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Le Festival de Namur est réputé
pour son accueil, sa convivialité, sa capacité à
proposer de nombreux rendez vous entre les professionnels et le public
à l'issue des projections. C'est avant tout l'occasion de découvrir
des films en avant première, des documentaires qui ne seront jamais
diffusés, des premières uvres aussi éphémères
que prometteuses
Cette année, la magie du festival était au rendez-vous ; le FIFF a ouvert son grand chapiteau au public, sorte de quartier général pour certains, carrefour des idées pour d'autres afin de favoriser les échanges et le débat avec les artistes. " Les spectateurs sont invités à participer et faire vivre le festival " disait un des responsables du FIFF. Ainsi ont été programmés un hommage public à Philippe Noiret, une leçon de cinéma sur le film " Podium ", un coup de projecteur sur Frédéric Mitterrand " Lettre d'amour en Somalie " et un clin d'il à Louise Portal actrice, chanteuse et auteur québécoise. Les cinémas du sud
étaient représentés par le Burkina Faso, le Sénégal,
le Cameroun, l'Algérie, la Tunisie et surtout le Maroc. On a pu
découvrir le premier film de Raso Ganemtoré " Safi
la petite mère " l'histoire touchante d'une petite fille qui
se retrouve avec son frère nouveau né sur les bras; le documentaire
captivant de Luc Damiba et Abdoulaye Diallo " Bory Bana, le destin
fatal de Norber Zongo "; le premier long métrage de Fanta
Régina Nacro " La nuit de la vérité " film
sur la réconciliation fragile entre deux ethnies à l'issue
d'une guerre en Afrique; le poignant plaidoyer de Sembène Ousmane
contre la tradition de l'excision " Moolaadé " et la
chronique légère et drôle de Dani Kouyaté sur
les pérégrinations d'une bande de gamins " Ouaga Saga
".
Dans les coulisses du Festival, Adama Roamba
et Moussa Touré, fidèle au FIFF, composaient une partie
de l'équipe participante à l'atelier CBD-DGCD " De
l'écrit à l'écran " : étude approfondie
de l'écriture scénaristique et de son passage à l'écran.
Namur est a l'opposé de Cannes, loin des strass et paillettes, juste un lieu convivial où les professionnels du cinéma, de la presse et le public se mélangent et s'écoutent pour défendre ensemble la diversité des cinémas francophones. Benoît Tiprez |
| © Clap Noir / 2003 |