Fespaco 2005
Irène Zoungrana : " le hasard de la vie m'a mis sur le chemin d'un réalisateur"
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Le Fespaco n'attire pas que les professionnels du cinéma. Il suscite, passionne et entretient l'engouement autour des métiers du cinéma. A Ouaga nous avons rencontré plusieurs personnes qui en dehors de leur activité traditionnelle se prêtent bien au jeu des réalisateurs.


les gens ont souvent l'impression que les filles
qui sont dans le monde du cinéma n'ont pas de vertu

C'est le cas de cette étudiante en année de maîtrise en communication et journalisme à l'université de Ouagadougou. Irène Zoungrana nous déclare qu'elle passe vraiment des bons moments sur les plateaux de tournage. Cependant elle ne s’est pas encore décider pour une éventuelle carrière de comédienne. Elle attend de finir ses études.

Je trouve que les plateaux de tournage sont tout autant passionnants que les études, il y a généralement une équipe formidable et sympathique autour de moi. Je fini mes études cette année, si une opportunité s'offre à moi, je vais abandonner le monde du cinéma, le cas échéant, c'est sera avec un réel plaisir que je resterai.

Ne pensez-vous pas que votre physique est pour quelque chose dans les rapports que vous entretenez avec les gens, je veux celles des plateaux de tournage ?
Et ben oui, c'est le bon côté de la chose. Mais il faut être mentalement solide, parce que les gens ont souvent l'impression que les filles qui sont dans le monde du cinéma n'ont pas de vertu, et puis vous savez les hommes...

Parlons maintenant de votre première expérience
En 2001, le hasard de la vie m'a mis sur le chemin d'un réalisateur. Il avait un projet de docudrame. Il m'a demandé si cela m'intéressait de jouer une scène ? C'est comme ça que tout est parti.

Qu'avez-vous fait jusqu'ici ?
J'ai été impliqué dans deux projets. Le premier c'est une série télé de 26 épisodes intitulé "quand les éléphants se battent" du réalisateur Abdoulaye Dao. J'y joue le rôle d'une fille aînée d'une famille que sort avec un blanc, ce que n'apprécie pas forcement ma mère. Mon papa un homme d'affaires est impliqué dans une salle histoire de trafic d'armes. J'ai une copine que j'aime bien mais qui cependant souffre du sida, donc tout ce que je gagne comme argent, je l'investis dans sa maladie.

Le second projet, c'est le triomphe de l'amour. Ici il est question d'une jeune fille de 23ans, son petit ami est en voyage ne donne pas de signe de vie depuis deux ans, son père un ancien fonctionnaire va s'endetter auprès d'un riche commerçant du quartier qui viendra réclamer son argent plus tôt que prévu. Le papa étant dans l'incapacité de payer, la fille a été offerte en mariage. La fille en question c'est moi.
Le maître d'œuvre de ce projet est Idrissa Ouédraogo.

Vous avez du gagner beaucoup d'argent avec tout ça ?
Etant donné que je ne suis pas encore marié, que je n'ai pas de charges en tant que telles, sans exagérer, j'arrive à réaliser de "petites choses" (le geste accompagne).

Des projets ?
J'aimerai si les moyens me le permettent monter quelque chose qui a un rapport avec ma formation. Pourquoi pas une agence de communication ?

Marc Ayee

www.clapnoir.org




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