2007
Articles
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2003 / 2004 / 2005 / 2006 / 2007 / 2008

« Le support seul ne suffit pas à caractériser une production ». Interview du cinéaste burkinabé, Boubakar Diallo
Personne ne m'a jamais posé de question, au sortir d'une salle de cinéma, sur le type de support utilisé. Le cinéma africain perd beaucoup de temps avec ce genre de considération et oublie l'essentiel : le public visé… Le cinéma, c'est l'émotion. C'est comme un voyage. Le plus important ce n'est pas tant le type de véhicule utilisé, mais le paysage et la destination. ( > Lire l'interview...)

Une critique de "La graine et le mulet"
"La graîne et le mulet", c'est aussi une langue chatoyante et colorée, qui renvoie au cinéma de Pagnol. C'est la langue du Sud. Ici, c'est la méditerrannée. Il y a des hommes beaux et taiseux, des mamas généreuses, des jeunes filles rebelles et passionnées, des familles nombreuses où les femmes mènent le jeu. ( > Lire la critique...)

Hommage de Woodberry et Saleh Haroun à Sembène
Table ronde animée par Catherine Ruelle
. Amiens 2007

Moi, j'ai rencontré le travail de Sembène grâce à un professeur de cinéma. A l'époque, on n'avait pas vraiment de pères spirituels, mais plutôt des grands frères, tels que Charles, Larry Clark… Il y avait des modèles qu'on admirait comme Gordon Parks, mais ils étaient finalement plus loin de nous que quelqu'un comme Sembène. ( > Lire l'article...)

Mantia et Samba racontent Sembène
Table ronde animée par Catherine Ruelle
. Amiens 2007

Sembène et moi avons toujours eu une relation de cousins à plaisanterie. Je suis sarakoulé, les sénégalais se moquent beaucoup des sarakoulés ! J'ai été l'étudiant de Jean Rouch, et celui de Sembène Ousmane. J'étais toujours entre les deux, j'ai d'ailleurs fait un film sur chacun d'entre eux. Tous les deux se sont beaucoup moqué de moi ! ( > Lire l'article...)

Hommage à Sembène Ousmane Par Delgado et Burnett
Table ronde animée par Catherine Ruelle
. Amiens 2007

Moi je garde de très bons souvenirs. Envers moi, c'était quelqu'un de très humain. Un jour, on s'est chamaillés sur un plateau, au point qu'il m'a renvoyé. J'ai quitté le plateau selon sa volonté. Cinq ou dix minutes plus tard, il m'a rappelé en me disant « Ecoute, évitons de nous donner en spectacle ! ». ( > Lire l'article...)

Hama et Bélorgey racontent Sembène
Table ronde animée par Catherine Ruelle
. Amiens 2007

Au dernier Fespaco, c'est vrai, c'était très difficile pour nous tous de le voir absent. Lors des derniers échanges que nous avons eus il m'a dit « Le Fespaco s'ouvre Samedi, mais il y a les élections au Sénégal, je vais d'abord voter et je viendrai ensuite ». Le mardi suivant l'ouverture du Fespaco, j'ai reçu un fax annonçant qu'il ne pourrait malheureusement pas être avec nous cette année. C'est la première édition du Fespaco qu'il ratait. ( > Lire l'article...)

Forum Africain du film documentaire de Niamey
Jean-Claude Barny : "Je crois que j'ai toujours eu le cinéma dans le sang."
Niamey abrite depuis quelques jours la seconde édition du Forum Africain du Film Documentaire. Le réalisateur antillais Jean-Claude Barny en est l'invité d'honneur. Jean-Claude veut apporter sa contribution à une prise générale de conscience de l'Autre, celui qui n'a pas forcément les mêmes valeurs et, surtout, les mêmes opportunités. ( > Lire l'article...)

Vautier et Sène parlent de Sembène
Table ronde animée par Catherine Ruelle
. Amiens, 2007
Ousmane Sembène était un homme très très complexe. Et nous l'avons vécu aussi dans les rapports avec l'état. En vérité il y a des grands hommes qui rejètent beaucoup une partie d'eux même et Sembène fait partie de ce que je crois comme étant des êtres qui ont une affection que j'appellerai "douloureuse". ( > Lire l'article...)

Hommage à Sembène Ousmane, Amiens 2007
Table ronde animée par Catherine Ruelle

Le cinéma de Sembène était à la fois un cinéma militant et le cinéma d'un homme. Il y a un débat à l'intérieur de l'homme que l'icône empêche de poser. On peut prendre plusieurs films de Sembène en les analysant, dans la thématique on retrouve toujours cette dualité. L'homme était exigeant et dur avec lui-même et il ne se ratait pas. ( > Lire l'article...)

« Cinéma et Mémoire »
Hommage à Sembène Ousmane
Suite au très vif succès de la 1ère édition en 2006 à Niamey ; les organisateurs ont décidé de renouveler cette année la 2nde édition du Forum Africain du Film Documentaire (initialement envisagée comme une manifestation biennale). Intitulée Cinéma et Mémoire , elle se déroulera du 3 au 9 décembre 2007, à Niamey. ( > Lire l'article...)

Y a-t-il un cinéma possible en R.D.C. ?
Le plus grand problème aujourd'hui, c'est que le Congo n'est pas rentable. L'image est tellement mauvaise que personne ne va vous donner 500.000 euros pour aller tourner au Congo. L'avantage c'est que les gens qui parviennent à mener leur projet au Congo sont des gens hyper déterminés, des cinéastes engagés et militants à leur manière. ( > Lire l'article...)

Kinshasa Palace. "patte blanche"...
Qui est mieux placé qu'un enfant métis pour aborder le thème du métissage ? Ici, en se dédoublant avec un personnage de frère fictif mais fort utile à une narration rondement menée, le cinéaste franco-luso-congolais Zeka La Plaine nous a offert au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre de la 16ème quinzaine du cinéma francophone une réflexion vive et touchante sur l'histoire de sa famille. ( > Lire l'article...)

Billet d'humeur d'un documentariste
L'ADN des polygames

A l'heure où la France cherche à réduire ses dépenses publiques, il est surprenant que ses députés et sénateurs gaspillent l'argent des contribuables dans un interminable débat sur le regroupement familial, dont on connaissait, par avance, l'issue. ( > Lire le billet...)

Echec du développement de l'industrie cinématographique en Afrique
Après plus d'une décennie d'essai et de tâtonnement, les cinéastes et les hommes politiques africains se rendent compte de la grave erreur qu'ils avaient commise en nationalisant intégralement les salles. Les gouvernants africains, pensaient aussi relever leurs économies en taxant fort le secteur du cinéma et en déviant la manne financière engendrée par le cinéma à d'autres fins sans penser que le cinéma doit financer le cinéma. ( > Lire l'article ...)

Lussas 2007 - Les états généraux du film documentaire
En exclusivité pour Clap Noir, le compte-rendu de Caroline Poch
on !
J'ai gravé en tête les images du film d'Emmanuelle Demoris, Mafrouza-coeur. Avec elle, j'ai vécu au coeur du ghetto d'Alexandrie, à Mafrouza, en entrant dans les maisons, à parler de tout, de rien, d'amour, de divorces, de réconciliations, à chanter, à rire, à pleurer. Je suis entrée dans ces visages filmés avec désir et attention. ( > Lire l'article ...)

Lussas et l'Afrique : rencontres fécondes
Jean-Marie Barbe et Gora Seck nous font partager l'expérience d'AfricaDoc
Lussas est un petit village en Ardèche, deux rues qui se croisent autour d'une église. Mais Lussas, pendant les Etats Généraux du documentaire (19-25 août 2007), c'est aussi cinq salles de projections, des rencontres entre réalisateurs, producteurs et même si plus rares, diffuseurs, un moment important pour les amoureux du documentaire. ( > Lire l'article ...)

Trois filles, deux garçons sur les petits écrans
Un sitcom sauce camerounaise
La diffusion des premiers épisodes de la saison II du sitcom camerounais, réalisé par Lambert Ndzana, a démarré dans certains pays d’Afrique via le réseau CFI. Composée de 18 épisodes de 52’, cette série raconte la vie d’un groupe de jeunes, composé de trois filles et deux garçons.( > Lire l'article ...)

L’escalvage vu par les cinéastes américains, «The black film project»
Une conférence du Dr Harold Weaver
Harold Weaver est un universitaire américain qui s’intéresse au cinéma africain depuis toujours. Il fut le premier à donner un cours sur ce thème aux Etats-Unis, dès 1972. De passage à Paris récemment, il a présenté au musée Dapper une conférence passionnante sur les Noirs vu par les cinéastes américains. ( > Lire l'article ...)

Questions à Robbin Shuffield
réalisateur du documentaire Thomas Sankara, l'homme intègre

Dans ce documentaire, avant tout un film d'archives, on voit le mythe Sankara s'exprimer, on l'entend parler, rire et prononcer ses discours mémorables avec une verve incroyable sur l'indépendance alimentaire, l'impérialisme, le néo-colonialisme mais aussi l'égalité entre hommes et femmes, l'accès de tous à l'éducation, la fin des privilèges... C'est très émouvant. ( > Lire l'article ...)

Décès de Sembène Ousmane : Clap Noir lui rend hommage
"Après chaque film, il arrivait avec son costume marin et sa pipe, l'oeil vif et goguenard, aussi pertinent et impertinent à la fois que le sont tous ses films. Sembène Ousmane a été pour moi l'une des portes d'entrées vers le cinéma africain. Regard sur la société, regard toujours politique, quel que soit le sujet choisi." ( > Lire l'article ...)

Hommage à Sembène Ousmane : communiqué
Le Festival International du Film d’Amiens tient à s’associer à la douleur de ses proches comme à celle de ses amis cinéastes, en Afrique et dans le monde entier. La disparition de celui que tous ceux qui apprécient les cinémas d’Afrique appelaient affectueusement « l’Aîné des anciens » laisse un vide énorme. ( > Lire l'article ...)

Adieu à l'aîné des anciens
L'aîné des anciens, le doyen du cinéma africain, s'en est allé. « Coupez ». Sembene a donné son dernier ordre à la vie. C'est ce samedi 09 juin, qu'il a quitté le monde des vivants pour celui de l'au-delà. ( > Lire l'article ...)

Echos de Ouaga
Le Ciné Burkina est à nouveau fermé mais c'est pour la bonne cause : on y termine les travaux interrompus pendant le Fespaco. Le Neerwaya, le C.C.F. et l'Oubri ont repris leur programmation habituelle. Loin du centre ville, dans le secteur 29, le cinéma Emergences de Wentenga projette des films d'Henri Duparc. Une grande salle de 1200 places à ciel ouvert, datant de la révolution. Sankara en avait fait construire plusieurs de la sorte dans les quartiers excentrés de la capitale. ( > Lire l'article ...)

Moustapha Alassane
Une légende vivante du cinéma nigérien

Curieux bonhomme. Agé de 65 ans, Moustapha Alassane est sans aucun doute une véritable légende vivante du cinéma africain et nigérien. Et pourtant, rien ne semblait le prédestiner au Cinéma. C'est au hasard des rencontres que la passion a surgi du néant avec la rencontre du célèbre Jean Rouch. ( > Lire l'article ...)

Drissa Touré : « Mes spectateurs connaissent déjà la misère. Ils n'ont pas besoin de regarder des films qui traitent de ces thèmes »
Depuis que j'ai cette salle de cinéma, mon regard à changé et je comprends des choses à travers le contact avec les spectateurs. Ce qui est important c'est de les faire rêver mais dans un contexte à eux. Mes spectateurs connaissent déjà la misère, la difficulté. Ils n'ont pas besoin de regarder des films qui traitent de ces thèmes. Il faut plutôt leur montrer des films qui prouvent que, des difficultés, on s'en sort toujours. ( > Lire l'article ...)

Exigeant, Bouleversant !
Exigeant et bouleversant, "le cercle des noyés" impose dès les premières images la profondeur de sa réflexion. A l'image, en silence, de longs plans fixes, toujours en noir et blanc. Une chambre africaine dénudée. Une rue. Une route. Des bêtes. Un quotidien lent et stylisé. Un abattoir de chameaux. Et puis apparaissent des visages. Une seule voix, Peule, intimiste et cassée par les années de souffrance, va parler pour eux. ( > Lire l'article ...)

Sénégal expérimental
Une bande son rythmée par une musique contemporaine, et classique à la fin nous plonge dans l'abîme de la contemplation. La caméra, en noir et blanc, austère et vibrante, traque d'abord un regard, un geste, un sourire, un dos, un pied, une main qui se crispe dans le sommeil intranquille des enfants des rues, ensemble, les corps presque enlacés les uns aux autres, à même le sol. ( > Lire l'article ...)

Le cinéma béninois à l'honneur
Festival « Laguimages » 2007

La quatrième édition du festival international de films et de télévision « Laguimages » déroulera le tapis aux productions inédites béninoises avec un parallèle sur les efforts de production du Cameroun, qui d'ailleurs est le pays invité de ce millésime 2007. Une saga de la production audiovisuelle béninoise et africaine en perspective. ( > Lire l'article ...)

Maïmouna Diarra : "Dans Bamako tout le texte est improvisé"
Maïmouna Helen Diarra est une actrice malienne. Au Fespaco 2007, deux films dans lesquels elle a joué étaient à l'affiche. Il s'agit de Bamako d'Abderrahmane Sissako et Faro, la reine des eaux de Salif Traoré. Entretien.( > Lire l'article ...)

Fespaco 2007 : les films en compétition
Nous vous présentons la liste officielle des films en compétition dans la section longs métrages, courts métrages, films de la diaspora et films documentaires. ( > Consulter la liste...)


Avant le Fespaco, c' est pas le Fespaco
Boubacar Diallo qui prône un cinéma numérique en H.D. ne pouvait être plus longtemps ignoré du Fespaco. Son film Code Phénix, déjà couronné de plusieurs festivals en Europe, a été sélectionné pour le Fespaco 2007. Rançon de la gloire, il doit le faire kinescoper et, cette opération lui coûte plus cher que la réalisation elle-même.  A quand une ouverture pour les films tournés en numérique ???   C' est son combat, c' est, pour lui la solution pour que la production africaine s' enrichisse d' un sang neuf. 
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Fespaco : illusion d' optique ?
Aujourd' hui, faute de distribution, combien sont-ils les cinéphiles africains et européens qui ont visionnés les meilleurs films du Fespaco passé ? Très peu.
Il faut que les professionnels du cinéma africain réfléchissent et mettent en place une industrie des cinémas d' Afrique. Baba H. le dit : « je crois que si l' on veut asseoir une réelle industrie, il faut que l' on travaille professionnellement. » 
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Baba Hama : Le cinéma ce n' est pas que le support 35mm...
On constate quantitativement une légère baisse de la production de longs métrages pour la zone Afrique Subsaharienne, mais avec l' avènement des nouvelles technologies et la possibilité de tourner en numérique, il y une nouvelle opportunité donnée aux réalisateurs africains, et on constate effectivement un boom en ce qui concerne la production vidéographique. Rien que pour cette édition, nous avons reçu en support de tournage vidéo près de 500 oeuvres qui ont été soumises à notre sélection. 
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Conférence de presse du Fespaco 2007 à Paris
Le Fespaco est avant tout un événement culturel important. Je suis convaincu que la culture est un secteur qui, s' il était mieux développé, fournirait du travail à la jeunesse. Si l' on prend le seul exemple du cinéma, compte tenu tous les corps de métier qui concourent à faire des films, sur toute la chaîne : comédiens, réalisateurs, techniciens, exploitants etc… je crois que si l' on réussit à mettre en place une réelle industrie cinématographique, cela offrira autant d' opportunités pour embaucher des jeunes et peut-être aussi réduire cette propension à aller chercher du travail ailleurs. 
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Paris à tout prix. Les coulisses d' un tournage
C' est l' histoire d' une femme Camerounaise  qui rêve d' un « ailleurs meilleur » et qui place ses espoirs dans l' idéal de la grande capitale française ; Paris !
Elle va tout mettre en oeuvre pour réaliser ce rêve : s' y rendre à tout prix, en ne passant pas forcément par les meilleurs chemins.
C' est l' histoire d' une femme qui lorsqu' elle y parvient, réalise que le rêve est supplanté par la réalité, la dure réalité qui l' attend. 
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