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SYNOPSIS
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La maman de Safi, une fillette de huit ans, meurt en accouchant d'un petit
garçon. Selon la tradition, le bébé doit être
sacrifié afin d'être réuni à sa mère
et d'écarter ainsi le mauvais sort du village. Safi fuit en ville
en emportant le bébé. Au cours du trajet, elle fait la connaissance
de Binta, une marchande de légumes, mère de huit filles…
A PROPOS DU FILM
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" Pour écrire ce scénario, je me suis inspiré
de faits réels. Dans la population d'ethnie Samou, la tradition
veut que l'on tue les enfants de mère morte en couches pour éloigner
le mauvais sort de la communauté (famine, épidémie,
sécheresse, morts mystérieuses…). [...] J'ai décidé
de mélanger librement, dans mon scénario, les éléments
les plus intéressants de différentes cultures ethniques
: pour la partie rurale, j'ai choisi un village d'ethnie Gourounsi pour
la richesse de son architecture Kasséna, célèbre
dans le monde entier, avec ses fascinantes maisons couleur ocre peintes
par les femmes selon des dessins symboliques transmis de génération
en génération depuis des siècles.
Quand on suit la petite protagoniste dans la ville, tout semble complètement
différent. Les superstitions de la savane n'y sont pas prises en
considération. Pourtant, même dans l'évolution et
dans les transformations des traditions que la modernisation implique,
nous retrouvons, intact, cet esprit de solidarité qui unit les
habitants de chaque village."
LE REALISATEUR
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Né à Ouagadougou (Burkina Faso) en 1971, il débute
dans le cinéma en tant qu'assistant-opérateur et caméraman
pour devenir plus tard acteur. En Italie où il participe à
plusieurs films, dont "Come si fa un Martini" de Kiko Stella,
l'Albero delle pere de Francesca Archibugi et Fame Chimica de Scarpellini,
Il joue dans "Il dolce rumore della vita" de Giuseppe Bertolucci.
En 1998, il coréalise son 1er court métrage (avec Alessandro
Soetje) "Bambini d'Africa". "Daouda et la mine d'or",
son dernier court métrage en 2001, a été sélectionné
dans de nombreux festivals internationaux. En 1998, il signe une série
télévisée de dix épisodes, "l'Afrique
vue par les Africains". "Safi, la petite mère" est
son 1er court métrage tourné en pellicule.
CRITIQUE
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Ce premier film en argentique mérite le coup d'oeil; l'histoire
de cette petite fille devenue maman est une leçon de vie. Ce récit
se conjugue au passé comme au présent, dans une Afrique
toujours ancrée dans ses traditions mais confrontée quotidiennement
à ses réalités. Au milieu de cette solidarité
qui caractérise les africains, Safi va se frayer son chemin, entre
espoirs, découvertes et illusions. Par une image bien maîtrisée
et malgré une fin qui n'arrête pas de finir, Rasò
Ganemtoré nous signe un joli petit film très émouvant.
Benoît Tiprez
Clap Noir
EQUIPE
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Réalisation : Rasò Ganemtoré
Avec : Madina Diane Ouédraogo, Alimata Salouka, Aminata Dao, Antoine
Yougbaré, Halidou Sawadago, Joséphine Kaboré, Issa
Ouedraogo
Scénario et dialogues : Rasò Ganemtoré
Images : Lionel Cousin
Son : Martin Boissau
Montage : Giuseppe Pagano
Musique : Gabin Dabiré, Rasò Ganemtoré
Décors : Malick Ba
Fiction, 35mm, couleur, 26'
Production : Kenzi S.r.l. (Italie), Safi Productions
Contact : Kenzi S.r.l. Mme Annamaria Gallone Via Carlo
Botta, 41 I-20135 Milano Italie
Tél: + 39 02 59 90 16 32 mail : kenzisrl@tiscali.it
www.clapnoir.org
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