|
Tel un homme en bleu qui mène sa caravane en plein désert du Sahara sous une chaleur accablante, le cinéaste africain, son film sous le bras, se déplace de festival en festival pour le montrer au monde des passionnés du sixième art. Il existe deux grands rendez-vous du cinéma en Afrique. Le Fespaco et les journées cinématographique de Carthage. D'autres festivals s'imposent. Sithengi en Afrique du Sud, Zanzibar International Film Festival, Festival international du Film de Marrakech. En occident, plus d'une trentaine de festivals programment des films africains. Les plus connus sont les suivants. Le festival d'Amiens. Le festival de cannes, qui a programmé son premier film africain en 1952. C'était un film de l'Égyptien Youssef Chahine, le Fils du Nil. Entre le mois de janvier et celui d'avril, nous avons le Festival de Films de Fribourg (janvier), le festival du cinéma africain de Milan (mars), Vues d'Afrique à Montréal, cinémas d'Afrique à Angers (avril), Afrika Film Festival à Louvain (avril). La multiplicité de ces différents festivals à travers le monde est l'occasion pour les réalisateurs africains de faire la promotion de leurs œuvres. Promotion toute fois difficile à cause de l'éternel problème de manque de structure fiable de distribution. Qui contacter quand on veut programmer un film africain ? L'image que l'Afrique donne de lui passe beaucoup par l'image que les cinéphiles voient dans les salles obscures. Une présence de notre cinéma dans les festivals doit être de plus en plus forte. Le cinéaste fait son film selon un langage universel. Le plus jeune cinéma du monde, doit, avec le temps, réussir à se faire programmer dans n'importe quelle salle, comme on programmerai un film français ou américain. Il est heureux que le cinéma africain ait une présence à travers les festivals mais il faut aussi travailler pour que ce cinéma soit programmé dans les salles. Un travail de titan reste à faire. Candide Etienne |
| © Clap Noir / 2003 |