Baatou Africa
Publié le : dimanche 9 avril 2017
Cinémas documentaires africains

Cinewax vous invite à décou­vrir le thème ’Afriques et dia­spo­ras’ dans le cadre de son cycle Baatou Africa (les voix d’Afrique) dédié aux ciné­mas docu­men­tai­res d’Afrique, au cinéma Reflet Médicis.

Un mardi par mois au cinéma Reflet Médicis, Paris

Thème 1 : Jeunes cher­chent la vie ( 7 mars)

Séance en pré­sence de l’équipe du Smells Like Teen Spirit Festival

Examen d’État
Réalisé par Dieudo Hamadi
Congo/France, 92’, 2014, Couleur, AGAT Films & Cie

Examen d’État suit le par­cours d’un groupe de jeunes lycéens congo­lais qui vont passer leur Examen d’État, l’équivalent du bac­ca­lau­réat fran­çais, à Kisangani, République démo­cra­ti­que du Congo. La caméra de Dieudo Hamadi les filme tout au long de leur pré­pa­ra­tion, depuis les bancs de l’école d’où ils se font régu­liè­re­ment chas­ser parce qu’ils n’ont pas payé la “prime des ensei­gnants” aux “maquis” (mai­sons com­mu­nes) où ils se retrou­vent pour révi­ser et dans les rues chao­ti­ques de la ville où ils pas­sent leur temps à “cher­cher la vie”.

Thème 2 : Afrique et dia­spo­ras (4 avril)

En pré­sence des fils de Paulin Soumanou Vieyra et du réa­li­sa­teur Ousmane Dary. Deux regards sur la dia­spora afri­caine à Paris, en 1955 avec le pre­mier docu­men­taire réa­lisé par des cinéas­tes afri­cains et en 2015 avec le por­trait du “per­son­nage” Adama.

Afrique-sur-Seine
Réalisé par Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr
Sénégal/France, 21’, 1955, N&B

L’Afrique est-elle en Afrique, sur les bords de la Seine ou au Quartier latin ? Interrogations aigres- douces d’une géné­ra­tion d’artis­tes et d’étudiants à la recher­che de leur civi­li­sa­tion, de leur culture, de leur avenir. Ce film, pre­mier essai de cinéas­tes afri­cains, a été réa­lisé sous le patro­nage du Comité du film eth­no­gra­phi­que du Musée de l’Homme.

Les sta­tues vivent aussi
Réalisé par Ousmane Dary
France, 35’, Couleur, 2015, Ateliers Varan

"Tonton" Adama, malien de 85 ans, vit en France depuis 1963. Personnage aty­pi­que, aux anti­po­des des migrants de sa géné­ra­tion demeu­rant dans les foyers, il vit aujourd’hui seul dans son petit studio du XIIe arron­dis­se­ment, entouré des ves­ti­ges de son passé. Ici, il se sent vrai­ment chez lui. Ouvert et bon vivant," Tonton" Adama ne se rési­gne pas face à la mala­die et aux aléas de la vieillesse ; ses rêves, ses espé­ran­ces tou­jours fortes sem­blent lui appor­ter fraî­cheur et vita­lité.

Thème 3 : Oralité, conte et trans­mis­sion (2 mai)

En pré­sence de Fouma Traore, artiste musi­cien conteur, chan­teur et poète et pré­si­dent d’une asso­cia­tion d’albi­nos ori­gi­naire du Burkina Faso.

Nègre blanc
Réalisé par Cheikh N’diaye
France/Sénégal/Cameroun, 77’, 2014, Couleur

Choqué, en colère contre les atro­ci­tés com­mi­ses sur les albi­nos afri­cains, le conteur came­rou­nais Léonard I De Semnjock décide de remon­ter le fleuve Nkam à la recher­che des albi­nos et de leur his­toire. Sur sa route, il croise des conteurs, des vieux sages, des sor­ciers. Léonard com­prend petit à petit à quel point les croyan­ces autour des albi­nos sont ancrées dans la mémoire col­lec­tive, et qu’une manière de faire évoluer le regard des Africains serait de créer en plus de ses spec­ta­cles, de nou­veaux contes qui don­ne­raient une image posi­tive des albi­nos.

Thème 4 : Visions de femmes (23 mai)

En pré­sence de la réa­li­sa­trice Sophie Bachelier

L’arbre sans fruits
Réalisé par Aïcha Macky
Niger , 52’ , 2016, Couleur, une pro­duc­tion Les films du bali­bari

Mariée et sans enfant, Aicha se trouve dans une situa­tion « hors-norme » dans son pays. Mais au Niger comme par­tout dans le monde, il y a des pro­blè­mes d’infer­ti­lité. A partir de son his­toire per­son­nelle, adres­sant ses ques­tion­ne­ments à sa maman dis­pa­rue en couche, la réa­li­sa­trice explore avec déli­ca­tesse les souf­fran­ces cachées des femmes et brise les tabous. Le spec­ta­teur che­mine ainsi aux côtés d’Aicha au Niger, une femme parmi les mères.

Thème 5 : Africa cities, entre art et enga­ge­ment (13 juin)

Séance en pré­sence d’Annael Le Poullennec, auteur de la thèse : “L’espace post-apar­theid dans le cinéma sud-afri­cain : état des lieux de la fic­tion (2000-2010)” et spé­cia­liste du docu­men­taire sud- afri­cain.

Come Back, Africa
Réalisé par Lionel Rogosin
Etats-Unis, 82’, 1959, N&B, une pro­duc­tion Rogosin Films

Paysan zoulou fuyant la famine, Zacharia arrive à Johannesburg en quête d’un tra­vail pour sub­ve­nir aux besoins de sa famille. Employé à la mine d’or, il espère ainsi obte­nir un permis de rési­dence en ville mais cons­tate très vite qu’on l’a mal informé. Aspirant à un tra­vail moins alié­nant, Zacharia occupe plu­sieurs tâches clan­des­ti­nes suc­ces­si­ves...

Thème 6 : Musique, Histoire et poli­ti­que (4 juillet)

En pré­sence du réa­li­sa­teur Dom Pedro et expo­si­tion des oeu­vres de Juan Carlos Caceres (à confir­mer).

Tango Negro
Réalisé par Dom Pedro
Angola/France, 90’, 2013, Couleur, AMA Productions

En Argentine, parler des ori­gi­nes afri­cai­nes du tango est tabou. Natif de Buenos Aires et arrivé à Paris en pleine révo­lu­tion estu­dian­tine de mai 68, Juan Carlos Caceres est l’une des fortes per­son­na­li­tés latino-amé­ri­cai­nes de son temps. Pianiste, trom­bo­niste et pein­tre argen­tin, cet homme au regard aimanté milite pour un tango tra­di­tion­nel et authen­ti­que assu­mant enfin ses ori­gi­nes afri­cai­nes. Cet auteur-com­po­si­teur-inter­prète est un véri­ta­ble com­bat­tant des causes nobles. Ses recher­ches sur les ori­gi­nes du tango, enta­mées depuis son pays natal, l’ont convaincu que cette musi­que, aux accents et aux incontes­ta­bles raci­nes afri­cai­nes, est pra­ti­que­ment la pre­mière world music avant la lettre. Et il s’est donné pour mis­sion de réin­tro­duire les ryth­mes afri­cains dans les har­mo­nies jazzo-napo­li­tano-yid­dish du tango tel qu’on le connaît, de Gardel à Piazzola...

Projections - 20h, pré­senté par Cinewax et Cinéma Reflet Médicis
au cinéma Reflet Médicis 3/7, rue Champollion, Paris
Avant la pro­jec­tion : cock­tail afri­cain avec les fabu­leu­ses pas­tels de Nabou Pastel et le bon jus d’hibis­cus de Biss’ !

Toutes les infos sur la page face­book de l’évènement

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