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"Il était une fois, une belle fille dont la participation aux manifestations du village était devenue remarquable. Puis un jour, elle disparut. Les autres se sont réunis sous l'arbre à palabre pour savoir pourquoi elle ne participait plus aux rencontres et comment faire revenir celle dont l'absence désolait tout le monde". En introduisant sa communication sur "l'émergence du cinéma au Niger ", Harouna Niandou, critique de cinéma et premier président de l'Association des Cinéastes du Niger, par l'anecdote de la Belle Absente, évoquait de manière imagée la problématique actuelle du cinéma nigérien. Autrefois présente, et depuis une vingtaine d'années absente. Il a rappelé le passé glorieux du cinéma nigérien. Ce cinéma répondait présent dans presque toutes les rencontres et festivals en Afrique, et ailleurs. Combien de films nigériens ont remporté des prix et des cinéastes nigériens sont devenus des références sur le plan international ! Harouna Niandou n'a pas manqué de dresser le bilan des années blanches et sèches que connaît le septième art, comme par coïncidence, depuis le décès d'Oumarou Ganda.
Pourquoi ce cinéma est-il tombé
dans une léthargie ? Le conférencier a proposé entre autres solutions, la promotion du Niger, de son tourisme, de sa culture, de son cinéma par les représentations diplomatiques à l'étranger. "Le cinéma est l'ambassadeur de l'Afrique auprès des autres pays " a-t-il repris citant Sangoulé Lamizana, ancien président de la Haute Volta, aujourd'hui Burkina Faso. Dans le débat qui a suivi, certains participants devaient relever qu'il n'avait jamais manqué de propositions de sortie de crise. Mais c'est le passage à l'action qui manque. Alors, la belle fille, comment la faire revenir dans les manifestations ? De nombreuses personnes manquaient au débat. Est-ce par découragement total ? La résignation ? Faut-il penser qu'une génération a accompli sa mission et que le temps est venue pour q'une autre prenne le témoin ? Candide Etienne |
| © Clap Noir / 2003 |