui ne peut &#234;tre que le sien malgr&#233; tout. Que peuvent comprendre les europ&#233;ens &#224; la complexit&#233; de la situation ? Anberber, &#224; bout de douleurs et de renoncement trouve finalement une place&#8230; &lt;br&gt;
Rien &#224; dire. Les yeux sont impressionn&#233;s d'images inou&#239;es, le corps met du temps &#224; dig&#233;rer l'onde de choc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les chroniques tunisiennes </title>
		<link>https://www.clapnoir.org/les-chroniques-tunisiennes</link>
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		<dc:date>2008-10-25T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;On se bouscule au deuxi&#232;me &#233;tage de l'h&#244;tel Africa si&#232;ge des JCC. La machine &#224; fabriquer les badges fait de la r&#233;sistance. La raison ???? Toujours est-il qu'on peut deviner, &#224; la capacit&#233; de garder leur sang froid, la nationalit&#233; des plaignants : les nordistes restent zen, les sudistes s'&#233;nervent !!!! Bref, au bout de nombreuses visites, j'ai enfin obtenu&#8230;le badge d'une cin&#233;phile tunisienne, en attendant le mien ! Toujours &#231;a ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tunis est la ville id&#233;ale pour un festival de cin&#233;ma. Toutes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se bouscule au deuxi&#232;me &#233;tage de l'h&#244;tel Africa si&#232;ge des JCC. La machine &#224; fabriquer les badges fait de la r&#233;sistance. La raison ????&lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours est-il qu'on peut deviner, &#224; la capacit&#233; de garder leur sang froid, la nationalit&#233; des plaignants : les nordistes restent zen, les sudistes s'&#233;nervent !!!! Bref, au bout de nombreuses visites, j'ai enfin obtenu&#8230;le badge d'une cin&#233;phile tunisienne, en attendant le mien ! Toujours &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tunis est la ville id&#233;ale pour un festival de cin&#233;ma. Toutes des salles sont group&#233;es autour de l'avenue Habib Bourguiba, les h&#244;tels du festival &#233;galement. Il ne reste qu'&#224; traverser, sans se fier aux feux rouges toutefois et un &#339;il sur le m&#233;tro (un tramway en fait) que l'on n'entend pas arriver.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des terrasses partout pleines d'hommes, et des arbres pleins d'oiseaux. Un temps &#233;trange qui aligne ciel bleu soleil et grosses averses inattendues, &#171; c'est l'automne ! &#187; dit le portier de l'Africa. &lt;br&gt;L'effervescence du festival, port&#233;e par la gentillesse naturelle des tunisiens, personne ici ne se la joue, le dialogue est roi. En ce qui concerne les projections, j'ai d&#233;cid&#233; de privil&#233;gier la th&#233;matique subsaharienne, en jetant un &#339;il sur d'autres productions dans la mesure du possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche. 15h au Palace, La chute de l'Ange, de Semih Kaplanoglu . Turquie, dans la s&#233;lection Aspects du cin&#233;ma turc contemporain. Peu de monde. Faut dire que la VO turque est sous titr&#233;e en anglais, &#231;a limite. Par contre, je peux v&#233;rifier les dires d'un prof de philo de Djerba rencontr&#233; la veille, qui, se plaignant de la d&#233;saffection du public dans les salles, rajoutait : &#171; par contre, c'est le dernier lieu o&#249; les couples sont tranquilles&#8230; &#187; Oui certes, les places les plus &#233;loign&#233;es des trav&#233;es lat&#233;rales sont toutes occup&#233;es par des amoureux qui s'en moquent comme d'un guigne de ne pas comprendre les dialogues. Pas assez passionn&#233;e par la projection, je la quitte, comme d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_291 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/jcc_av_Bourguiba1.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h au 4&#176; Art. : Comp&#233;tition officielle Vid&#233;o. Deux films, le premier, Le Projet du tunisien Ali Nahdi (26') le deuxi&#232;me, Une Affaire de N&#232;gres de la camerounaise Osvalde Lewat (90'). Une foule compacte bloque la rue. On se bouscule et, finalement, les trav&#233;es seront pleines de jeunes assis par terre. Presque tous venus pour faire un triomphe au jeune r&#233;alisateur tunisois qui pr&#233;sente son premier film, fut&#233;. Il raconte le quotidien d'un d&#233;linquant ordinaire, &#224; un personnage du minist&#232;re de la culture cens&#233; l'aider &#224; finaliser son projet. Discours d'une censure qui ne se reconna&#238;t pas comme telle. Gros succ&#232;s, suivi d'un sauve qui peut ; on se retrouve une poign&#233;e pour le film suivant. Dans la salle toute l'&#233;quipe malienne de Faro. Une affaire de N&#232;gres enqu&#234;te sur les disparus pendant la p&#233;riode du Commandement Op&#233;rationnel au Cameroun entre 2000 et 2001. La population qui avait applaudi &#224; l'instauration de cette loi martiale destin&#233;e &#224; diminuer le banditisme, d&#233;couvre avec horreur qu'une simple d&#233;nonciation suffit &#224; l'exp&#233;ditive police pour enlever, s&#233;questrer, torturer et tuer tout citoyen m&#226;le quel que soit son &#226;ge. Longue qu&#234;te de t&#233;moignages. L'avocat des droits de l'homme dira : &#171; Dans ce pays, les gens pr&#233;f&#232;rent vivre &#224; genoux plut&#244;t que de mourir debout ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19H30 au Th&#233;&#226;tre. Hommage &#224; Sembene. Ceddo tourn&#233; en 1975. Film interdit par Senghor pendant 10 ans au S&#233;n&#233;gal au motif que Ceddo ne devait pas prendre 2 d !!!! Dans un village, fin du 17&#232;me si&#232;cle, traite n&#233;gri&#232;re et arriv&#233;e de l'Islam, les Ceddo tentent de pr&#233;server leur culture traditionnelle et leur identit&#233;, sur fond d'enl&#232;vement d'une princesse qui symbolise la r&#233;sistance et le refus aux diktats ! Peu de monde dans la salle, les portables ne sont pas &#233;teints, des gens discutent &#224; haute voix, partent petit &#224; petit. Les fid&#232;les r&#233;sistent comme Sembene, lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Les Journ&#233;es Cin&#233;matographiques de Carthage </title>
		<link>https://www.clapnoir.org/les-journees-cinematographiques-de-carthage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.clapnoir.org/les-journees-cinematographiques-de-carthage</guid>
		<dc:date>2008-10-25T02:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-">JCC - Carthage 2008</category>


		<description>
&lt;p&gt;Les 22&#232;mes Journ&#233;es Cin&#233;matographiques de Carthage ont commenc&#233; samedi 25 octobre sous l'&#233;gide de la nouveaut&#233;. Nouveau ministre de la Culture, monsieur Abderraouf Basti, nouvelle (et premi&#232;re) directrice du festival, la productrice bien connue Dora Bouchoucha , et &#8230; nouveau lieu pour la c&#233;r&#233;monie d'inauguration, le Th&#233;&#226;tre Municipal, qui vient de subir un lifting complet. Une Bonbonni&#232;re, qui ne compte que la moiti&#233; des places du Colys&#233;e, la salle historique o&#249; se d&#233;roulait jusqu'ici cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-jcc-carthage-2008-" rel="directory"&gt;JCC - Carthage 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 22&#232;mes Journ&#233;es Cin&#233;matographiques de Carthage ont commenc&#233; samedi 25 octobre sous l'&#233;gide de la nouveaut&#233;. Nouveau ministre de la Culture, monsieur Abderraouf Basti, nouvelle (et premi&#232;re) directrice du festival, la productrice bien connue Dora Bouchoucha , et &#8230; nouveau lieu pour la c&#233;r&#233;monie d'inauguration, le Th&#233;&#226;tre Municipal, qui vient de subir un lifting complet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une Bonbonni&#232;re, qui ne compte que la moiti&#233; des places du Colys&#233;e, la salle historique o&#249; se d&#233;roulait jusqu'ici cette c&#233;r&#233;monie (et actuellement toujours en travaux de r&#233;novation). Autant dire que les m&#233;contents sont nombreux, m&#234;me s'ils ont la possibilit&#233; de suivre la soir&#233;e depuis le cin&#233;ma le Mondial, qui abritera la projection des longs m&#233;trages de la comp&#233;tition. Une consolation tout de m&#234;me, le Th&#233;&#226;tre n'a pas de cabine de projection, le film de Chahine &#171; Le Chaos &#187; n'y sera projet&#233; qu'en vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_292 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/jcc_theatr_6.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Th&#233;&#226;tre municipal 1 heure avant l'ouverture &#034; title=&#034;Th&#233;&#226;tre municipal 1 heure avant l'ouverture &#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tapis rouge et sculpture dor&#233;e repr&#233;sentant un cam&#233;raman devant le Th&#233;&#226;tre, l'avenue Habib Bourguiba bloqu&#233;e &#224; la circulation pendant des heures, des foules de Tunisois contenues par les barri&#232;res et un service d'ordre omnipr&#233;sent, tout y est pour cr&#233;er l'&#233;v&#232;nement. Comit&#233; d'accueil en costume, cam&#233;ras sur toutes les marches. Deux danseuses mont&#233;es sur &#233;chasses d&#233;ployaient leurs voiles blancs scintillant de lumi&#232;res et accompagnaient les invit&#233;s, sur la musique d'un orchestre de jazz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_293 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/jcc_ouv_theatr_7.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;145&#034; alt=&#034;Th&#233;&#226;tre municipal&#034; title=&#034;Th&#233;&#226;tre municipal&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le discours du ministre, Dora Bouchoucha pr&#233;sente le programme de la semaine. Hormis de nombreuses s&#233;lections toutes passionnantes, le festival rend hommage cette ann&#233;e &#224; trois grands disparus : Ousmane Semb&#232;ne qui re&#231;ut le Tanit d'or en 1966 pour la premi&#232;re &#233;dition des JCC pour son film La Noire de&#8230;, Youssef Chahine honor&#233; en 1970 par un Tanit d'Or pour l'ensemble de son &#339;uvre et pr&#233;sident du jury en 1990 et enfin le mythique producteur tunisien Ahmed Bahaeddine Attia. Guitare &#224; la main, Isma&#235;l L&#244;, le chanteur s&#233;n&#233;galais pr&#233;c&#232;de le jury de la comp&#233;tition officielle, dont il fait partie. L'&#233;crivain alg&#233;rien Yasmina Khadra en pr&#233;sident modeste et souriant, pr&#233;sente ses coll&#232;gues : Sandra Den Hamer, productrice hollandaise, l'acteur &#233;gyptien Ezzat El Alayli, la productrice et r&#233;alisatrice nig&#233;rienne Rahmatou Ke&#239;ta, le r&#233;alisateur po&#232;te tunisien Nouri Bouzid, Isma&#235;l L&#244; d&#233;j&#224; nomm&#233; et l'actrice fran&#231;aise Emmanuelle B&#233;art. Le temps est compt&#233;, une chanteuse vient mettre un terme aux salamalecs et dispara&#238;t promptement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Place au cin&#233;ma. Le Chaos, dernier film de Youssef Chahine, termin&#233; par son assistant Khaled Youssef. Une derni&#232;re vision de son pays, un dernier constat, un dernier message. La corruption r&#232;gne en ma&#238;tre, la peur &#233;treint un peuple domin&#233; par les usurpateurs du pouvoir. Une &#339;uvre fleuve. Hatem, un policier corrompu fait r&#233;gner la terreur sur le vieux quartier de Choubra. Amoureux &#233;conduit de Nour qui lui pr&#233;f&#232;re un procureur int&#232;gre, incapable d'accepter les limites de son pouvoir, cet homme qui ne respecte que la force et l'argent, d&#233;cha&#238;ne un maelstr&#246;m qui, finalement, l'engloutira. C'est d'&#233;pop&#233;e qu'il s'agit l&#224;. Des personnages exemplaires, des images coup de poing, qui restent longtemps dans les m&#233;moires : Nour, viol&#233;e, dans sa robe rose t&#226;ch&#233;e de sang, debout sur la barque, traverse le Nil, Hatem se vengeant de son malheur sur les prisonniers qu'il retient abusivement, les mouvements de la foule qui, men&#233;e par les femmes, demande enfin r&#233;paration&#8230;. Un grand r&#233;alisateur s'en est all&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Solle (Clap noir)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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