Le cinéma africain a perdu un grand homme. Il s’agit du réalisateur ivoirien Henri Duparc. A l’occasion du Fespaco, un hommage a été rendu à ce réalisateur qui a à son actif, une dizaine de film, les uns plus célèbres que les autres. Nombreux étaient les festivaliers à applaudir quelques comédiens ivoiriens avec qui Duparc aimait bien faire du cinéma. Citons, Gérard Essomba, Assandé Fargass, Georgette Paré, Maï la bombe, Prisca Maceléney.
Le dernier long métrage de Duparc, Caramel a été projeté au public. Ce fut l’occasion d’apprécier le cinéma d’un grand homme, qui sait faire rire à travers les situations comiques et des dialogues parfaits tout en étant très exigeant sur le plan technique. Quelques un de ses comédiens nous ont confiés leurs sentiments à la fin de la projection.
Assandé Fargass. « Je suis content et déçu à la fois. Content pour l’hommage rendu à Henri Duparc, déçu parce qu’en Afrique, on rend toujours les hommages à titre posthume. Henri de son vivant, avec tout ce qu’il a fait, méritait un hommage digne de ce nom avant qu’il ne nous quitte. Mais il n’est jamais tard pour bien faire, surtout que cet hommage vient du Fespaco, un haut lieu du cinéma africain. De Henri Duparc, je retiens l’image d’un grand homme. De ces œuvres, on retient qu’il n’était pas que de passage dans le cinéma, mais le cinéma était toute sa vie. Il savait toujours vous dire ce qu’il attendait de vous avec beaucoup de précision mais aussi beaucoup de courtoisie et de politesse.
Prisca Maceléney, héroïne de Caramel. « Au-delà du réalisateur, Henri Duparc était comme un père pour moi. Il me donnait beaucoup de conseils, il me parlait comme on parle à sa fille. L’hommage qu’on lui rend est juste, mais je veux qu’on retienne que Duparc n’est pas mort, un artiste ne meurt pas. Chaque fois qu’on regardera un de ses films, on pensera toujours à Henri Duparc. Souleymane Soudre Mao Filmographie de Henri Duparc |
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