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« Run Baby Run » en
exclusivité mondiale »
Le
réalisateur ghanéen Emmanuel Apéa a
présenté à
Ouagadougou, le mardi 26 février 2007, son premier long
métrage intitulé Run
Baby Run d’une durée de 90 minutes. La
cérémonie a eu lieu au centre culturel
français (CCF) Georges méliès. Celui qui passe
pour être a son premier essaie
dans le long métrage, sans être pour autant novice dans
l’aventure
cinématographique, s’attaque sans détour au drame
mondial du trafic de la
drogue. Il stigmatise une des pratiques du « salle
deale » qui
consiste à avaler d’importantes quantité de drogue
pour pouvoir franchir sans
grand frais les cordons douaniers au péril de la santé et
de vie. Apéa, dont
l’œuvre a été réalisée entre
Londres, Paris et Accra, a déjà dans son palmarès
plusieurs séries télé. Son détour à
la biennale du cinéma africain, il dit le
mettre sous le signe d’une quête de
bénédiction par les mânes de la terre du
cinéma africain, pour sa nouvelle œuvre qui est en
même temps une autre
aventure, un autre défi dans sa carrière de
réalisateur. Run Baby Run œuvre
pourtant de très bonne facture aux dires des critiques
avisés de cinéma et qui
fut bien accueillit par les journalistes ne devrait pourtant
resté à
Ouagadougou que le temps de l’unique séance de projection
de presse. Calendrier
oblige. Emmanuel Apéa ainsi qu’il la dit devrait reprendre
le chemin le
lendemain même, mais cette fois-ci pour les Etats Unis
d’Amérique ou la
promotion du film devrait commencer véritablement. D.
Kollo Kambou inaugure l’ère du film d’animation. Si l’on a coutume de dire que le Fespaco à chacune des éditions, apporte quelque chose de nouveau, a cette édition 2007, Drissa Kollo Kambou, peut être considéré comme celui par qui l’innovation est arrivée. En effet, le documentaire de 7,45 minute du jeune réalisateur, au dreadlocks, intitulé Na Ga Al Dikhan, est venu combler le vide dans le genre animation comme jamais vu par le passé au Fespaco. Son œuvre traite de la problématique de l’éducation des enfants avec l’animation comme support pédagogique et de sensibilisation au profit de la cause. L’essai de Kollo reconnu courageux lui permet ainsi de réussir un exploit d’une grande portée là ou d’aucun avaient encore des doutes et de la réticence à s’aventurer. Chose que Kollo Drissa lui même reconnaît qu’en il laisse entendre que beaucoup de gens ne croyaient pas que le film d’animation pouvait avoir sa place dans ce festival…. Mais voici que maintenant c’est fait ». Des propos optimistes et un visage radieux de l’homme par qui l’animation est rentré dans l’histoire du Fespaco, derrières lesquels se cachent cependant une certaine réalité devant laquelle il reste impuissant. En effet, la presse ne semble pas accorder suffisamment de place à ce jeune réalisateur qui a osé, bien qu’elle lui reconnaît l’importance du travail accompli. Peut-être que d’ici là Kollo sera t-il sous les projecteurs des médias ? L’œuvre étant unique et de bonne qualité, elle pourrait glaner avec un peu de chance quelques lauriers. Pour l’instant, tout porte à croire que la place du film d’animation se trouve prise au Fespaco. Il ne resterait plus qu’à l’imposer.
Le Fespaco est là, la vie chère aussi Depuis l’ouverture du festival, on ne peut pas dire que les affaires ne marchent pas dans la capitale du pays des hommes intègres. Tous les secteurs économiques tournent en plein régime. En tout cas, les différents promoteurs que se soit dans le petit commerce, la restauration ou qu’il s’agisse des services ne chôment pas et peuvent pas en dire autrement. Les hôtels, les agences de location de voiture, les cybercafés, les taxis et les restaurants pour ne prendre que ceux-là, sont, on peut le dire, débordés par la clientèle composée de quelques 3000 festivaliers arrivés à Ouagadougou. Pour cela, la demande est devenue très forte. Si pour la plus part du temps, l’afflux de l’offre n’a pas occasionné un renchérissement des prix dans les secteurs maîtrisables cités plus haut, c’est tout du contraire dans certains cas relevant du secteur informel. Ce sont par exemples les cas de la boisson et du parking pour les engins motorisés toute catégorie confondue. Ainsi, la bouteille de bière habituellement vendue entre 400 et 500fcfa selon les lieux, est passée à 600fcfa à l’espace des maquis situé à la maison du peuple qui accueil les festivaliers et grand monde. Pareil constat pour les parkings qui en général pour un engin à deux roues est de 50 FCFA et pour ceux des quatre roues pas plus de 100 fcfa. Mais pour ce Fespaco, les motos sont gardées à 200 f cfa et 300f respectivement à la maison du peuple et au siège du Fespaco où se tient une rue marchande ainsi qu’à plusieurs autres endroits où sont délocalisés les activités du festival comme les abords des salles de projection. Renseignement prit, les vendeurs et autres tenanciers de maquis justifient cette augmentation par la cherté des stands à eux loués par les organisateurs. Vrai ou faux, l’on ne saurait en dire plus. Il reste que les Ouagavillois qui ne sont pas habitués à ces prix exorbitants, ne comprennent pas cette attitude pour le moins véreuse si fait qu’ils s’en plaignent. Pour un pays comme le Burkina ou la quasi totalité des citoyens circulent à moto et quant on sait également qu’il est parmi les plus rares au monde à avoir sa fête de la bière après l’Allemagne, il y a de quoi mettre l’accent sur la fluctuation des prix quelque soit les moments comme ça l’est pour les autres produits de première nécessité comme le carburant, le sucre, l’électricité. Lookmann Sawadogo |
| © Clap Noir / 2007 |