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L'Afrique s'impose petit à petit comme un lieu de création cinématographique. Certains cinéastes africains offrent au monde et sur les écrans leurs visions informées des réalités de leur continent. Quand certains perpétuent la tradition cinématographique africaine, d'autres explorent de nouvelles voies, portés par d'autres économies, ou des révolutions techniques. Avec l'apparition du numérique, le cinéma se démocratise. Notre objectif est de soutenir ces créations cinématographiques pour qu'elles sortent en partie de l'anonymat public et médiatique. Afrique taille XL souhaite offrir, durant six jours, un panorama loin d'être exhaustif, mais en tous les cas représentatif, de ce qui se tourne et s'est tourné en Afrique. L'occasion de découvrir les cinéastes de demain. Partout dans le monde, on s'interroge sur la dichotomie « Cinéma d'auteur/ Cinéma populaire ». Les cinémas africains nous soumettent à une autre interrogation : comment transcender le local pour atteindre l'universel ? C'est sûrement là qu'intervient la magie du cinéma. Par son langage, le cinéma nous introduit dans toutes les maisons : une cour de Bamako, des Etats-Unis d'Afrique fantasmés, le Matonge de Kongo Congo, l'écrivain de Juju Factory . Par son langage, il nous ouvre la porte sur une myriade d'univers tour à tour intimes ou universels. Aurore Engelen Les cinéastes africains d'aujourd'hui nous interrogent souvent sur nos identités, nos diversités, nos micro-schizophrénies sociales. Ils parlent d'exils et de déplacements, des repères et des balises qui nous construisent. A différentes échelles nous avons tous connus le déracinement : que nous venions d'Afrique ou des Ardennes, notre histoire est un agrégat de petites et grandes, heureuses et douloureuses adaptations. Les préjugés sont l'un des principaux défi s à affronter en matière de diffusion des cinémas africains. Après s'être fondé sur la volonté de redéfinir l'Afrique pour elle-même, le cinéma d'Afrique a redéployé son énergie vers le monde extérieur. En puisant dans le réservoir culturel et social du continent noir d'hier et d'aujourd'hui, quelques cinéastes contribuent à offrir de l'Afrique des images qui prennent le contre-pied du misérabilisme dans lequel les médias occidentaux la cantonnent. Par le recours fréquent à l'autodérision, à l'introspection ou en réhabilitant la fable comme langage universel, les cinémas d'Afrique refusent désormais tout cloisonnement exotique. Le cinéma apparaît ainsi comme le lieu idéal pour réinventer, ré-imaginer une modernité en harmonie avec les traditions. Des thèmes en phase avec l'actualité du continent – SIDA, conflits ethniques, mondialisation -, côtoient les thèmes anciens du déracinement et de la quête d'une identité africaine, tant dans la fiction que dans le documentaire. La diversité est aujourd'hui le nouveau credo d'un cinéma qui ne se veut plus seulement «africain». Le festival propose une Rétrospective de 6 films sélectionnés au Festival de Cannes, un Focus documentaire, un Atelier de journalisme culturel, des conférences , des expositions et des concerts. Beaucoup de films de qualités sont sélectionnés cette année, dont beaucoup ont été remarqués au dernier Fespaco. Africa Paradis ,
Sylvestre Amoussou, Bénin Théâtre Molière et Cinéma Vendôme 1050 Bruxelles Infos et réservations 02 652 35 66 : 9h30>17h |
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