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SYNOPSIS
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Samir est un avocat de 30 ans.
Issu d'un milieu ouvrier, il n'a pas revu sa famille depuis un moment.
Il retourne dans son quartier pour la circoncision de son frère.
Il retrouve sa mère, sur-protectrice, son père confronté
aux mêmes tracasseries administratives et au racisme ordinaire,
son frère Malek qui traîne toujours avec ses anciens amis.
Rien n'a véritablement changé dans son quartier d'origine
LE REALISATEUR
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Né
en 1977, Nassim Amaouche a étudié à l'Institut International
de l'Image et du Son, section réalisation. " De l'autre côté
" est son film de fin d'études. Il a également réalisé
un documentaire sur le photographe de guerre Marc Garanger.
Nassim travaille actuellement sur deux projets, un film de commande qui
serait co-réalisé en Jordanie et un film plus personnel,
un court métrage qui " lui permette d'essayer quelque chose
de complètement différent
une galerie de portraits
comme ça dans le silence. " (extrait de la Tchatche du 24
août 2004 au Festival de Gindou)
CRITIQUE
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Samir retrouve sa famille pour
la fête de circoncision de son petit frère. Mais dés
l'ouverture du film on sent que l'heure n'est pas trop à la joie,
l'ambiance est même franchement tendue, Samir semble porter en lui
un malaise que le regard porté de ses parents sur lui confirme
et entretient. Quel est le problème ? Et bien justement, à
priori, il n'y a pas de problème, Samir a réussi, Samir
a fait des études, Samir est devenu avocat, Samir a quitté
sa cité. Et c'est précisément là que rien
ne va plus, parce qu'en accédant en quelque sorte à une
autre identité, à un destin différent de celui dévolu
à un jeune fils d'immigré, enfant de la banlieue, il est
passé de " l'autre côté ". Cette frontière,
Samir, empêtré dans sa culpabilité et ses contradictions,
semble avoir bien du mal à la franchir en lui-même et l'échange
avec ses parents qui adoptent avec lui l'attitude engoncée que
l'on réserve en général aux notables ne fait qu'entretenir
un peu plus son embarras et sa gêne.
Nassim Amaouche filme particulièrement bien les silences, celui
du père presque mutique enfoncé dans une attitude de retrait
comme dans son costume, celui angoissé de Samir qui peine à
établir une relation normale avec ses parents. La plus belle scène
du film, en effet, se passe de tout commentaire, elle montre le lien se
rétablir entre le père et le fils, le premier rasant le
second pour éviter que celui ci ne se coupe. Par ce geste, accompli
presque comme un rituel, n'oublions pas que nous sommes jour de circoncision,
le contact se noue par le corps et, l'espace d'un moment, Samir redevient
pour son père le petit garçon qu'il n'a certainement jamais
totalement renoncé à être, et non plus l'avocat impressionnant,
passé de l'autre côté.
Malgré quelques maladresses, ce
film révèle un réalisateur subtil et profond, impliqué
dans son sujet. En effet, bien au-delà de la peinture sociale et
familiale qui sert de toile de fond à " De l'autre côté
", Nassim Amaouche s'intéresse à la complexité
des âmes, nous offrant ainsi une possibilité d'identification
universelle.
Danièle Gambino
Clap Noir
FICHE TECHNIQUE
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Réalisation et scénario : Nassim Amaouche
Avec : Fariza Mimoun, Yasmine Belmadi, Benaïssa Ahouari, Keine Bouhiza,
Abde Deen.
Images : Cedric Ascencio et Sylvain Zambelli
Montage : Aurélie Monier
Son : Morgan Lanniel et Julien Broyer
Musique : Cheb Khaled
Production : IIIS : Institut International de l'Image et du Son
Contact : IIIS - Institut International de l'Image et du Son
7, rue Descartes, Parc de Pissaloup - 78190 Trappes - France
Tél. (33 1) 30 69 00 17 - Fax (33 1) 30 50 43 63 E-mail : 3is@iiis.fr
www.clapnoir.org
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