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SYNOPSIS
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Nouadhibou
est une petite ville arrimée à une presqu'île de la
côte mauritanienne. Abdallah y retrouve sa mère en attendant
son départ vers l'Europe. Dans ce lieu d'exil et de fragiles espoirs,
le jeune homme, qui ne comprends pas la langue, essaie de déchiffrer
l'univers qui l'entoure : Nana, une sensuelle jeune femme qui cherche
à le séduire, Makan qui comme lui, rêve de l'Europe,
Maata, un ancien pêcheur reconverti en électricien et son
apprenti disciple, Khatra. C'est lui, l'enfant espiègle, qui enseigne
à Abdallah la langue locale pour que ce dernier puisse rompre le
silence auquel il est condamné. Ces communautés se croisent
et se décroisent sous nos yeux, le regard rivé vers l'horizon,
en attendant un hypothétique bonheur.
CRITIQUE
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"
En attendant le bonheur " est un film contemplatif. Peu de dialogue,
mais des scènes de la vie quotidienne à Nouadhibou, petite
ville plantée entre désert et océan. Le temps semble
s'y être arrêté. Abdallah, le personnage principal
est à l'image de cette ville. Tiraillé entre deux horizons
infinis : le désert et la mer. La quête d'ailleurs ne peut
être que la quintessence de ses rêves. A travers la subjectivité
de son regard, on découvre les autres personnages tous aussi égarés.
On ne sait pas d'où vient Abdallah, ni où il part. Il est
en transit dans la ville de sa mère. Le film reflète cette
transition. Le temps semble suspendu. Chacun attend un hypothétique
bonheur.
Très vite on s'attache à
Maata, le vieux pêcheur, reconverti en électricien, et le
petit Khartra qui l'accompagne partout. L'enfant est peut-être le
seul à ne pas attendre le bonheur ailleurs. Il rêve de devenir
électricien lui aussi et de porter une salopette bleue comme eux.
C'est encore lui qui enseignera à Abdallah le dialecte du village.
Khartra a trouvé sa place ici. Il est au sens propre et figuré
la lumière du film. La scène où il traverse le désert
avec Maata la nuit avec une lampe allumée, le fil qui se déroule
à l'infini, est la plus belle allégorie du film.
La sobriété de la réalisation
d'A. Sissako tient pour beaucoup dans la réussite de ce film. Il
nous immerge dans une atmosphère où le silence n'est jamais
pesant. Où le temps passe tout simplement, fait de petites choses,
de drames et de bonheur. De la poésie à l'état pur.
Isabelle Audin, Clap Noir
EQUIPE
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Scénario et réalisation
: Abderrahmane Sissako
Avec : Khatra Ould Abdel Kader, Maata Ould Mohamed Abeid, Mohamed Mahmoud
Ould Mohamed,
Nana Diakité, Fatimetou Mint Ahmeda, Makanfing Dabo, Nèma
Mint Choueikh
Image : Jacques Besse
Montage : Nadia Ben Rachid
Son : Antoine Ouvrier, Alioune Mbow
Mixage : Laurent Dreyer
Décors : Joseph Kpobly, Laurent Cavero
Direction de Production : Nicolas Royer et Maji-da Abdi
Produit par : Duo Films
Production exécutive : Guillaume de Seille
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