CRITIQUE Ce documentaire réussit à nous tenir en haleine, car il nous raconte des histoires : des histoires de rencontres humaines, des histoires de musiques, des histoires d'artistes, des histoires de lieux. Nous attrapons les fils de ces histoires et les suivons jusqu'au bout. Elles évoluent, se transforment et nous transportent jusqu'au sourire, et même jusqu' au rire, parfois. Laurence Attali apporte une dimension universelle à son scénario. Elle parvient à établir la transposition de personnages (de Tom Waits à Cheikh Lô), de lieux (en passant par Venise, puis Paris, jusqu'à St Louis du Sénégal), d'objets (gondoles, pirogues), de musiques (blues anglais, blues italien, musique tzigane, musique de l'est, orchestre des cent -vingt cuivres des forces armées sénégalaises…). Ce scénario, fondé sur une loi du Lévirat - qui lui a été racontée par sa mère - se déroulera, finalement, en Afrique, haut lieu de légendes et contes oraux. Toutes ces richesses se mêlent pour devenir un tout harmonieux et vivant. Laurence observe, écoute, patiente, discute, se remet en question, pleure, et, finalement, accepte de faire, défaire et refaire au gré des rencontres. Elle se laisse porter par son imaginaire, son ressenti face aux personnages, aux personnes, aux musiques, aux décors. Et ce flot l'entraîne petit à petit, de déceptions en réussites vers l'aboutissement d'un rêve, à l'union de toutes ces humanités. Laure Chahboub EQUIPE TECHNIQUE |
| © Clap Noir / 2008 |