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Berlinale 2012
Publié le : jeudi 9 février 2012
Un film africain en compétition officielle

Comme chaque début d’année, au cœur de l’hiver mordant berlinois, les stars du monde entier déferlent sur la capitale allemande. Du 9 au 19 février se tient la 62ème édition du festival international du film, la Berlinale. Près de 400 films, courts et longs métrages, fictions et documentaires, sont à découvrir, dont une belle moisson originaire d’Afrique noire et du Maghreb.




Cette année, l’Afrique est à l’hon­neur au fes­ti­val inter­na­tio­nal du film de Berlin. Avec la pré­sence, pour com­men­cer, d’un film franco-séné­ga­lais en com­pé­ti­tion offi­cielle, Aujourd’hui d’Alain Gomis. Un fait suf­fi­sam­ment rare pour être sou­li­gné, puisqu’il faut remon­ter à 2004 pour trou­ver une copro­duc­tion Afrique du Sud /Grande-Bretagne au sein de la sec­tion reine de la Berlinale, Little Man de Martin Brierley.

Projeté ven­dredi 10 février, deuxième jour du fes­ti­val, Aujourd’hui raconte le retour dans les rues de Dakar de Satché, exilé depuis des années aux Etats-Unis, pour y vivre sa der­nière jour­née. Toute l’his­toire de sa vie défile devant nos yeux.

Hors com­pé­ti­tion, deux autres films ori­gi­nai­res d’Afrique noire sont également très atten­dus : Espoir Voyage, de Michel K. Zongo, sur le thème de l’émigration des jeunes bur­ki­na­bés vers la Côte d’Ivoire (film franco-bur­ki­nabé, dans la sec­tion Forum) et le film sud-afri­cain Man on Ground, d’Akin Omotoso (dans la sec­tion Panorama). Errant dans les town­ships de Johannesburg, Ade, de retour de Londres, décou­vre le ter­ri­ble secret de son frère, dont il est sans nou­velle.

Souvent qua­li­fié de sérieux et de poli­ti­que, loin du gla­mour de Cannes, la Berlinale « reflète cette année les bou­le­ver­se­ments et le renou­veau de notre monde », selon les mots de Dieter Kosslick, son direc­teur. Un an après les débuts du prin­temps arabe, il était donc natu­rel que ces événements devien­nent le thème de nom­breu­ses pro­duc­tions. « Avec les moyens numé­ri­ques actuels, nous assis­tons à une accé­lé­ra­tion du temps qui s’écoule entre un événement et son trai­te­ment par les cinéas­tes et par­fois acti­vis­tes », sou­li­gne Dieter Kosslick.
En illus­tra­tion, quatre docu­men­tai­res venus d’Egypte ont pour toile de fond ces révo­lu­tions : la Vierge, les Coptes et Moi de Namir Abdel Messeeh, In The Shadow of a Man d’Hahan Abdalla, sur la place des femmes et leurs espoirs dans cette nou­velle société, Words of Witness de Mai Iskander, qui suit un jeune jour­na­liste du Caire, Heba Afify, pen­dant ces événements, et enfin Althawra… khabar (Reporting… a revo­lu­tion), de Bassam Mortada. Pour com­plé­ter ces pro­jec­tions, plu­sieurs confé­ren­ces auront lieu sur le thème du prin­temps arabe.

Dans le domaine de la fic­tion, le réa­li­sa­teur maro­cain Faouzi Bensaïdi pré­sen­tera son film Death of sale, qui relate la vie faite de menus lar­cins de trois copains, Malik, Allal et Soufiane. Ces der­niers déci­dent, pour s’offrir une vie meilleure, de bra­quer la grande bijou­te­rie de la ville.

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Aujourd’hui

Cette année, 18 films sont en com­pé­ti­tion. Ils vien­nent de France, du Sénégal, d’Allemagne, du Royaume-Uni, du Canada, d’Espagne, de Suisse, de Chine, d’Italie, de Russie… En géné­ral, rares sont les longs métra­ges primés au fes­ti­val de Berlin qui feront un carton au box-office.
Mais tous jouis­sent d’une belle aura, tant la Berlinale est gage d’excel­lence et de qua­lité. Preuve en est, ces der­niè­res années, les jurys ont cou­ronné Une sépa­ra­tion d’Asghar Farhadi (Ours d’or en 2011), The Ghost Writer de Roman Polanski (Ours d’argent du meilleur réa­li­sa­teur en 2010) ou encore There will be blood de Paul Thomas Anderson (Ours d’argent du meilleur réa­li­sa­teur en 2008), qui ont tous trois connu une belle car­rière à l’inter­na­tio­nal.
Alors, qui repar­tira cette fois avec l’Ours d’or et ceux d’argent ? Réponse le 18 février.

Gwénaëlle Deboutte
8 février 2012

Lire l’inter­view de Dorothee Wenner

Films en lice pour l’Ours d’or
Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot
À moi seule de Frédéric Videau
Aujourd’hui d’Alain Gomis
Bai Lu Yuan de Wang Quan’an
Captive de Brillante Mendoza
Cesare deve morire de Paolo et Vittorio Taviani
Childish Games d’Antonio Chavarrías
L’Enfant d’en haut d’Ursula Meier
Gnade de Matthias Glasner
Home for the Week-end de Hans-Christian Schmid
Jayne Mansfield’s Car de Billy Bob Thornton
Just the Wind de Bence Fliegauf
Mercy de Matthias Glasner
Meteora de Spiros Stathoulopoulos
Postcards From The Zoo d’Edwin
Rebelle de Kim Nguyen
A Royal Affair de Nikolaj Arcel
Tabu de Miguel Gomes

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