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Dans cette 3ème édition, un hommage est rendu à Moustapha Alassane, pionnier du cinéma africain ainsi qu’une rétrospective sur le cinéma d’animation africain.
En deux éditions seulement, mais fort du soutien de la Mairie de Paris qui en a eu l'initiative en 2003, le Festival Paris Cinéma a su très rapidement s’imposer auprès du public et des professionnels comme un rendez-vous incontournable du début de l’été dans la capitale. Parce que Paris Cinéma souhaite rendre le cinéma accessible à tous , une vingtaine de salles - réparties dans tous les arrondissements de Paris et sa banlieue - participent à l’opération, et de nombreux événements en plein air et gratuits sont organisés pendant ces quinze jours de festival : projections sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, ciné-concerts dans les Jardins du Sénat…
Moustapha Alassane, par sa création prolifique et son cinéma engagé, a contribué dans les années 1960-1970 à faire du Niger un grand pays de cinéma, tout comme le Sénégal à la même époque.
« Pour moi, le cinéma peut et doit servir à modifier la mentalité de la masse. Chacun de mes films touche à la politique, ne serait-ce que parce qu’il suscite un intérêt auprès de la masse et est susceptible de lui faire prendre conscience de sa culture. Je pense que, pour le moment, le cinéma n’a pas suffisamment prouvé au monde que l’Afrique a une culture propre. Il doit pouvoir éveiller la conscience du spectateur sur des problèmes spécifiquement africains et guider l’Afrique dans une direction plus viable. » Moustapha Alassane. 
Le retour d'un aventurier
Les films présentés par Moustapha Alassane
- Aouré / Mariage, de Moustapha Alassane, documentaire, 1962, 30’
- Le Retour d'un aventurier, de Moustapha Alassane, fiction, 1966, 34’
- FVVA - Femme, Villa, Voiture, Argent, de Moustapha Alassane, fiction, 1972, 1h35’
- Toula ou le génie des eaux, de Moustapha Alassane et Anna Soehring, 1973, 1h16’
- Les Cow-boys sont noirs, de Serge Moati, making off du Retour d’un aventurier, 15’
Paris Cinéma propose également plusieurs programmes d'animation africaine.
Programme 1
Moustapha Alassane, pionnier de l’animation africaine
La Mort de Gandji de Moustapha Alassane (1966) / Bon voyage Sim de Moustapha Alassane (Niger, 1966) / Samba le grand de Moustapha Alassane (Niger, 1977) / Kokoa de Moustapha Alassane (Niger, 2001)
Programme 2
Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot (France – Belgique - Luxembourg, 1998) / Rencontre entre Moustapha Alassane et Michel Ocelot
Programme 3
Jean-Michel Kibushi N. W. et l’école d’animation belge
Originaire de la République Démocratique du Congo, Jean-Michel Kibushi découvre l’animation en 1988 lors d’un stage de formation proposé par l’atelier Graphoui à Kinshasa. En 1988, il fonde le Studio Malembe qui a pour objectif l’initiation et la formation au cinéma d’animation des adultes et des enfants. Il voit dans l’animation un moyen de conserver une tradition orale et de la faire connaître à la jeunesse des villes.
La Princesse Yennega de Claude Le Gallou (Burkina Faso, 1986) / Ségou Janjo, le geste de Janjo de Muambayi Coulibaly (Mali, 1989) / Le Crapaud chez ses beaux-parents de Jean-Michel Kibushi N. W. (République démocratique du Congo, 1991) / L’Enfant terrible de Kadoatou Konate (Belgique, 1993) / Muana Mboka de Jean-Michel Kibushi N. W. (Belgique, 1996) / Le Prince Loseno de Jean-Michel Kibushi N. W. (République démocratique du Congo - Belgique, 2005)
Programme 4
Cilia Sawadogo, réalisatrice burkinabée
Née en 1965 en Allemagne, Cilia Sawadogo s’installe au Burkina Faso, puis émigre à Montréal. Elle s’inscrit à l’université où elle se spécialise en cinéma d’animation. En 1988, elle réalise plusieurs clips pour la télévision et passe ensuite à la réalisation au cinéma.
La femme mariée à 3 hommes de Idriss Diabate (Canada – Burkina Faso, 1993) / L’Arrêt d’autobus de Cilia Sawadogo (Canada – Burkina Faso, 1994) / Naissance de Cilia Sawadogo (Burkina Faso, 1994) / Le Joueur de Cora de Cilia Sawadogo (Canada - Burkina Faso, 1996) / Christophe change de nom de Cilia Sawadogo (Canada, 1999) / La Ruse du lièvre de Cilia Sawadogo (Canada – Burkina Faso, 2000) / Les Aventures de Guède d’Idriss Diabate – France – Côte d’Ivoire, 2000)

Tiga au bout du fil
Programme 5
Hommage à l’Atelier belge Graphoui
Fondé en 1979 à Bruxelles par trois spécialistes de l’animation, et reconnue ONG depuis 1988, l’atelier Graphoui produit des documentaires et des films d’animation. Il développe aussi des activités de formation en Afrique qui donnent lieu à la production de films d’animation.
Films réalisés par des enfants en Afrique :
Birobezo d’Eric Dederen (Burundi, 1991) / Quel enfant ! d’Aline Moens et Christian Coppin (Burundi, 1993) / L’Expérience de Dossou d’Aline Moens, Christian Coppin et Patrick Theuneu (Bénin, 1995) / Tiga guérisseur de Rasmane Tiendrebeogo (Burkina Faso, 2001) / Train train Médina de Mohamadou Ndoye (Sénégal, 2003) / Tiga au bout du fil de Rasmane Tiendrebeogo (Burkina Faso, 2004)
Où :
- Au Studio des Ursulines à Paris 5eme
- Au Méliès à Montreuil
Programme en présence de Rahmatou Keïta, Jean-Michel Kibushi N. W., Michel Ocelot, Abderrahmane Sissako.
Infos pratiques : Paris Cinéma 155 rue de Charonne 75011 PARIS – FRANCE
tél. : 33 (0)1 55 25 55 25 fax : 33 (0)1 43 67 09 50
E-mail : contact@pariscinema.org site : www.pariscinema.org
In dossier de presse
www.clapnoir.org
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