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Cannes, 2006 : l'Afrique est peu représentée dans les sélections officielles. Seul, "Bamako" du Malien ABDERRAHMANE SISSAKO concourt en hors-compétition. SOULEYMANE CISSE, toujours honoré par Cannes depuis la palme obtenue par "Yeelen" est membre du jury de la sélection officielle. Au pavillon du Sud, on retrouve les cinéastes avec leurs films.
Parmi les nombreux réalisateurs et producteurs venus défendre leurs films au Pavillon du Sud, on retrouve CHEIKH NDIAYE, avec "l'Appel des arènes", un long métrage que le réalisateur sénégalais a terminé récemment. Présenté à Amiens, le film se prépare à une carrière en festivals, notamment à Durban prochainement, en attendant la sortie sénégalaise et française. Il est accompagné de son coproducteur sénégalais CLARENCE DELGADO. Un film qui fera découvrir à un large public la passion des sénégalais pour la lutte, tout un art de vivre. Tourné avec des lutteurs sénégalais, qui sont de véritables héros nationaux. CHEIKH NDIAYE cherche encore un distributeur. MAMA KEITA montre le long métrage qu'il vient de terminer, "Le sourire du serpent", tourné en DV avec Mouss Diouf. A la recherche d'un distributeur. Un film qui fera parler de lui cette année dans Clap Noir.
JEAN-PIERRE MBEKOLO est aussi venu présenter son nouveau long métrage : "Les saignantes". Le film est à la recherche d'un distributeur. SYLVESTRE AMOUSSOU présent au marché du film, a signé son premier long métrage "Africa Paradis ". Dans un futur imaginaire, l’Afrique est prospère tandis que l’Europe a sombré dans la misère, un couple français tente d’immigrer clandestinement en Afrique… MOUSSA TOURE offre un nouvel opus aux happy fews et afficionados de son oeil de documentariste avec "Nostrales", un point de vue sur la cohabitation de deux communautés, l'une française, l'autre espagnole dans un village espagnol.
CHEIK FANTAMADY CAMARA est venu présenté son premier long métrage " Il va pleuvoir sur Conakry " tout juste sorti de post-production, une saga familiale moderne sur fond de traditions, tournée en numérique. Les premiers contacts s’annoncent prometteurs. D'autres réalisateurs du Sud préparent leurs films ou cherchent au marché du film un distributeur. C'est le cas, parmi d'autres, de la Tunisienne RAJA AMARI, dont on avait aimé le premier long métrage "Satin rouge" et qui prépare un nouveau long métrage, tourné en France cette fois.
Entre Marie-Antoinette, les X-men, la profusion de films d'art et essai aux qualités inégales, les cinéastes du Sud se battent pour exister. Les sélections officielles semblent confirmer des talents déjà consacrés. Il est évident que les chances sont inégales et que Cannes est une épreuve, tout autant qu'une chance de tisser des contacts et de découvrir des talents. Derrière les paillettes, la porte reste étroite. Caroline Pochon (Clap Noir) |
| © Clap Noir / 2006 |