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Réalisateur, scénariste formé à l’Ecole du Cinéma et de la Télévision de La Havane (Cuba), enseignant à Ouagadougou à l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), mais aussi au Cameroun et au Bénin… Guy Désiré Yaméogo a plus d’une corde à son arc ! Depuis 1996 et son premier film « Si longue que soit la nuit », cet artiste fécond a réalisé une dizaine de courts métrages consacrés, pour la plupart, à l’enfance en difficulté. Poète et avocat de ces petits citoyens sans voix, il a reçu, en 2003, le Prix Djibril Diop Mambéty pour la jeunesse pour son film « Le Pacte ». Après ces quatre dernières années consacrées principalement à l’écriture de scénarii pour des séries télévisées à grand succès dont “Vis à Vis” d’Abdoulaye Dao, “Ina” de Valérie Kaboré, “Quand les éléphants se battent” d’Abdoulaye Dao et "Petit Sergent" d’Adama Roamba, Guy Désiré est revenu à la réalisation en lançant, en novembre dernier, le tournage de “L’homme qui n’arrivait pas à mourir”, son tout premier long-métrage.
Une intrigue policière sur fond de croyances mystiques L’histoire : une jeune femme (interprétée par Assita Ouédraogo, dont c’est le premier rôle au cinéma), qui refuse de se marier avec celui auquel elle est promise, fuit sa famille. Cet homme meurt quelque temps plus tard. Elle démarre alors une brillante carrière de danseuse lorsque son amant est retrouvé mort à son domicile. Un policier arrive (joué par Smarty du groupe Yeleen). Une journaliste aussi (jouée par Monique Sawadogo). L’enquête s’ouvre. Plusieurs pistes sont avancées. Quand bientôt survient celle de l’interprétation mystique : l’homme auquel la jeune femme était promise reviendrait se venger… Guy Désiré Yaméogo a voulu ainsi poser une réflexion autour du poids des croyances ancestrales qui interfèrent aujourd’hui encore dans la vie sociale africaine et de la difficulté, particulièrement pour les femmes, de s’en affranchir. Autour des trois jeunes comédiens Assita Ouédraogo, Smarty et Monique Sawadogo, il a fait appel à des têtes d’affiche comme Rasmane Ouédraogo (Raso), Blandine Yaméogo, Abdoulaye Komboudri ou Hyppolite Ouangrawa et travaillé avec des techniciens du Centre National de la Cinématographie dont Paul Djibila, directeur photo. Le film, au format
Haute Définition Vidéo (ce qui permettra de le gonfler
en 35 mm pour les sorties en salle), a été tourné
à Ouagadougou ainsi que dans un village avoisinant et produit
par Artistes Production et Film essentiel, deux sociétés
burkinabè. Il a bénéficié du soutien du
Ministère des Affaires Etrangères en France et du Ministère
de la Culture du Burkina Faso. Sophie
Hoffelt (Clap Noir) |
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