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SYNOPSIS
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Réalisé par Raphaël
Frydman (Babylone’s Fever / Manu Chao), ce documentaire mêle
captation live et scènes documentaires autour de Femi Kuti, du
Shrine et de l’atmosphère de Lagos.
A PROPOS
DU FILM
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Le temple de la démocratie
Du Shrine de Fela à l’Africa Shrine de Femi, salle de concert
la nuit, centre d’aide sociale le jour, lieu de vie, d’instruction
politique, le Shrine reste le théâtre où se mêlent
la conscience à l’oubli, les mots à la musique.
Un an et demi après la destruction du Shrine, le mythique club
où Fela accompagna de ses brûlots cuivrés la descente
aux enfers politico-économique de la septième puissance
pétrolière mondiale, son fils aîné, Femi, concrétise
un rêve pourtant risqué : faire d'un entrepôt à
la peinture encore fraîche le nouveau temple de la protest-song
nigériane.
Le Shrine originel de Pebble Street est mort, transformé en une
de ces églises évangéliques que Fela ne cessa de
dénoncer de son vivant.
Sur une scène tout juste montée, sous les portraits des
chantres du panafricanisme et des héros du Black Power, l'Afrique
assiste à la renaissance du phénix de l’afrobeat.
La fédération nigériane, qui vient juste de renouer
avec un régime civil après seize terribles années
de dictature galonnée, vient de trouver sa nouvelle caisse de résonance
(et de raisonnement), un nouveau temple, où, d'ailleurs, un autel
est dédié à la mémoire de l'homme qui portait
la mort dans son carquois.
L’Africa Shrine de Femi est plus vaste, plus ouvert. On y vit des
nuits d’extase sonore pour plonger corps et âme dans la fièvre
des concerts du dimanche soir, les Sunday Jumps, véritables défouloirs
dans lequel une partie des 13 millions d’habitants de Lagos vient
oublier sa détresse.
CRITIQUE
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Un film ouvre pour la première fois, les portes d’un lieu
mythique, le Shrine à Lagos au Nigéria. Chaque dimanche
Femi Kuti, digne descendant de son père Fela donne un concert,
attirant les foules nigérianes de toute la région. La salle
devient le temps d’un soir le lieu de catharsis de tout un peuple
opprimé par un pouvoir corrompu. Les joutes orales de Femi, ses
chansons engagées dénonçant le chaos politique provoque
des émeutes dans la salle d’une violence laissant apparaître
la tension dans laquelle vivent les Nigérians.
Reprenant le flambeau de
son père, Femi Kuti est devenu le porte parole de son peuple. Bravant
les menaces, on découvre dans ce documentaire, un homme engagé
envers et contre tout avec la musique pour unique arme. Un portrait en
filigrane où l’homme se dévoile derrière le
chanteur.
Le film privilégie
les extraits musicaux au détriment des interviews trop rares. Petite
frustration qu’il faut combler en allant les chercher dans les bonus
du DVD.
Isabelle Audin
Clap Noir
www.clapnoir.org
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