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Borry Bana est une expression
en langue Bambara qui veut dire « la fuite est terminée ».
Elle a été utilisée par le célèbre
combattant africain Samory Touré ; traqué par les colons
français, il a décidé dans sa fuite d’affronter
son destin. Il exprima alors « Borry Bana, ce camp sera le dernier
». Norbert Zongo a repris cette expression quand il a fondé
son propre journal, « l’Indépendant ».
SYNOPSIS
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Comment l’assassinat du
journaliste d’investigation Norbert Zongo est devenu une affaire
d’état au Burkina Faso ! Ce film est l’histoire des
cinq années d’aventure d’un peuple, d’un journalisme
d’investigation, d’une justice qui cherche ses propres traces
et d’un président empêtré dans une crise.
LES
REALISATEURS
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Abdoulaye Diallo est un
historien diplomé dans l’histoire de l’art et de l’archéologie
.
Il a travaillé pendant plusieurs années comme producteur
pour la radio et comme animateur culturel. Depuis 1998, il est le gestionnaire
du Centre National de Presse devenu depuis janvier 1999 Centre National
de Presse Norbert Zongo (CNP-NZ), suite à l’assassinat de
Norbert Zongo.
Luc Damiba est le coordonnateur d’une organisation
qui lutte contre la corruption au Burkina Faso : le REN-LAC .Il a fait
ses études en communication pour le développement à
l’université de Ouagadougou. Il a co-réalisé
un documentaire « Sans titre, l’art de l’ordinaire ».
A PROPOS
DU FILM
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Au moment de son « accident », Norbert Zongo enquêtait
sur la mort, non élucidée de David Ouedraogo, chauffeur
de François Compaoré, le petit frère du président.
Une commission d’enquête indépendante conclut que Zongo
a été assassiné pour des motifs politiques ; elle
pointe du doigt plusieurs « suspects sérieux »,
tous membres de la garde présidentielle et tous inculpés
dans l’assassinat de David Ouedraogo.
Aujourd’hui, après l’ouverture d’une enquête
judiciaire interminable et d’un rapport du collège des sages,
le dossier piétine. Mise en cause, Marcel Kafando, chef de la garde
présidentielle, qui est déjà condamné dans
le dossier « David Ouedraogo ». Avec le temps, il devient
grabataire et on attend sa mort.
Le scénario est classique : l’état a tout intérêt
à laisser traîner le dossier pour que les inculpés
chargent et accusent le « présumé commanditaire »
Marcel Kafando, qui sera décédé. Ainsi, la justice
va le mettre en accusation, le juger et tous liens entre les exécutants
et le commanditaire seront rompus.
Cette affaire a plongé le pays dans une crise profonde sans précédent
et a révélé au grand jour le régime du président
Blaise Compaoré. Les burkinabés se sont mobilisés,
à travers un collectif et de nombreuses manifestations pour que
« justice soit faite ». Jamais une affaire n’aura
catalysée tout un peuple, toujours déterminé à
ce jour.
« Plus rien ne sera comme avant, les gens revendiquent et disent
tout haut ce qu’ils n’auraient pas dit il y a quelques années
» nous confie Abdoulaye Diallo. « Il y a des espaces de
liberté, la presse se sent plus libre et c’est pourquoi on
a pu faire ce film ; nous sommes protégés par Norbert Zongo.
Maintenant, Les gens se méfient et dans tous les cas, les choses
ont définitivement changées au Burkina Faso ».
Le film a été censuré dans les salles, sur les chaînes
de télévision (nationale, tv5) et même aux centres
culturel français et américain de Ouagadougou. Motif : sujet
sensible qui pourrait froisser les relations diplomatiques. Pour l’instant,
3 projections ont été organisé au Faso: deux au Centre
de Presse Norbert Zongo et une à l’université à
la demande express des étudiants.
Marius
Clap Noir
FICHE TECHNIQUE
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Réalisation : Luc Damiba & Abdoulaye Diallo
Avec : Bénéwendé Sankara, Robert Ménard, Halidou
Ouédraogo, Alpha Blondy, Maman Zongo et autres…
Caméra, montage : Jaap Van Heusden, Gidéon
Vink
Co-producteur : Institut Panos Afrique de l’Ouest-IPAO
Producteur : Association Semfilms, BP 1308 Ouagadougou
09
Tél : 226 63 30 65 mail : semfilms@semfilms.bf
www.clapnoir.org
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