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	<title>CLAP NOIR : cin&#233;mas et audiovisuels Africains</title>
	<link>https://www.clapnoir.org/</link>
	<description>&lt;p&gt;Clap Noir, le site des cin&#233;mas d'Afrique&lt;/p&gt;</description>
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	<item>
		<title>Qui se souvient de Zalika Souley ?</title>
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		<dc:date>2010-11-25T07:35:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-">2003</category>


		<description>
&lt;p&gt;Lire la fiche Al'l&#232;&#232;ssi, une actrice africaine &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui se souvient de Zalika Souley ? Star dans les ann&#233;es 1960 -70 , elle s'est battue contre les tabous tout au long de sa carri&#232;re pour rester fid&#232;le &#224; sa passion. Sa p&#233;riode de gloire correspond aux plus belles ann&#233;es du cin&#233;ma nig&#233;rien aujourd'hui quasiment inexistant. Dans &#034;Al'l&#232;&#232;ssi, une actrice africaine&#034;, Rahmatou Ke&#239;ta, &#224; travers le portrait de cette actrice hors du commun, rend un vibrant hommage &#224; l'&#233;poque faste et presque oubli&#233;e du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;a href='https://www.clapnoir.org/al-leessi-une-actrice-africaine' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la fiche Al'l&#232;&#232;ssi, une actrice africaine&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;BR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui se souvient de Zalika Souley ? Star dans les ann&#233;es 1960 -70 , elle s'est battue contre les tabous tout au long de sa carri&#232;re pour rester fid&#232;le &#224; sa passion. Sa p&#233;riode de gloire correspond aux plus belles ann&#233;es du cin&#233;ma nig&#233;rien aujourd'hui quasiment inexistant. Dans &#034;Al'l&#232;&#232;ssi, une actrice africaine&#034;, Rahmatou Ke&#239;ta, &#224; travers le portrait de cette actrice hors du commun, rend un vibrant hommage &#224; l'&#233;poque faste et presque oubli&#233;e du cin&#233;ma nig&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Paris fin 2003 que Rahmatou Ke&#239;ta avait re&#231;u Clap Noir pour cet entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clap Noir : Quelles ont &#233;t&#233; vos motivations pour r&#233;aliser ce film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai grandi &#224; Niamey et toute petite je voyais ces gens qui faisaient du cin&#233;ma. Parmi eux Zalika Souley m'intriguait. Elle se faisait insulter par tout le monde y compris sa famille et ses parents et continuait malgr&#233; tout &#224; &#234;tre actrice. Elle portait des jupes et des jeans dans un pays o&#249; il y a beaucoup de retenue et de pudeur. On crachait sur ses traces, dans la rue, apr&#232;s son passage. Et c'&#233;tait la premi&#232;re actrice africaine &#224; avoir fait carri&#232;re dans le cin&#233;ma africain en dehors de l'Egypte (qui a une place particuli&#232;re dans l'histoire de notre cin&#233;ma). Le Niger a &#233;t&#233; le premier pays &#224; cr&#233;er une industrie du cin&#233;ma sur notre continent. Je me demandais comment elle avait fait pour vivre dans un univers aussi hostile et je voulais &#233;galement comprendre comment le cin&#233;ma est arriv&#233; chez nous. &#034;Al'l&#232;&#232;ssi...&#034; veut dire un destin en Sonrhay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 60 sont les ann&#233;es des ind&#233;pendances, les r&#233;voltes contre l'occident et les pays colonisateurs atteignent un point de non retour. Les guerres contre la France, l'Angleterre, le Portugal &#233;clatent partout en Afrique pour se lib&#233;rer de l'innommable... C'est dans ces ann&#233;es-l&#224; que l'on commence &#224; faire du cin&#233;ma. Donc, dans cette atmosph&#232;re, tout ce qui vient de l'occident est mal per&#231;ue. Cette fille est donc consid&#233;r&#233;e comme une collabo car elle fr&#233;quente des Blancs, fait un travail de blanc, s'habille comme des Blancs. Elle est donc mal vue et malgr&#233; tout ne s'en cache pas !!! Je voulais raconter l'histoire du cin&#233;ma nig&#233;rien &#224; travers son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui est-il toujours aussi difficile pour une Nig&#233;rienne d'exercer le m&#233;tier d'actrice ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que cela sera toujours mal vue, ce n'est pas une question de femme, c'est une question de faire ce qu'il n'est pas convenable de faire ! D&#233;j&#224; on n'a pas &#224; s'exposer. Quand je suis retourn&#233;e au Niger, j'ai voulu interviewer d'autres actrices de l'&#233;poque. Les filles ont toutes refus&#233; et vingt ans apr&#232;s aucune d'entre elles ne voulaient repasser dans un autre film, c'est dire combien il est difficile de s'exposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez vous con&#231;u la r&#233;alisation de votre film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai construit ce film sur une journ&#233;e de Zalika du premier chant du coq aux derni&#232;res lueurs du soir. J'aime particuli&#232;rement le Sahel et les lumi&#232;res qui l'arrosent, l'hiver. &#199;a va de la brume de l'aube et du blanc blafard, &#233;clatant et aveuglant du matin au bleu ros&#233; juste quelques rares minutes apr&#232;s le coucher du soleil, en passant par l'oranger, la couleur jus de colas du cr&#233;puscule et les petites pluies d'or sur Iss'Berr (que les blancs appellent le fleuve Niger) vers 16h, pour enfin s'estomper dans le rose violac&#233;, le mauve, le rouge pourpre et le bleu indigo, puis le bleu nuit, juste avant la nuit noire et sourde. J'ai voulu m'approcher le plus pr&#232;s de ces lumi&#232;res, de cette beaut&#233; et l'offrir aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le film a &#233;t&#233; mis en sc&#232;nes. Par exemple si vous prenez la s&#233;quence de la sieste, elle est int&#233;gralement mise en sc&#232;ne, j'ai reconstitu&#233; la chambre, compos&#233; l'&#233;clairage, entrouvert la fen&#234;tre pour laisser entrer la lumi&#232;re qu'il fait au moment de la sieste et dirig&#233; Zalika pour qu'elle joue un sommeil agit&#233; par ses souvenirs de souffrances. Ses enfants dans le documentaire ne sont pas ses enfants, ce sont ses cousins, ses ni&#232;ces et neveux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_704 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/rahmatou_keita_niamey.jpg' width=&#034;110&#034; height=&#034;110&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire personnelle de l'actrice Zalika Souley qui est pass&#233;e de la lumi&#232;re &#224; l'ombre n'est-elle pas une m&#233;taphore de l'histoire du cin&#233;ma nig&#233;rien productif et brillant dans les ann&#233;es 60 puis quasiment inexistant aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une m&#233;taphore du Niger ! Car il y a plein de choses qu'on a d&#233;marr&#233; dans mon pays avec brio et qui sont tomb&#233;s en d&#233;su&#233;tude de nos jours. Je me souviens quand on &#233;tait petite le Niger ravitaillait les pays voisins en c&#233;r&#233;ales en p&#233;riode de p&#233;nurie. Aujourd'hui le Niger est plus pauvre que ces voisins. Si notre cin&#233;ma a &#233;t&#233; le premier d'Afrique, il n'existe plus. On ne tourne plus de film except&#233; Djingarey Ma&#239;ga qui de temps en temps tourne des films dans des conditions impossibles en transformant toute sa famille en &#233;quipe et techniciens de cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi Djingaray Ma&#239;ga, un r&#233;alisateur aussi important dans l'histoire du cin&#233;ma nig&#233;rien, n'appara&#238;t-il pas dans votre film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a, il faudra le lui demander... Mon intuition, c'est peut-&#234;tre un vieux contentieux avec Zalika Souley... Mais je me trompe peut-&#234;tre. Ce que je peux dire, c'est qu'il ne l'a jamais d&#233;nigr&#233;e et m'a autoris&#233;e &#224; utiliser les extraits de tous ses films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Niger est aujourd'hui un des pays les plus pauvres du monde, mais cela suffit-il &#224; expliquer l'inexistence de la moindre production nig&#233;rienne ? Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un manque de dynamisme et de volont&#233; politique de la part du gouvernement nig&#233;rien pour soutenir le cin&#233;ma nig&#233;rien. L'&#201;tat nig&#233;rien pense qu'il y a d'autres priorit&#233;s telles que l'alimentation, la sant&#233; et l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce que l'&#201;tat semble ignorer c'est qu'on ne peut pas exister sans culture. Un peuple n'est rien sans ses langues, sans ses civilisations, ses rep&#232;res... On n'est pas des animaux qui ont juste besoin de manger et d'aller se reposer sous le baobab. L'&#234;tre humain a besoin de plus que &#231;a et j'esp&#232;re que je leur ferai comprendre cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_703 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/rahmatou_allassan_ok.jpg' width=&#034;194&#034; height=&#034;200&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rahmatou Keita et Mustapha Alassan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel soutien avez vous re&#231;u de l'&#201;tat nig&#233;rien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire ce film ? Aucun. La t&#233;l&#233;vision nig&#233;rienne a refus&#233; de faire une coproduction avec moi. J'ai pourtant reformul&#233; ma demande de coproduction pendant 4 ans &#224; trois directeurs g&#233;n&#233;raux diff&#233;rents. Un ministre de la culture - en 2002 - a refus&#233; de la cautionner afin que je puisse avoir des fonds d'un organisme international. Je ne demande pas de soutien financier &#224; mon pays, je sais que mon pays n'a pas d'argent. La co-production, c'est juste une signature, une promesse de diffusion du film, qui est indispensable pour trouver des financements aupr&#232;s des structures de soutien de la cr&#233;ation qui existent dans les pays du Nord. Je trouve extraordinaire que la t&#233;l&#233;vision de mon pays me refuse cela. Je trouve terrible qu'un Ministre de la Culture refuse de soutenir un film relatant l'histoire du cin&#233;ma nig&#233;rien. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, c'est affligeant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez vous finalement financ&#233; ce film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le Burkina Faso qui m'a tendu la main et c'est ainsi que j'ai pu avoir acc&#232;s aux fonds pour financer le film. Les fonds les plus importants sont venus de l'Union Europ&#233;enne et du Minist&#232;re des Affaires &#201;trang&#232;res. J'ai mis 6 ans &#224; faire ce film, j'en ai bav&#233;, j'y ai laiss&#233; des plumes. Mais j'ai choisi de faire ce film. Et je suis heureuse d'y &#234;tre arriv&#233;e, malgr&#233; le m&#233;pris, l'injustice et la haine... l'amiti&#233;, l'amour et l'affection, le respect ont triomph&#233; cette fois-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel int&#233;r&#234;t a rencontr&#233; votre film aupr&#232;s des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision internationales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France on ne s'y int&#233;resse pas du tout ! J'ai propose le film au service du documentaire de France 2. je leur ai montre les 40 premi&#232;res minutes du film et le directeur du service m'a r&#233;pondu qu'il trouvait le film int&#233;ressant mais qu'il n'avait pas un public africain en France. J'ai trouve cette r&#233;ponse b&#234;te et m&#233;chante et pitoyable. J'avais subitement piti&#233; du blanc qui me parlait. Vous savez, c'est exactement &#231;a le racisme. On ne voit pas un film... on voit un film &#034;africain&#034;, or l'Afrique est d&#233;pr&#233;ci&#233;e... donc votre film l'est &#233;galement et ainsi de suite. On fait un&lt;br class='autobr' /&gt;
film pour un public point final ! On ne fait pas un film pour un public pr&#233;cis. Un film c'est une oeuvre d'art. On l'aime ou on ne l'aime pas... mais une oeuvre n'est pas une question ethnique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ARTE - France a refus&#233; de prendre mon film. Leur argument, c'&#233;tait qu'ils avaient d&#233;j&#224; achet&#233; quatre films africains, qu'ils n'arrivaient pas &#224; diffuser encore. Alors, je leur ai r&#233;pondu qu'en France on &#233;tait donc dans des quotas ! Qu'ils le disent une fois pour toutes, au lieu de s'abriter derri&#232;re des lois d'&#233;galit&#233; soit - disant r&#233;publicaines... c'est ce qui rend le syst&#232;me fran&#231;ais si pervers. Nous sommes dans des quotas et le quota c'est z&#233;ro. Puisqu'aucun des quatre films pr&#233;alablement achet&#233;s, n'a pu &#234;tre diffus&#233;. Un autre service de ARTE France a aussi dit que mon film &#233;tait trop pointu !! En fait quand on ne veut pas de quelqu'un on trouve toujours une bonne raison pour l'&#233;jecter... aux &#201;tats Unis et au Canada ils veulent mon film comme des malades ! Je le leur enverrai d&#232;s qu'il sera traduit. Pour l'instant ce film va exister &#224; travers les festivals. Il a d&#233;j&#224; eu le prix du meilleur documentaire au festival de Montr&#233;al &#034;Vues d'Afrique&#034; et je viens de le proposer au festival de Sundance et de Berlin. Et puis on verra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bergeron&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;cembre 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Vers la r&#233;surrection du cin&#233;ma nig&#233;rien</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/vers-la-resurrection-du-cinema-nigerien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.clapnoir.org/vers-la-resurrection-du-cinema-nigerien</guid>
		<dc:date>2007-01-05T16:05:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-">2003</category>


		<description>
&lt;p&gt;Le cin&#233;ma nig&#233;rien a besoin de redorer son blason, et &#224; cet effet, les partenaires comme le Centre Culturel Franco Nig&#233;rien ont pris l'initiative, &#224; travers le projet d'une semaine du cin&#233;ma nig&#233;rien, de palier au manque d'activit&#233;s cin&#233;matographique au Niger. &lt;br class='autobr' /&gt; Cin&#233;ma de grand renom, cin&#233;ma au pass&#233; assez glorieux, le cin&#233;ma nig&#233;rien traverse une crise sans pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plus d'une d&#233;cennie, le public aussi bien nig&#233;rien qu'international n'a plus appr&#233;ci&#233; des films &#034; made in Niger &#034;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le cin&#233;ma nig&#233;rien a besoin de redorer son blason, et &#224; cet effet, les partenaires comme le Centre Culturel Franco Nig&#233;rien ont pris l'initiative, &#224; travers le projet d'une semaine du cin&#233;ma nig&#233;rien, de palier au manque d'activit&#233;s cin&#233;matographique au Niger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cin&#233;ma de grand renom, cin&#233;ma au pass&#233; assez glorieux, le cin&#233;ma nig&#233;rien traverse une crise sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d'une d&#233;cennie, le public aussi bien nig&#233;rien qu'international n'a plus appr&#233;ci&#233; des films &#034; made in Niger &#034;. Manque de volont&#233; ou manque de moyen financier ? Quoi qu'il en soit, la question reste pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;ma nig&#233;rien a besoin de redorer son blason, et &#224; cet effet, les partenaires comme le Centre Culturel Franco Nig&#233;rien ont pris l'initiative, &#224; travers le projet d'une semaine du cin&#233;ma nig&#233;rien, de palier au manque d'activit&#233;s cin&#233;matographique au Niger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux r&#233;unions pr&#233;paratoires, les acteurs de la future semaine du cin&#233;ma nig&#233;rien ont propos&#233; de cr&#233;er un catalogue de tous les films nig&#233;riens, de former des sp&#233;cialistes de la conservation des documents audiovisuels, de consacrer une journ&#233;e au &#034; jeune documentaire &#034; vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre fait qui marquera cette semaine, c'est l'arriv&#233;e d'un pionnier du cin&#233;ma au Niger, Jean Rouch. Il sera pr&#233;sent &#224; Niamey en janvier 2004 ou il pr&#233;sentera son dernier film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, le cin&#233;ma nig&#233;rien &#224; besoin d'un second souffle. Courage donc &#224; l'&#233;quipe qui s'occupe de l'organisation de la tr&#232;s prochaine semaine du cin&#233;ma nig&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moctar Mamane Sani&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Quand le cin&#233;ma aide &#224; lutter contre le sida !</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/quand-le-cinema-aide-a-lutter-contre-le-sida</link>
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		<dc:date>2007-01-05T15:57:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;A travers des histoires bien de chez nous, les r&#233;alisateurs tentent de montrer les dangers de ne pas prendre cette maladie au s&#233;rieux. Les jeunes surtout font preuve de la plus grande ignorance ou simplement du m&#233;pris face &#224; la pr&#233;vention. Bien sur qu'ils savent que le sida existe mais ils disent qu'ils pr&#233;f&#232;rent l'amour naturel. Pas de test et quand on est en pleine forme, on ne peut pas avoir le sida. &lt;br class='autobr' /&gt; Ah ! Qu'il est difficile de faire changer les habitudes &#224; tout un peuple ! Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A travers des histoires bien de chez nous, les r&#233;alisateurs tentent de montrer les dangers de ne pas prendre cette maladie au s&#233;rieux. Les jeunes surtout font preuve de la plus grande ignorance ou simplement du m&#233;pris face &#224; la pr&#233;vention. Bien sur qu'ils savent que le sida existe mais ils disent qu'ils pr&#233;f&#232;rent l'amour naturel. Pas de test et quand on est en pleine forme, on ne peut pas avoir le sida.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ah ! Qu'il est difficile de faire changer les habitudes &#224; tout un peuple ! Les croyances, le scepticisme, font que bon nombre d'africains, soient ne croient pas du tout &#224; l'existence du sida, soient minimise le mal que peut faire cette maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;alisateurs nous sensibilisent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenant le relais des hommes de sciences et des hommes politiques, les cin&#233;astes essaient tant bien que mal de porter l'information de la dure r&#233;alit&#233; du sida &#224; l'&#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1993 d&#233;j&#224;, Christian Boglo du Burkina Faso tourne le film Sida ya sida dans lequel des hommes refusent l'existence du sida. Ils se trouvent un jour dans la r&#233;alit&#233;, mais il est trop tard et vont mourir du sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fanta R&#233;gina Nacro, &#224; travers le truc de Konat&#233; a peint, &#224; travers un couple, la dure r&#233;alit&#233; des pr&#233;jug&#233;s qui ralentissent la lutte contre le sida. En effet, Dien&#233;ba, quitte la ville o&#249; elle a pass&#233; quelques jours. Son cousin lui offre des cadeaux pour la famille au village et des pr&#233;servatifs. La nuit, elle offre &#224; son mari son cadeau. Un pr&#233;servatif. Konat&#233;, le mari ne veut pas changer ses habitudes. Il se rend chez sa ma&#238;tresse, et d&#233;couvre qu'il est devenu impuissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers des histoires bien de chez nous, les r&#233;alisateurs tentent de montrer les dangers de ne pas prendre cette maladie au s&#233;rieux. Les jeunes surtout font preuve de la plus grande ignorance ou simplement du m&#233;pris face &#224; la pr&#233;vention. Bien sur qu'ils savent que le sida existe mais ils disent qu'ils pr&#233;f&#232;rent l'amour naturel. Pas de test et quand on est en pleine forme, on ne peut pas avoir le sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conscientiser le public jeune, des r&#233;alisateurs tels que R&#233;gina Fanta Nacro du Burkina Faso, Cheik Oumar Sissoko du Mali, Pierre Sauvalle du Cameroun, Idrissa Ou&#233;draogo du Burkina Faso ont r&#233;alis&#233;s, &#224; travers la collection les sc&#233;narios du Sahel, des court-m&#233;trages sur les m&#233;faits du sida, la pr&#233;vention, vivre avec les malades du sida, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un festival contre le Sida.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Ouagadougou au Burkina Faso, du 18 au 20 juillet, un festival de films de sensibilisation sur le sida et les infections sexuellement transmissibles a permis &#224; la population de voir des films sur les risques du sida et des maladies sexuellement transmissibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce festival, le FISTIT est la premi&#232;re du genre en Afrique. Il faut dire que nous en avons bien besoin. Ce festival a permis d'attirer l'attention de la population et de leur dire que la maladie existe belle et bien.&lt;br class='autobr' /&gt;
A travers des projections, le public a vu des films africains traitant de la chose. Nous pouvons citer :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il y a grand fr&#232;re de gono de l'Ivoirien Adama Dahico ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vivre positivement de la burkinab&#233; R&#233;gina Fanta Nacro ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; V&#233;n&#233;gr&#233; de la burkinab&#233; Henriette Ilboudo ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sc&#232;nes de m&#233;nage du burkinab&#233; Gaston Kabor&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu aussi des documentaires qui ont &#233;t&#233; projet&#233; au public. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le FISTIT a pour public cible les jeunes de 15 &#224; 24 ans. Pour leur permettre d'acc&#233;der aux salles, l'entr&#233;e est gratuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la mobilisation des hommes de l'image que sont les cin&#233;astes autour du combat contre le sida et les IST, nous esp&#233;rons que le sida fera de moins en moins de ravage en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La nuit de la v&#233;rit&#233;</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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&lt;p&gt;&#034;La Nuit de la v&#233;rit&#233;&#034;, entrera dans l'histoire du cin&#233;ma africain comme le premier long-m&#233;trage d'une femme burkinab&#233;. Fanta R&#233;gina Nacro, qui &#233;tait d&#233;j&#224; l'une des premi&#232;res femmes africaines cin&#233;astes, donne un autre tournant &#224; sa carri&#232;re cin&#233;matographique en se lan&#231;ant dans un long-m&#233;trage. &lt;br class='autobr' /&gt; Au Burkina Faso, Fanta R&#233;gina Nacro est la premi&#232;re femme a avoir p&#233;n&#233;tr&#233; dans le monde du cin&#233;ma en effectuant le stage en tant que scripte pour &#034;Yam Daabo&#034; (Le choix) r&#233;alis&#233; en 1986 par Idrissa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;La Nuit de la v&#233;rit&#233;&#034;, entrera dans l'histoire du cin&#233;ma africain comme le premier long-m&#233;trage d'une femme burkinab&#233;. Fanta R&#233;gina Nacro, qui &#233;tait d&#233;j&#224; l'une des premi&#232;res femmes africaines cin&#233;astes, donne un autre tournant &#224; sa carri&#232;re cin&#233;matographique en se lan&#231;ant dans un long-m&#233;trage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Burkina Faso, Fanta R&#233;gina Nacro est la premi&#232;re femme a avoir p&#233;n&#233;tr&#233; dans le monde du cin&#233;ma en effectuant le stage en tant que scripte pour &#034;Yam Daabo&#034; (Le choix) r&#233;alis&#233; en 1986 par Idrissa Ou&#233;draogo. Son premier film &#034;Un certain matin&#034;, est un court-m&#233;trage r&#233;alis&#233; en 1992, qui remporte le Tanit d'argent &#224; Carthage. C'est la cons&#233;cration pour Fanta R&#233;gina NACRO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#034;Un certain matin&#034; (1992), la premi&#232;re fiction dirig&#233;e par une femme au Burkina Faso, et &#034;Puk Nini&#034; (1995), Fanta Nacro f&#251;t propuls&#233;e dans la cour des grands. Son court m&#233;trage, &#034;Le truc de Konat&#233;&#034; (1998), sur la pr&#233;vention du sida, r&#233;compens&#233; par de nombreux festivals internationaux, dont le Fespaco 1999 et le Festival du court-m&#233;trage de Clermont Ferrand, r&#233;v&#232;le une cin&#233;aste tr&#232;s engag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour son dernier film &#034;Bintou&#034;, r&#233;alis&#233; dans le cadre de la s&#233;rie &#034;Mama Africa&#034;, Fanta Nacro f&#251;t inspir&#233;e par la lutte de sa m&#232;re pour la reconnaissance de son r&#226;le dans la soci&#233;t&#233;. Cons&#233;cration supr&#234;me, le film est s&#233;lectionn&#233; &#224; la quinzaine des r&#233;alisateurs &#224; Cannes 2001 et a remport&#233; et a remport&#233; le prix du meilleur court-m&#233;trage au Fespaco 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une cin&#233;aste tr&#232;s proche des pr&#233;occupations quotidiennes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son cin&#233;ma &#224; elle, se veut un cin&#233;ma de d&#233;nonciation qui brise les clich&#233;s tabous, un cin&#233;ma constructif qui propose. Sur un ton parfois caustique, mais plein de symbolisme, Fanta R&#233;gina Nacro aborde les sujets sans complexe. Elle veut titiller, susciter la r&#233;flexion&#8230;pour faire jaillir la lumi&#232;re. Aussi choisit-elle des th&#232;mes qui d&#233;rangent pour provoquer des discussions entre g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elle se sent plus attir&#233;e par les sujets sociaux, elle leur donne une connotation politique, de par les situations en sc&#232;nes de ses personnages. Dans &#034;Puk Nini&#034;, en d&#233;non&#231;ant l'infid&#233;lit&#233; conjugale, elle milite pour la stabilit&#233; familiale, socle de base de toute soci&#233;t&#233;. Dans &#034;Bintou&#034;, elle met en sc&#232;ne l'itin&#233;raire d'une m&#232;re combative et intr&#233;pide, qui se bat contre tous pour &#233;manciper sa fille. C'est aussi un clin d'&#339;il &#224; toutes les femmes africaines qui, chaque jour que le soleil se l&#232;ve, sont au four et au moulin. Image de femmes l&#232;ve-t&#244;t ici, images de femmes couche-tard l&#224;, symbole de la femme africaine luttant contre la mis&#232;re pour s'&#233;manciper. En tant que femme burkinab&#233; et africaine, Fanta Nacro n'oublie donc pas les pesanteurs socioculturelles qui entravent l'&#233;panouissement de ses s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son premier long-m&#233;trage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;ma africain a tout le temps coll&#233; aux r&#233;alit&#233;s socio-&#233;conomiques du continent. Aujourd'hui, les guerres et les conflits rythment la vie quotidienne de bon nombre d'Africains. Comment la cin&#233;aste qu'elle est aurait pu rester insensible ? Les images seront chez elle le viatique pour d&#233;noncer, critiquer et proposer un monde meilleur. Ici, l'art de la cin&#233;aste devient un engagement au service de la paix, sans laquelle aucun d&#233;veloppement n'est possible. Pour son premier long-m&#233;trage, elle a choisit la capitale, Ouagadougou, et Kamboisin (localit&#233; situ&#233;e &#224; 25 km au nord de Ouaga) pour le tournage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce long m&#233;trage loin de l'humour auquel nous avait habitu&#233; Fanta Nacro, ce sont des images poignantes et d&#233;chirantes caus&#233;es par la guerre. En phase avec l'actualit&#233; du continent qui charrie cadavres bless&#233;s et d&#233;plac&#233;s de guerre, ce long-m&#233;trage se veut une interpellation des hommes politiques pour &#233;viter la guerre des populations &#224; cultiver le pardon et la vie en communaut&#233;. Fanta Nacro aboutit &#224; une conclusion : les guerres ethniques avec leur cort&#232;ges de d&#233;solations, de ranc&#339;urs et de privations n'apportent rien &#224; l'Afrique. Autant donc travailler &#224; cultiver dans les esprits et les c&#339;urs des Africains des valeurs humanistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut promouvoir ces vertus et surtout et surtout sortir d'un conflit o&#249; tout doit &#234;tre mis en &#339;uvre pour r&#233;concilier et oublier. C'est une th&#233;rapeutique n&#233;cessaire pour envisager l'avenir avec des r&#233;els motifs d'espoir. &#034;&lt;i&gt;Accepter la haine comme composante intrins&#232;que de tout homme, c'est commencer &#224; pouvoir s'en d&#233;faire&lt;/i&gt;&#034;, confie Fanta Nacro. Ce premier long-m&#233;trage de Fanta Nacro a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aide au sc&#233;nario du festival d'Amiens et de l'aide &#224; la r&#233;&#233;criture du Centre National de la Cin&#233;matographie .Il est le fruit d'un long travail d'&#233;criture en collaboration avec Marc Gautron, d&#233;j&#224; partenaire d'&#233;criture de Fanta Nacro pour &#034;Puk nini&#034; et &#034;Le truc de Konat&#233;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et demain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce long-m&#233;trage, Fanta R&#233;gina Nacro ne compte pas s'arr&#234;ter en si bon chemin. Ainsi, apr&#232;s &#034;La nuit de la v&#233;rit&#233;&#034;, elle travaillera sur deux sujets de long m&#233;trage &#034;Le retour des sorci&#232;res&#034; et &#034;Le miel amer&#034;. Sacr&#233;e Fanta R. Nacro ! A 41 ans, elle n'a pas encore vid&#233; son carquois. C'est tout &#224; l'honneur du cin&#233;ma f&#233;minin africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiego Tiemtor&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mouka et Source d'histoire</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/mouka-et-source-d-histoire</link>
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&lt;p&gt;Mouka, jeune sourd muet survit de la d&#233;brouille comme la plupart des enfants orphelins de la rue. Parall&#232;lement &#224; ce t&#233;moignage nous nous introduisons dans une prison dans laquelle vit une folle. Seule la directrice de ce centre se pr&#233;occupe de son sort. Ce n'est qu'&#224; la fin de film que nous nous rendons compte que cette folle serait la m&#232;re de ce jeune gar&#231;on sourd et muet. &lt;br class='autobr' /&gt; Bernard Boigelot est professeur &#224; l'acad&#233;mie des beaux arts de Namur. Il nous donne un avis sur deux films (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mouka, jeune sourd muet survit de la d&#233;brouille comme la plupart des enfants orphelins de la rue. Parall&#232;lement &#224; ce t&#233;moignage nous nous introduisons dans une prison dans laquelle vit une folle. Seule la directrice de ce centre se pr&#233;occupe de son sort. Ce n'est qu'&#224; la fin de film que nous nous rendons compte que cette folle serait la m&#232;re de ce jeune gar&#231;on sourd et muet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bernard Boigelot est professeur &#224; l'acad&#233;mie des beaux arts de Namur. Il nous donne un avis sur deux films projett&#233;s aux jeunes, lors du Festival de Namur. Il a choisi Mouka et Source d'histoire qui faisaient partie de la programmation public jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux films ont &#233;t&#233; visionn&#233;s le lundi 29 septembre par un ensemble d'&#233;l&#232;ves de l'enseignement primaire et secondaire du namurois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOUKA, jeune sourd muet survit de la d&#233;brouille comme la plupart des enfants orphelins de la rue. Parall&#232;lement &#224; ce t&#233;moignage nous nous introduisons dans une prison dans laquelle vit une folle. Seule la directrice de ce centre se pr&#233;occupe de son sort. Ce n'est qu'&#224; la fin de film que nous nous rendons compte que cette folle serait la m&#232;re de ce jeune gar&#231;on sourd et muet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film t&#233;moigne d'une certaine corruption des gardiens de prison et du rapport difficile d'une femme directrice de prison avec son personnel. La narration de ce film est trop confuse pour un jeune public de primaire. Il est regrettable aussi qu'il n'y ait pas eu de d&#233;bat &#224; la fin de cette premi&#232;re projection. En effet toutes les questions se sont port&#233;es sur le deuxi&#232;me court m&#233;trage qui est Source d'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Source d'histoire&lt;/i&gt;&#034;, est pour ma part plus explicite dans son contenu et efficace sur son intention de porter d&#233;bat. D'une probl&#233;matique similaire aux orphelins de rue ou aux enfants enlev&#233;s &#224; leurs familles, cette histoire nous conte une pratique qui se g&#233;n&#233;ralise dans tous les conflits et implique les enfants dans les forces arm&#233;es. Un groupe d'enfants engag&#233;s volontairement ou malgr&#233; eux rencontrent quelques jeunes adolescents d'un petit village de brousse qui vivent leur innocente jeunesse. Les uns prennent des drogues et sont confront&#233;s &#224; la destruction et &#224; la mort violente des leurs pendant que d'autres ne se soucient qu'&#224; des jeux de s&#233;duction empreints de po&#233;sie. L'intelligence du film se d&#233;montrera au d&#233;nouement du film par la promesse de cet enfant sergent &#224; ses parents d&#233;c&#233;d&#233;s, de tout faire pour &#233;viter que d'autres enfants de son &#226;ge soient confront&#233;s &#224; sa propre situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public de jeunes namurois sera beaucoup plus sensible &#224; cette histoire car il peut s'identifier facilement aux acteurs. En effet, poss&#233;der une arme &#224; feu inspire la crainte sur l'entourage de son propri&#233;taire et lui conf&#232;re un certain pouvoir. De plus, un enfant arm&#233; en impose autant que n'importe quel combattant adulte. Cette soudaine promotion sociale qu'offre le port d'une arme &#224; feu fait toujours r&#234;ver les jeunes adolescents qu'il soient d'Europe ou d'Afrique. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer les jeunes belges devant les vitrines des armureries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat qui a suivi les deux projections ne m'a pas donn&#233; enti&#232;re satisfaction. En cause les habituelles pannes de micro, les propos des animateurs qui n'utilisaient pas toujours les bons mots ou images pour une bonne compr&#233;hension destin&#233;e aux jeunes d'&#233;coles primaires et enfin le manque de temps qui ne permettait pas aux &#233;l&#232;ves de poser toutes leurs questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toute premi&#232;re remarques des jeunes a &#233;t&#233; de dire &#034; c'est d&#233;gueulasse, ils ont dix ans et ils se droguent d&#233;j&#224; &#034;. Cela r&#233;v&#232;le un manque de sens critique d&#251; &#224; leur jeune &#226;ge. Ils ne mettent pas en &#233;vidence le conflits lui-m&#234;me qui prive ces enfants d'un encadrement familial, qui fournit les armes et la drogue, qui autorise &#224; violer ou &#224; tuer en toute impunit&#233;, qui donne un semblant de revalorisation sociale par des nominations de grades, qui persuade que leur cause est la bonne et que la victoire est assur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique des enfants soldats prend tout un sens universel par un constat alarmant de l'utilisation de tr&#232;s jeune adolescents comme kamikazes par diverses groupes terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Bernard Boigelot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Atelier Sud Ecriture</title>
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&lt;p&gt;Nomadis Images a fond&#233; avec le soutien du Centre National de la Cin&#233;matographie Fran&#231;ais, un atelier d'Ecriture intitul&#233; Sud Ecriture. L'objectif de cet atelier &#233;tait de mettre l'accent sur l'Ecriture cin&#233;matographique, maillon fondamental de la cha&#238;ne que constitue un film. &lt;br class='autobr' /&gt; Le sc&#233;nario d'un long m&#233;trage nig&#233;rien a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; par un jury international pour b&#233;n&#233;ficier d'un fond d'aide &#224; l'&#233;criture en septembre dernier. Sud Ecriture est n&#233; en 1997 partant du constat que la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nomadis Images a fond&#233; avec le soutien du Centre National de la Cin&#233;matographie Fran&#231;ais, un atelier d'Ecriture intitul&#233; Sud Ecriture. L'objectif de cet atelier &#233;tait de mettre l'accent sur l'Ecriture cin&#233;matographique, maillon fondamental de la cha&#238;ne que constitue un film.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sc&#233;nario d'un long m&#233;trage nig&#233;rien a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; par un jury international pour b&#233;n&#233;ficier d'un fond d'aide &#224; l'&#233;criture en septembre dernier. Sud Ecriture est n&#233; en 1997 partant du constat que la cin&#233;matographie du Sud, surtout celle du Maghreb et de l'Afrique sub-saharienne souffrait d'un d&#233;ficit d'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nomadis Images a fond&#233; avec le soutien du Centre National de la Cin&#233;matographie Fran&#231;ais, un atelier d'Ecriture intitul&#233; Sud Ecriture. L'objectif de cet atelier &#233;tait de mettre l'accent sur l'Ecriture cin&#233;matographique, maillon fondamental de la cha&#238;ne que constitue un film. Depuis sa cr&#233;ation plusieurs ateliers sont organis&#233;s chapeaut&#233;s par des sc&#233;naristes conseils de renom tels que Jacques Fieschi (sc&#233;nariste de plusieurs films fran&#231;ais Police de Maurice Pialat ; Le fils pr&#233;f&#233;r&#233; et Place Vend&#244;me de Nicole Garcia ; Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet ; Sade de Beno&#238;t Jacquot ; Les destin&#233;es sentimentales de Olivier Assayas&#8230;pour ne citer que ceux l&#224;) et de Jacques Akchoti, enseignant &#224; la FEMIS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis leur cr&#233;ation 39 sc&#233;naristes sont pass&#233;s par Sud Ecriture. Douze films ont &#233;t&#233; tourn&#233;s, certains ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s &#224; Cannes et Berlin. 3 sont en tournage. 7 ont obtenu des aides diverses et sont en pr&#233; production ou &#224; la recherche de financement compl&#233;mentaire&#8230;et voil&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; que notre pays fait partie de l'atelier n&#176;9 qui regroupe 6 sc&#233;naristes venus du S&#233;n&#233;gal, de la Tunisie (2), du Liban, de la Palestine et du Niger puisqu'il faut insister. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces auteurs ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s par un coll&#232;ge de lecteurs et un jury compos&#233; de personnalit&#233; du cin&#233;ma. Je viens de le dire que la plupart des sc&#233;narios pass&#233;s par Sud Ecriture ont trouv&#233; des suites. Et alors ! N'est-ce pas un peu de pers&#233;v&#233;rance, de fermet&#233; et de conviction ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ousmane ilbo mahamane&lt;br class='autobr' /&gt;
Producteur Coordonnateur g&#233;n&#233;ral des RECAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'Afrique &#224; Marseille !</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-">2003</category>


		<description>
&lt;p&gt;Isabelle Boni-Claverie, jeune r&#233;alisatrice Franco-Ivoirienne, vient de tourner &#224; Marseille son second court-m&#233;trage de fiction, &#171; pour la nuit &#187; d'une dur&#233;e de 30 minutes. Le film raconte la rencontre, une nuit, entre une jeune femme m&#233;tisse qui vient enterrer sa m&#232;re ivoirienne &#224; Marseille et un jeune homme qui, lui, enterre sa vie de gar&#231;on. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelle est l'histoire du film et pourquoi Marseille ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le film devait se passer &#224; Abidjan et n'a pas pu &#234;tre tourn&#233;, guerre civile et couvre-feu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Isabelle Boni-Claverie, jeune r&#233;alisatrice Franco-Ivoirienne, vient de tourner &#224; Marseille son second court-m&#233;trage de fiction, &#171; pour la nuit &#187; d'une dur&#233;e de 30 minutes. Le film raconte la rencontre, une nuit, entre une jeune femme m&#233;tisse qui vient enterrer sa m&#232;re ivoirienne &#224; Marseille et un jeune homme qui, lui, enterre sa vie de gar&#231;on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est l'histoire du film et pourquoi Marseille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film devait se passer &#224; Abidjan et n'a pas pu &#234;tre tourn&#233;, guerre civile et couvre-feu obligent. Les conditions de s&#233;curit&#233; &#233;taient insuffisantes pour tourner. L'histoire a donc &#233;t&#233; adapt&#233;e pour Marseille, o&#249; je me suis install&#233;e r&#233;cemment. Du coup, le sc&#233;nario a &#233;volu&#233; vers un contexte et des d&#233;cors diff&#233;rents. Le jeune homme n'est plus Ivoirien, c'est un M&#233;diterran&#233;en. Mais sur le fond, cela ne change rien &#224; l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il d'africain dans le r&#233;cit de &#171; pour la nuit &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension ivoirienne est pos&#233;e dans le film. Dans la mesure o&#249; les donn&#233;es ivoiriennes ne vont plus de soi, elles doivent &#234;tre inscrites dans l'histoire. Il existe notamment un personnage de femme Ivoirienne (interpr&#233;t&#233;e par Martine Kohou, la m&#232;re de la com&#233;dienne Mata Gabin), qui se rend &#224; la veill&#233;e de la morte. Ce c&#244;t&#233; ressort davantage dans un contexte fran&#231;ais. Il y a une sc&#232;ne qui marque cela tr&#232;s visuellement. C'est la sc&#232;ne de la veille fun&#233;raire. Tout le monde est blanc et veille un corps noir. Et puis, l'amie Ivoirienne arrive. Quand Martine Kohou se met &#224; parler en Baoul&#233; &#224; la morte, une grande &#233;motion &#233;merge. Nous l'avons fortement ressenti sur le tournage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce pertinent d'&#234;tre qualifi&#233;e de r&#233;alisatrice africaine &#224; travers ce film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Je suis bi-culturelle. Cela me va tout &#224; fait d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e comme r&#233;alisatrice africaine, si ce terme l&#224; n'exclut pas ma part d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'h&#233;ro&#239;ne du film est m&#233;tisse. Est-ce un film sur le m&#233;tissage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas vraiment un film sur le m&#233;tissage. C'est un film sur le lien filial. Et il est vrai que la m&#232;re de l'h&#233;ro&#239;ne est africaine. Mais ce qui m'a surtout int&#233;ress&#233;e, c'est de montrer un moment de deuil, ou plus pr&#233;cis&#233;ment, montrer ce moment charni&#232;re o&#249; on quitte le monde de l'enfance pour passer &#224; autre chose (c'est la mort de la m&#232;re pour mon h&#233;ro&#239;ne, c'est le mariage pour mon personnage masculin). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le m&#233;tissage fait partie du film. Il y a un malaise perceptible par rapport &#224; la mort de la m&#232;re. Le p&#232;re l'&#233;voque dans une des sc&#232;nes. La probl&#233;matique du m&#233;tissage est donc esquiss&#233;e, m&#234;me si l'identit&#233; culturelle n'est pas forc&#233;ment le fil conducteur du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le film a &#233;t&#233; aid&#233; par le CNC, c'est un tournage &#171; lourd &#187;, il a r&#233;uni une &#233;quipe de trente cinq personnes. Pourquoi ne pas avoir fait directement un long m&#233;trage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pu me rendre compte en faisant ce moyen m&#233;trage que faire un long, c'est une grande aventure. Donc, c'est bien d'&#234;tre arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Caroline Pochon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Dani, le conteur qui fait r&#234;ver positivement</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/dani-le-conteur-qui-fait-rever-positivement</link>
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		<dc:date>2007-01-04T16:34:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-">2003</category>


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&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, les films africains finissent difficilement parce que les probl&#232;mes sont tellement cors&#233;s qu'on n'ose pas r&#234;ver d'un happy end. Parfois, je crois que c'est bien de faire r&#234;ver positivement, de cr&#233;er l'espoir. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;je crois que c'est bien de faire r&#234;ver positivement, de cr&#233;er l'espoir&#034;. Dani Kouyat&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans les locaux de sa maison de production &#224; Ouagadougou que Dani Kouyat&#233; a re&#231;u Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo, un jeune journaliste passionn&#233; de cin&#233;ma. Alfred nous livre ici la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, les films africains finissent difficilement parce que les probl&#232;mes sont tellement cors&#233;s qu'on n'ose pas r&#234;ver d'un happy end. Parfois, je crois que c'est bien de faire r&#234;ver positivement, de cr&#233;er l'espoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;je crois que c'est bien de faire r&#234;ver positivement, de cr&#233;er l'espoir&#034;. Dani Kouyat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans les locaux de sa maison de production &#224; Ouagadougou que Dani Kouyat&#233; a re&#231;u Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo, un jeune journaliste passionn&#233; de cin&#233;ma. Alfred nous livre ici la substance de son entretien avec Dani Kouyat&#233;. Dani a termin&#233; le tournage de son dernier long m&#233;trage, Ouaga Saga le 29 mai &#224; Ouagadougou. La post-production est pr&#233;vue pour le mois de septembre &#224; Paris, et la sortie du film pour avril 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Quel est l'intrigue de votre dernier film Ouaga saga ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Ouaga saga est une com&#233;die urbaine qui s'adresse aux jeunes. C'est un hommage &#224; la jeunesse ouagalaise et du m&#234;me coup &#224; la jeunesse africaine qui n'a rien mais qui se bat et garde espoir. Ce film ne pr&#233;tend pas traiter tous les probl&#232;mes de toute la jeunesse du Burkina-Faso. Ce serait pr&#233;tentieux dans un seul film. Par contre, le film suit une bande de copains du secteur informel. Ce sont des jeunes de la rue qui sont autour du march&#233; et qui se d&#233;brouillent pour survivre. Je rentre dans leur univers pour d&#233;couvrir leur vie, leurs joies et leurs peines. Ce qui est int&#233;ressant cin&#233;matographiquement parlant, c'est qu'il y a un happy end o&#249; chacun r&#233;alise son r&#234;ve. Ce qui est plut&#244;t rare. En g&#233;n&#233;ral, les films africains finissent difficilement parce que les probl&#232;mes sont tellement cors&#233;s qu'on n'ose pas r&#234;ver d'un happy end. Parfois, je crois que c'est bien de faire r&#234;ver positivement, de cr&#233;er l'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : C'est Sya, le r&#234;ve du python qui vous a d&#233;finitivement lanc&#233; comme cin&#233;aste accompli. Vous y abord&#233; un th&#232;me politique. Un rapport avec la situation politique qui pr&#233;valait dans notre pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Sya, le r&#234;ve du python est une m&#233;taphore politique universelle. Ce qui est marrant, c'est que partout o&#249; il est projet&#233;, les gens pensent qu'il est li&#233; &#224; leur situation. Quand le film est sorti en C&#244;te d'Ivoire, c'&#233;tait au moment de la crise ivoirienne, les Ivoiriens voyaient les protagonistes de la sc&#232;ne nationale chez eux. Ils ont pens&#233; que j'ai fait le film pour leur contexte. Les sch&#233;mas de la politique sont les m&#234;mes partout. Ce sont les d&#233;tails qui changent. Quand on lit Machiavel, on se rend compte que tous les hommes politiques du monde entier se comportent de la m&#234;me fa&#231;on. Les rapports entre l'homme et le pouvoir, le myst&#232;re et le pouvoir sont universels. Des Norbert Zongo, il y en a partout selon diff&#233;rentes manifestations. Ici, on dira que le fou, c'est Norbert Zongo. Ailleurs, on dira que c'est une autre personne qui n'est peut-&#234;tre pas morte ou qui va l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_491 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.clapnoir.org/IMG/jpg/affiche_sia.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;148&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Quel bilan faites-vous du dernier Fespaco ? Certains ont trouvez que l'organisation et la production r&#233;gressent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Les gens r&#226;lent toujours. C'est abusif de dire que l'organisation r&#233;gresse. Pour une fois, les gens &#233;taient assez unanimes que l'organisation s'&#233;tait ressaisie. Beaucoup de choses se sont bien pass&#233;es. On a eu des ann&#233;es pires.&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; o&#249; on patine, c'est dans la production. Nos gouvernements n'ont pas encore pris conscience que le cin&#233;ma est un enjeu et qu'ils doivent s'impliquer plus. Au Burkina Faso, on parle encore de cin&#233;ma parce qu'il y a le Fespaco, sinon, il allait &#234;tre un ovni comme au Niger ou au Mali o&#249; le gouvernement s'en soucie peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Actuellement, il y a une prolif&#233;ration des festivals de cin&#233;ma en Afrique. Est-ce que vous ne pensez pas que nous dispersons nos forces ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Je ne pense pas. Le Fespaco existe d&#233;j&#224;, il est tr&#232;s gigantesque &#224; tel point qu'il est en train de se faire manger par sa grandeur. Il ne faut donc pas tout ramener au Fespaco. La d&#233;centralisation des festivals n'est pas une mauvaise chose. Au contraire, cela stimule l'int&#233;r&#234;t des politiques pour le cin&#233;ma. Un festival ne g&#232;ne pas un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Baisse de la production, fuite des talents, surtout probl&#232;me de financement : ce sont les probl&#232;mes du cin&#233;ma africain. Pour votre film, quelles difficult&#233;s avez-vous rencontr&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Les probl&#232;mes sont toujours les m&#234;mes : le financement des films. Ils sont financ&#233;s par les subventions, par l'argent public, par le minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res en France ou par tel ou tel gouvernement. Or, l'argent public est al&#233;atoire, donc le cin&#233;ma l'est aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre qu'avec l'av&#232;nement des nouvelles formes et techniques de cin&#233;matographie comme le num&#233;rique, on va acqu&#233;rir une autonomie de production. Les co&#251;ts de production vont baisser parce que nous aurons la possibilit&#233; de ma&#238;triser les outils. Aujourd'hui, nous arrivons &#224; faire des films num&#233;riques. Plus besoin du laboratoire, les images sont imm&#233;diatement disponibles. Nous pouvons r&#233;aliser le montage sur place. La donne va changer. Nous allons produire avec plus de libert&#233; et de folie. Nous allons devoir nous adresser &#224; notre propre public et &#224; notre propre march&#233; africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Selon vous, le cin&#233;ma africain a de beaux jours devant lui. Pourtant les anglophones reprochent au cin&#233;ma francophone d'&#234;tre trop tourn&#233; vers la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Les anglophones n'ont pas tort. Ce n'est pas seulement le cin&#233;ma. Tous les pays francophones du monde sont tourn&#233;s vers la France. C'est une question de politique imp&#233;rialiste. La colonisation anglaise n'a pas &#233;t&#233; identique &#224; celle fran&#231;aise. Les Fran&#231;ais ont d'abord colonis&#233; nos cerveaux. Ce qui int&#233;ressait les Anglais, c'&#233;tait le mat&#233;riel : l'argent, l'or, les mines&#8230; De plus, la France n'a jamais coup&#233; le cordon ombilical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Paradoxalement, le cin&#233;ma africain n'&#233;merge pas &#224; Cannes. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Le probl&#232;me du cin&#233;ma ne se pose pas en termes de cin&#233;ma africain mais en termes de cin&#233;ma tout court. Quand on va en Europe, en Am&#233;rique, en Asie, c'est la loi de la jungle. La France elle-m&#234;me, se bat avec beaucoup de muscles, &#224; co&#251;t de subvention, pour que son cin&#233;ma ne soit pas &#233;touff&#233; par les grosses productions am&#233;ricaines. C'est ce qu'elle appelle l'exception culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de Cannes, c'est un festival international. Tous les cin&#233;astes r&#234;vent de Cannes alors qu'il n'y a pas plus de 20 films en comp&#233;tition officielle. Ne pas avoir de films s&#233;lectionn&#233;s &#224; Cannes, ce n'est pas une honte. La pr&#233;sence &#224; Cannes ne signifie pas la bonne ou la mauvaise sant&#233;. C'est juste un plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Pour vous aussi, Cannes c'est un r&#234;ve ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : Ben oui ! Le Fespaco aussi est un r&#234;ve. Le cin&#233;ma, c'est du r&#234;ve. Les gens font des amalgames.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo : Votre cri de c&#339;ur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani Kouyat&#233; : C'est une question difficile. J'&#233;mettrai plut&#244;t une inqui&#233;tude qui est la formation. Il y a tr&#232;s peu de jeunes qui sont form&#233;s actuellement. Nous qui sommes cens&#233;s &#234;tre les jeunes du cin&#233;ma africain, nous sommes d&#233;j&#224; vieux. Quand on se retourne, il y a tr&#232;s peu de rel&#232;ve. Il faut que les jeunes s'int&#233;ressent plus au cin&#233;ma pour qu'il n'y ait pas de rupture dans quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interview r&#233;alis&#233;e par Alfred Tiendr&#233;b&#233;ogo&lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Filmographie de Dani Kouyat&#233;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bilakoro, court m&#233;trage, 1988
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tobbere Kosam, poussi&#232;re de lait, court m&#233;trage, 1990
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Larmes sacr&#233;es de crocodile, court m&#233;trage, 1992
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; K&#233;&#239;ta ! L'h&#233;ritage du griot, long m&#233;trage, 1995
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; A nous la vie, s&#233;rie de 12 &#233;pisodes, 1998
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sya, le r&#234;ve du python, long m&#233;trage, 2000. Site web : &lt;a href=&#034;http://www.sialefilm.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sialefilm.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site web de Dani Kouyat&#233; : &lt;a href=&#034;http://www.dani-kouyate.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.dani-kouyate.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>L'Afrique &#224; l'honneur aux Etats G&#233;n&#233;raux du Documentaire</title>
		<link>https://www.clapnoir.org/l-afrique-a-l-honneur-aux-etats-generaux-du-documentaire</link>
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		<dc:date>2007-01-04T16:04:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-">2003</category>


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&lt;p&gt;Le festival de Lussas, est un haut lieu de rencontre des documentaristes fran&#231;ais mais aussi internationaux, pas moins d'une quinzaine de films sur l'Afrique ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s &#224; un public avide et curieux. &lt;br class='autobr' /&gt; La ville de Lussas a abrit&#233; cet &#233;t&#233;, du 23 ao&#251;t 2003, son Festival. Le festival de Lussas, est un haut lieu de rencontre des documentaristes fran&#231;ais mais aussi internationaux, pas moins d'une quinzaine de films sur l'Afrique ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s &#224; un public avide et curieux. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.clapnoir.org/-rubrique2-" rel="directory"&gt;2003&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le festival de Lussas, est un haut lieu de rencontre des documentaristes fran&#231;ais mais aussi internationaux, pas moins d'une quinzaine de films sur l'Afrique ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s &#224; un public avide et curieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La ville de Lussas a abrit&#233; cet &#233;t&#233;, du 23 ao&#251;t 2003, son Festival. Le festival de Lussas, est un haut lieu de rencontre des documentaristes fran&#231;ais mais aussi internationaux, pas moins d'une quinzaine de films sur l'Afrique ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s &#224; un public avide et curieux. Cette programmation sp&#233;ciale (&#034; Afrique, le documentaire &#224; l'adresse du monde &#034;) a &#233;t&#233; l'occasion de faire un &#233;tat des lieux du documentaire africain et plus largement, du documentaire en Afrique. Pour les r&#233;alisateurs Africains, il s'agit d'&#233;tablir une r&#233;flexion sur l'Afrique et ses drames. Pour les non-Africains, les films s'organisent autour d'une r&#233;flexion sur le rapport &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois grands constats se d&#233;gagent de cette programmation riche et s&#233;duisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, on retrouve une Afrique marqu&#233;e par ses malheurs et des metteurs en sc&#232;ne africains concern&#233;s. On pense notamment &#224; l'embl&#233;matique &#034; Rwanda pour m&#233;moire &#034; du S&#233;n&#233;galais Samba Felix Ndiaye (2003), qui offre un bouleversant questionnement sur l'apr&#232;s-g&#233;nocide. On retrouve dans ce film une poign&#233;e d'intellectuels Africains qui tous s'interrogent sur ce drame. Toute la communaut&#233; africaine est interpell&#233;e et c'est seulement maintenant, quelques ann&#233;es apr&#232;s, qu'elle peut commencer &#224; r&#233;fl&#233;chir et effectuer son &#034; devoir de m&#233;moire &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douloureux et responsabilisant, les deux films de Moussa Tour&#233;, r&#233;alisateur s&#233;n&#233;galais, le sont aussi incontestablement. Dans un style direct et &#233;pur&#233;, le r&#233;alisateur S&#233;n&#233;galais interroge les blessures de l'Afrique des grands lacs : dans &#034; Poussi&#232;res de ville &#034; (2001), il suit de pr&#232;s le destin tragique d'une bande d'enfants des rues. Dans le film suivant, &#034; Nous sommes nombreuses &#034; (2003), l'auteur recueille les t&#233;moignages des femmes viol&#233;es lors de la guerre civile au Congo. Tout se passe comme si les drames qui ont secou&#233; l'Afrique centrale depuis une dizaine d'ann&#233;es avaient besoin pour &#234;tre exorcis&#233;s d'&#234;tre abord&#233;s par des r&#233;alisateurs sah&#233;liens, qui ont face &#224; ces sujets une distance que n'auraient peut-&#234;tre pas les Congolais eux-m&#234;mes. Une conscience Africaine est incontestablement &#224; l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le registre de la souffrance, on peut aussi citer le tr&#232;s beau et contemplatif, film de la jeune Le&#239;la Kilani, qui parle avec subtilit&#233; de la trag&#233;die de l'immigration clandestine dans &#034; Tanger, le r&#234;ve des br&#251;leurs &#034; (2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le festival nous fait aussi d&#233;couvrir une Afrique moderne, militante, engag&#233;e dans la lutte. L&#224;, ce sont les facettes inconnues d'un pays complexe, l'Afrique du Sud, tr&#232;s marqu&#233; par le Sida, que l'on d&#233;couvre &#224; travers deux films. &#034; Simon et moi &#034; (2001), de Beverley Palesa Ditsie et Nickie Newman, raconte la vie des deux figures majeures du mouvement de lib&#233;ration gay et lesbien. Pas &#233;vident d'&#234;tre black et lesbienne en Afrique du Sud. Beverley irradie par sa pr&#233;sence et son &#233;nergie. Dans &#034; Ma vie en plus &#034;, de Brian Telly (2001), on d&#233;couvre une autre figure du mouvement social d'Afrique du Sud, Zackie Achmet, qui se bat pour l'acc&#232;s &#224; tous des m&#233;dicaments contre le Sida. Un combat qui ne semble pas encore gagn&#233; en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique &#233;tait elle aussi au rendez-vous avec le film tr&#232;s engag&#233; de Michael Raeburn &#034; Zimbabwe, de la lib&#233;ration au chaos &#034; (2003) et &#034; Mozambique, journal d'une ind&#233;pendance &#034; (2003) de Margarida Cardoso. Pourtant ce n'est pas la r&#233;flexion politique qui a domin&#233; cette programmation, mais plut&#244;t une r&#233;flexion citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le festival nous fait d&#233;couvrir ou red&#233;couvrir les films de &#034; toubabs &#034; qui aiment l'Afrique, s'interrogeant sur leur rapport &#224; ce continent en s'engageant. C'est d'abord le cas avec le d&#233;j&#224; connu Laurent Chevallier, dont deux films &#233;taient montr&#233;s dans la continuit&#233; : &#034; L'enfant noir &#034; (1995), adapt&#233; du c&#233;l&#232;bre livre du Guin&#233;en Camara Laye, roman d'apprentissage et &#034; Voyage au pays des peaux blanches &#034; (2003), o&#249; le Fran&#231;ais s'amuse &#224; suivre l'acteur de son film, d&#233;sormais devenu un jeune homme, dans un p&#233;riple en France. Un film sympathique, que n'aurait pas reni&#233; Voltaire ou Montesquieu dans leur r&#233;flexion sur l'alt&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lussas nous a aussi fait d&#233;couvrir Fran&#231;ois Christophe et son tr&#232;s po&#233;tique et r&#233;ussi &#034; Facteur toubab &#034;. Le jeune r&#233;alisateur a pris face &#224; l'Afrique, qui l'attire et le passionne, une posture particuli&#232;rement originale et int&#233;ressante : il se fait le messager entre un ami S&#233;n&#233;galais exil&#233; en Italie et sa famille au S&#233;n&#233;gal, via sa petite cam&#233;ra. Son film est color&#233;, d&#233;bordant d'humanit&#233; et de vitalit&#233; et ouvrant une r&#233;flexion vraiment int&#233;ressante et nouvelle sur le lien qui nous unit &#224; &#034; l'autre &#034;. La premi&#232;re personne donne un ton tr&#232;s pr&#233;sent, intimiste sans &#234;tre racoleur. Un film que le public a beaucoup applaudi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chantres d'une Afrique &#233;ternelle, vivante, forte de ses traditions et de ses particularit&#233;s font peut-&#234;tre une impression plus classique mais contribuent &#224; donner au festival sa couleur africaine (&#034; L'esprit de Mopti &#034; (1999) de Moussa Ouane, &#034; Agadez Nomade FM &#034; (2003) de Christian Lelong et Pierre Mortimore, &#034; Racines lointaines &#034; de Pierre-Yves Vandeweerd).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu aussi une r&#233;flexion tr&#232;s pointue sur la danse africaine de Beno&#238;t Dervaux dans &#034; Black spring &#034; (2003). Le spectacle (du chor&#233;graphe Heddy Maalem) film&#233; par le fran&#231;ais est une interrogation du regard occidental sur l'Afrique &#224; travers les corps. La chor&#233;graphie est entrecoup&#233;e de sc&#232;nes de l'Afrique d'aujourd'hui, mettant le doigt sur les influences autant politiques que culturelles de la danse moderne africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuelle Bidou a r&#233;alis&#233;, avec &#034; Amours zoulous &#034; (2002), un film dont la premi&#232;re personne de la voix off r&#233;v&#232;le en fait une p&#233;n&#233;trante et fine &#233;tude ethnographique. La r&#233;alisatrice a eu acc&#232;s &#224; des t&#233;moignages tr&#232;s intimes sur la condition des femmes dans un village recul&#233; du Natal (Afrique du Sud) parce qu'elle-m&#234;me est mari&#233;e avec un homme de leur tribu. Ce n'est pourtant pas de son lien personnel avec l'Afrique qu'il est question dans le film. Ce lien est un viatique, un moyen d'acc&#233;der &#224; la compr&#233;hension de l'autre. Dans ce sens, le film d'Emmanuelle Bidou est moins moderne que le &#034; Facteur toubab &#034; de Fran&#231;ois Christophe dont le sujet est justement le lien (et non pas le sujet lui-m&#234;me).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La condition f&#233;minine telle que la d&#233;crit la r&#233;alisatrice est tr&#232;s dure. Elle rejoint le constat tragique que porte Moussa Tour&#233; dans &#034; Nous sommes nombreuses &#034;, faisant le portrait d'une femme exploit&#233;e, mise &#224; l'&#233;cart, subissant la polygamie et plus g&#233;n&#233;ralement la domination d'un homme paradoxalement absent. Cette absence est &#224; mettre en relation avec le film de Le&#239;la Kilani, &#034; Le r&#234;ve des br&#251;leurs &#034; qui montrent tous ces hommes, Nig&#233;rians, S&#233;n&#233;galais ou Maliens qui tentent de passer de l'autre c&#244;t&#233; de la M&#233;diterran&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lussas a donc &#233;t&#233; le moment de d&#233;couvrir une programmation Africaine riche et vari&#233;e, qui laisse poindre une r&#233;elle conscience africaine chez ses intellectuels que sont les cin&#233;astes, qui vont choisir de s'exprimer plut&#244;t dans le documentaire que dans la fiction. L'Afrique est et reste &#233;videmment un lieu de fantasme, d'exploration, de d&#233;couverte et d'&#233;change qui attire beaucoup de r&#233;alisateurs fran&#231;ais, soucieux non plus tant de la d&#233;crire que d'interroger le lien qui nous lie &#224; elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caroline Pochon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dakar : carte blanche aux quartiers</title>
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&lt;p&gt;Les jeunes r&#233;alisateurs &#224; l'honneur &#224; Dakar au S&#233;n&#233;gal. En effet, le Festival du Film de Quartier a lieu chaque ann&#233;e du 15 au 20 d&#233;cembre dans cette ville. Cette manifestation est l'aboutissement d'une ann&#233;e de formation des stagiaires du Media Centre de Dakar aux m&#233;tiers techniques de l'audiovisuel. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est l'occasion pour ces jeunes de pr&#233;senter au grand public leurs premi&#232;res oeuvres audiovisuelles en format vid&#233;o. Ces films de fiction et documentaires de court m&#233;trage portent en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les jeunes r&#233;alisateurs &#224; l'honneur &#224; Dakar au S&#233;n&#233;gal. En effet, le Festival du Film de Quartier a lieu chaque ann&#233;e du 15 au 20 d&#233;cembre dans cette ville. Cette manifestation est l'aboutissement d'une ann&#233;e de formation des stagiaires du Media Centre de Dakar aux m&#233;tiers techniques de l'audiovisuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est l'occasion pour ces jeunes de pr&#233;senter au grand public leurs premi&#232;res oeuvres audiovisuelles en format vid&#233;o. Ces films de fiction et documentaires de court m&#233;trage portent en g&#233;n&#233;ral sur des th&#232;mes sociaux tr&#232;s vari&#233;s. A ces films s'ajoutent d'autres oeuvres r&#233;alis&#233;es par de jeunes vid&#233;astes ind&#233;pendants venant du S&#233;n&#233;gal, de la sous-r&#233;gion et d'ailleurs. Plusieurs prix sont d&#233;cern&#233;s par les membres du Jury. Ces prix d&#233;nomm&#233;s &#034;Eb&#232;ne&#034; sont parrain&#233;s par des personnalit&#233;s dont le pr&#233;sident de la r&#233;publique du S&#233;n&#233;gal et par des institutions ou entreprises de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Festival du film de quartier est ainsi nomm&#233; parce qu'au d&#233;but , il &#233;tait r&#233;alis&#233; avec la complicit&#233; des habitants des quartiers qui offraient leurs maisons comme d&#233;cors, et participaient aux tournages en tant qu'acteurs ou assistants de production. De plus, les r&#233;alisateurs &#233;taient issus de ces m&#234;mes quartiers o&#249; de nombreux jeunes &#233;taient attir&#233;s par la possibilit&#233; de concr&#233;tiser leur projet vid&#233;o en se faisant accompagner, de la conception &#224; la postproduction, par la direction du Media Centre. Aujourd'hui, le concept a &#233;volu&#233; ; le festival du film de quartier signifie tout simplement le festival des premiers films des jeunes r&#233;alisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e le festival rend hommage &#224; un cin&#233;aste africain en reconnaissance de l'ensemble de son oeuvre, et de son engagement dans la promotion des jeunes . Consid&#233;r&#233; comme pionnier dans son genre dans la sous-r&#233;gion, le festival du film de quartier qui est aujourd'hui inscrit &#224; l'agenda des grandes manifestations du minist&#232;re de la culture et de la communication, est devenu un espace de rencontres et d'&#233;changes et un outil de promotion des jeunes r&#233;alisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 16 au 20 d&#233;cembre, festival du film de quartier. Dakar / S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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