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Le Festival du Film de Quartier
fêtera ses cinq ans le 20 Décembre 2003 au cours d'une grande
soirée cinématographique intitulée " NUIT
DES EBENES ".
La Nuit des Ebènes d'Afrique
sera aussi l'occasion de récompenser les personnalités du
cinéma (Réalisateurs, Producteurs, Acteurs, Techniciens)
les plus distingués durant ces cinq dernières années
par leur création et par leur engagement pour le développement
du cinèma africain.

Hommage à Djibril Diop Mambety
Chaque année, le Festival du Film de Quartier rend Hommage à
un cinéaste. Après Cheikh Oumar Sissoko, le Festival accueille
Djibril Diop Mambety . Le 23 juillet 1998, ce grand cinéaste nous
quitte, atteint d'un cancer. Il avait 55 ans.
Avec lui, disparaît l'un des cinéastes africains les plus
doués de sa génération. Il avait brillamment signé
son entrée dans le cercle restreint des géants du septième
art par son premier long métrage Touki Bouki (Le Voyage de l'hyène)
qui fut accueilli avec joie par les critiques et qui, pour la première
fois, le révéla à Cannes en 1973.
Ce film reste d'ailleurs l'un des meilleurs classiques du cinéma
sénégalais et africain.
Bio-filmographie
Né en janvier 1945, il a été d'abord acteur dans
la Troupe du Théâtre National Daniel Sorano de Dakar d'où
il fut expulsé pour indiscipline. Il réalise son premier
film, Contras City, en 1969 à 24 ans, un film de court métrage
comique fait par dilettantisme selon lui, et qui tranchait déjà
d'avec le courant cinématographique de son temps, tourné
plutôt vers la dénonciation .
1. Contrast City : une sorte de satire de Dakar, ville cosmopolite
où se côtoient le meilleur et le pire.
2. Badou Boy, 1970 : "Ce film est une partie de ma jeunesse,
mais beaucoup de Sénégalais et d'Africains s'y retrouvent"
Djibril Diop Mambety
3. Touki Bouki, 1973 : ce voyage de l'hyène est considéré
comme l'un des films les plus réussis du cinéma africain.
C'est l'histoire d'une jeunesse sénégalaise (et africaine)
partagée entre le rêve de s'installer en Europe et la réalité
d'un continent bouleversé par les conflits et la modernité.
Une uvre d'une brûlante actualité.
4. Parlons, grand mère, 1989 : 34mn, 1989, couleur
ce document plein d'humour a été réalisé par
Djibil Diop Mambéty sur le tournage du film Yaaba, deuxième
long métrage du Burkinabé Idrissa Ouédraogo.
5. Hyènes : 1992 - 35 mm - Couleur - 113 mn
Un chef-d'oeuvre ! C'est le meilleur film sénégalais que
j'ai vu et c'est le premier que je vous conseille. Traduit dans plusieurs
langue, Hyènes a été salué dans le monde entier
comme l'un des meilleurs films africains de l'histoire du cinéma.
Tous les ingrédients d'un bon film y sont réunis. Humour,
suspense dans un huis clos oppressant, acteurs formidables mais aussi
critique acerbe de la société sénégalaise
perçue par le grand Mambéty. Toutes les qualités
mais aussi tous les travers de l'actuelle société sénégalaise
(solidarité, corruption, amour, humour, poids des traditions, pouvoir
des femmes, etc...) sont mis en avant dans ce superbe film.
6 - Le Franc, 1993 : 45mn, couleur
ce film raconte les tribulations de Marigo, un joueur de congoma fauché,
qui vient de gagner à la loterie nationale. Il trimbale dans tout
Dakar la porte de sa chambre sur laquelle le billet avait été
collé. A travers cette histoire, Mambéty campe le portrait
de tous ces damnés africains dont l'espoir a été
fauché par la crise accentuée par la dévaluation
du franc Cfa. C'est le premier volet de sa trilogie inachevée sur
l'histoire des petites gens.
7- La Petite vendeuse de Soleil, 1999 : 45mn, 1998, couleur. A
travers cette dernière oeuvre dont il n'a pas vu la version finale
(le montage a été terminé après sa mort),
le cinéaste rend hommage aux enfants de la rue. La petite héroïne,
Silli (Lissa Balérera), est décidée à entrer
dans le monde très macho des vendeurs de journaux à la criée.
Elle jette son dévolu sur le quotidien national "Le Soleil".
Cela lui réussit bien malgré toutes les galères que
lui font endurer ses jeunes concurrents prêts à tout pour
lui mener la vie dure.
Clin d'oeil au Cinéma documentaire
de la Communauté française de Belgique
Lors de cette édition 2003 du Festival du Film de Quartier, le
Festival Filmer à tout Prix proposera une sélection d'une
quinzaine de films (documentaires et d'animation) émanant de la
Communauté française de Belgique, ainsi que trois documentaires
radiophoniques. Chacun d'eux devrait permettre au public sénégalais
de découvrir des regards singuliers tournés vers l'Afrique,
des démarches cinématographiques et sonores diversifiées
et qui montrent la pluralité des écritures documentaires
en Belgique.
Par ailleurs, une soirée sera consacrée à l'émission
de la RTBF DUNIA.
Les films documentaires et d'animation proposés par Filmer
à tout Prix
- Maisha ni karata - La vie est un jeu de cartes de Philippe de
Pierpont
Documentaire - 2003 - 60' - Betacam SP - Couleur
En 1991, j'ai rencontré Zorito, Etu, Innocent, Philibert, Jean-Marie
et Assouman. Ces six enfants vivaient dans la rue, à Bujumbura,
au Burundi. Je leur ai proposé de revenir les filmer aux moments
charnières de leur existence, jusqu'à ce qu'on soit tous
vieux...
Ce film, Maisha Ni Karatan, confronte les jeunes hommes d'aujourd'hui,
en 2003, aux adolescents et enfants qu'ils étaient lors des tournages
précédents.
Que peuvent devenir des enfants qui ont vécu dans la rue dès
l'âge de six ans ? Quel regard portent-ils sur le monde et sur eux-mêmes
?
- Sango Nini ? de Daniel De Valck et Anne Deligne
Documentaire - 1991 - 50' - Betacam SP - Couleur
Survolant les toits de la ville, la voix d'un conteur venu d'Afrique
nous entraîne de rencontre en rencontre dans le quotidien de la
vie d'Africains à Bruxelles.
Dans le Matongué du nord, ils recherchent inlassablement leur pays
à travers une musique, une couleur, une parole. Par touches successives,
une mosaïque de visages, de silhouettes emplissent le calme des rues
de ce quartier.
- Rwanda, paroles contre l'oubli de Violaine de Villers
Documentaire -1996 - 60' - Betacam SP - Couleur
Devant l'effroyable génocide
des Tutsi au Rwanda et pour que la mort d'un million de personnes ne soit
pas perçue comme le déchaînement d'une "nature"
africaine, cinq femmes Tutsi et Hutu qui ont subi le massacre de toute
leur famille, prennent la parole, témoignent et ainsi singularisent
l'Histoire.
- Racines lointaines de Pierre-Yves Vandeweerd
Documentaire - 2002 - 75' - Betacam SP - Couleur
J'ai voyagé à travers la Mauritanie pour retrouver un
arbre que je vois de ma fenêtre en Belgique. Sur ma route, j'ai
rencontré des hommes et des femmes qui m'ont fait part de leur
perception de cette quête, me livrant ainsi une partie de leur vision
du monde et de l'existence. Pour certains, mon arbre était un signe
des génies, de l'invisible, ou un appel à la Lumière.
Pour d'autres, il était le symbole d'une histoire, d'une culture
ou de la fin d'une époque. Pour d'autres encore, il était
un arbre que l'on ne voit que lorsque l'on est perdu
- Donka, radioscopie d'un hôpital africain de Thierry Michel
Documentaire - 1996 - 85' - Betacam SP - Couleur
La vie au quotidien du grand hôpital public de Conakry en Guinée,
l'hôpital Donka.
Durant 6 semaines, le réalisateur a suivi d'étage en étage
quelques malades et leur famille, des médecins, des infirmiers.
Les portraits s'alternent dans une chronique de vie faite de tragédie
et d'espoir, où chacun essaie de s'en tirer " coûte
que coûte ".
Le film interroge l'état des structures hospitalières africaines
et témoigne de la lutte de médecins décidés
à relever le défi de la santé publique dans l'Afrique
d'aujourd'hui.
- Divine carcasse de Dominique Loreau
Documentaire - 1998 - 88' - Betacam SP - couleur
Le film retrace le destin d'une vieille Peugeot qui débarque
à Cotonou, au Bénin. Là, elle passe de propriétaire
en propriétaire. Jusqu'au jour où, irréparable, elle
finit en carcasse abandonnée dans la rue. C'est alors que Simonet,
forgeron sculpteur, en récupère des pièces pour fabriquer
une sculpture d'Agbo, dieu vaudou des " gardiens de nuit ",
commandée par des sages du village de Ouassa. Après un long
voyage en pirogue à travers les lagunes béninoises, la sculpture
devient le fétiche protecteur des habitants de Ouassa.
- Black spring de Benoît Dervaux
Documentaire - 2003 - 26' - Betacam SP - Couleur
Le spectacle Black Spring est une interrogation du regard occidental
sur l'Afrique, à travers les mouvements des corps. Le film se saisit
de la matière dansée du spectacle qui, confrontée
à des images de l'Afrique d'aujourd'hui, élargit notre propos
vers une question essentielle : celle de notre regard sur l'Autre.
Sortis de leur contexte habituel et traités de façon assez
abstraite, les mouvements du danseur sont filmés de manière
à refléter des expériences très singulières.
Black Spring, la dernière création du chorégraphe
Heddy Maalem, filmée par Benoît Dervaux et entrecoupée
de scènes de l'Afrique d'aujourd'hui, est la métaphore des
influences autant politiques que culturelles de la danse moderne africaine.
- 36 choses à faire avant l'an 2000 de Jean-Frédéric
de Hasque
Documentaire - 2001 - 54' - Betacam SP - Couleur
Entre les bruyants préparatifs d'autocélébration
en Occident et le silence du continent africain qui a d'autres préoccupations,
le quotidien d'un village togolais au soir de l'an 2000... Le projet du
village consiste en l'achèvement de la bibliothèque. Son
idéal : que le village vive d'autres perspectives de développement.
Même si pour cela, ils doivent ranger des filets à papillon...
- Youssou, l'enfant d'eau un film réalisé avec 14
enfants de 10 à 13 ans
Film d'animation - 2000 - 7' - Betacam SP - Couleur
Youssou part un matin avec sa mule et deux bidons
Sa quête
? Chercher l'eau qui permettra à sa famille de se nourrir, de se
chauffer, de se laver
En chemin, des hommes, des animaux et même
des végétaux, le mettent à l'épreuve
- L'eau c'est la vie de Louise-Marie Colon et Jean-Luc Slock
Court métrage d'animation - 2003 - 9' - Betacam SP - Couleur
Pendant que Pogobi, petite fille Mossi, révise ses leçons,
Zerbo, jeune Samo, transporte de l'eau aux quatre coins de la ville. Un
jour, le garçon tente en vain d'entraîner Pogobi sur les
chemins de l'école buissonnière. Lorsqu'il retrouve enfin
son amie à la sortie de l'école, il a très mal au
ventre. Pogobi l'emmène directement au dispensaire, car elle sait
que, malgré ses avertissements, Zerbo n'en fait qu'à sa
tête et boit l'eau polluée des marais
- Train train Medina de Mahamadou Ndoye
Film d'animation (sable et papiers découpés) - 2000 - 7'
- Betacam SP - Couleur
Un jour, pour construire sa maison, on se met à voler du sable,
le sable de la plage. Dans la Medina tout devient pêle-mêle.
Les énergies de communication, la convivialité entre habitants,
sont à la merci du tohu-bohu et de la cohue. Un jour, tout va s'effondrer.
Vivre ensemble dans l'irrespect de la nature et des autres provoque un
temps de malheur qui ensevelit tout, efface tout sans laisser de trace.
- Kal de Birame Ndiaye, Marème Mbaye, Mohamadou Ndoye et
Cheickh Ndiaye dans le cadre d'un atelier d'initiation au cinéma
d'animation à Dakar (Sénégal)
Film d'animation - 1998 - 6' - Betacam SP - Couleur
Quatre artistes sénégalais de Dakar participent à
un atelier de réalisation de film d'animation. Ils créent
chacun une animation sur le thème de " La parenté à
plaisanterie ".
- Bokk Jom de Aline Moens dans le cadre d'un atelier de réalisation
de film d'animation à Dakar avec des jeunes de l'association Man-Keneen-Ki
Documentaire imaginaire - 1999 - 15' - Betacam SP
Deux jeunes, sortis de la vie errante depuis deux ans, rencontrent
trois jeunes qui vivent encore dans les rues de Dakar. Ils portent ce
regard particulier sur la ville, sur la rue comme demeure et sur eux-mêmes.
Chacun joue sa scène dans la rue, lieu de l'errance. L'imaginaire
permet d'y mêler intimement sa réalité intérieure
et son désir d'appartenir à la société.
Les documentaires radiophoniques proposés par Filmer à
tout Prix
- Les Mots Sages de Dominique Ragheb et Lionel Petit
Documentaire radiophonique - 2003 - 45'
Un documentaire sur l'utilisation de
la radio dans le travail d'éducation à la paix, au sein
de la population divisée du Burundi. Regard sur l'impact du feuilleton
radiophonique très singulier de Marie-Louise Sibazuri, dramaturge
burundaise.
- Bleu malien de Alain Cabaux
Documentaire radiophonique - 1997 - 28'
De Dakar à Bamako en passant par Kayes sur les traces du chanteur
malien Boubacar Traoré dit Kar Kar. Vedette du " Mali twist
" au début des années 60, il réapparaît
réincarné en bluesman après vingt-cinq ans de traversée
du désert.
- " Les lettres d'un kinois à l'oncle du village "
de Lye Yoka de Violaine de Villers
Documentaire radiophonique - 38'
Dans ces fictions de lettres, adressées par un chômeur kinois
à son oncle du village, Yoka livre une terrible peinture de la
ville de Kinshasa, de cette ville " conjoncturée " où
" les travailleurs ne travaillent pas, les étudiants n'étudient
pas, les ministres n'administrent pas, les élèves ne s'élèvent
pas, les présidents ne président plus
", de cette
ville en proie à la " démoncratie " et à
ses jeux d'argent et de pouvoir.
Les reportages télévisuels proposés par
l'émission DUNIA
- Le Chanvre noir de Anne Remiche-Martynow et Maurice Raymaeckers
Reportage réalisé et diffusé dans le cadre de l'émission
Dunia -2000 - 25' - Betacam sp
Depuis quelques années, l'Afrique de l'Ouest a connu une explosion
de consommation et du trafic de drogues. A Dakar, la CEDEAO tenait une
réunion avec les coordinateurs nationaux de la lutte contre la
drogue. Leur prochain objectif est de s'attaquer au blanchiment de l'argent.
Aujourd'hui, à Hillol, en Casamance, la culture du cannabis est
la seule ressource pour la population. Des jeunes de l'île ont entrepris
une campagne pour convaincre leurs aînés d'abandonner cette
culture et d'essayer des alternatives économiques. Mais il faut
d'abord désenclaver l'île. Ce cannabis est principalement
consommé au Sénégal surtout à Dakar et cela
aggrave les problèmes sociaux du pays.
- Hip, Hop au Pays des Griots de
Anne Remiche-Martynow et de Paul Paquay
Reportage réalisé et diffusé dans le cadre de l'émission
Dunia - 2002 - Betacam sp
Dakar est un des hauts lieu de la création musicale en Afrique.
On recense des centaines de rappeurs. Dans les quartiers populaires, beaucoup
de jeunes s'en sortent grâce à la musique. Ce fut le cas
d'El Hadj N'diaye qui a obtenu en 2001 le prix de l'Académie Charles
Cros pour son 2ème album, " XEL ".
Site web du festival : www.forut.sn
www.clapnoir.org
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