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Un clair de lune, une couverture, un écran au milieu de la nature, vous êtes au festival de Gindou. Très convivial, les soirées nous rappellent les cinémas africains en plein air. Une programmation hétéroclite où se côtoient rétrospective, cinéma itinérant, ciné-concert, et panorama de films africains et du bassin méditerranéens. Un chapiteau au milieu d'un champ et vous voici dans un maquis. Les réalisateurs rencontrent leur public dans un contexte festif. Les tchatches organisées à l'intérieur permettent des débats passionnants sur les films, l'état du cinéma aujourd'hui jusqu'aux questions techniques de réalisation. Puis des apéros-concerts sont organisés où de la musique world vous emmène en voyage juste avant de vous installer dans la cour de l'école où sont projetés les films. Le festival de Gindou reste unique et possède un cachet particulier. En avant première, des films audacieux tel que le documentaire de Simone Bitton " Mur ", magnifique plaidoyer contre la construction du mur en Israël. Impossible de ne pas parler de ce film qui nous a bouleversé comme le public. La réalisatrice démontre en interrogeant les différents protagonistes l'échec d'un tel ouvrage. Avec beaucoup de justesse et de pudeur, Simone Bitton laisse parler les gens. Pas de commentaire, seuls des témoignages dévoilant une vérité qui se révèle encore plus crue. Isabelle Audin
3 courts métrages
sur l'Algérie " Rumeur, etc
"
de Mohamed Latrèche. " De l'autre côté
" de Nassim Amaouche. L'Algérie était à
l'honneur. Nous avons été enthousiasmé par cette
nouvelle génération de réalisateur plein d'avenir.
Le festival de Gindou présentait trois films qui traitent de l'Algérie
actuelle. Trois regards différents pour un
traitement d'une très grande rigueur. Des jeunes réalisateurs
talentueux à suivre qui apportent un souffle nouveau au cinéma
algérien. Quel est le propos de ce premier film ? Comment avez-vous traité ce sujet
? Les animaux sont très présents
dans votre film, l'oiseau, la tortue, se sont des métaphores ? Cela vous déplait que le public
interprète différemment votre film ? Propos recueillis par Isabelle
Audin |
| © Clap Noir / 2004 |