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A l'auditorium du Centre culturel franco-nigérien (CCFN) ce jeudi 12 février, de 11 à 12h 30, une conférence de presse a été animée par Laurent Clavel, Bawa Souley Kaoumi, Noëlle Sédack, et Djingarey Maïga, respectivement Directeur, Directeur-adjoint, Responsable de la médiathèque du CCFN et cinéaste. Ils ont expliqué aux journalistes de la presse nationale et internationale l'origine et les objectifs de la Rétrospective du cinéma au Niger qui se déroulera dans les murs du CCFN de Niamey du 14 au 22 février 2004. Sachant que le Niger occupait une place de choix dans la création cinématographique au cours des années 1960, 70 et 80, " le CCFN s'est un jour mis à la recherche des films de cinéastes nigériens pour nourrir sa programmation ". C'était l'occasion de se rentre compte que ces films n'étaient pas disponibles. Lorsqu'on les retrouvaient, ils se trouvaient dans un état tel qu'on ne pouvait les visionner. Ainsi se révélait une menace, autre que celle de la léthargie de la création, qui pèse sur le cinéma nigérien. Si la production audiovisuelle du Niger ne bénéficie d'une véritable politique de conservation, de protection et de valorisation, tout aura disparu dans une vingtaine d'années.
Voilà comment d'après les
explications de M. Clavel : " la nécessité s'est
imposée d'entreprendre une réflexion sur les moyens à
mettre en uvre pour protéger un tel patrimoine s'est imposée.
Le contraste saisissant entre la richesse de ce patrimoine et la quasi-disparition
de la production cinématographique au Niger nous a conduit à
proposer un Les journalistes qui ont suivi avec une
attention presque religieuse les raisons pour lesquelles la Rétrospective
a été initiée, devaient bientôt montrer qu'ils
avaient du mal à contenir leur impatience à débattre
d'un sujet qui leur tenait tant à cur. Les questions ont
tourné autour de la conservation de la production audiovisuelle
et de la relace de la création cinématographique, les thèmes
essentielles de la Rétrospective. Mais leurs questions laissaient
transparaître un certain pessimisme quant aux résultats à
escompter. A quoi va aboutir cette Rétrospective ? Est-ce pour
consoler les cinéastes nigériens dont personne ne se préoccupe
que vous organisez cette Rétrospective ? Pensez-vous à la
création d'une cinémathèque ? Les journalistes ont donc été conviés à contenir leur impatience, à participer aux différentes activités pour débattre s'il le voulaient afin de pouvoir en rendre compte au public. Ce public qui a tant besoin de ses images un peu trop absentes dans les programmations des chaînes de télévisions et des salles de cinémas, une espèce en voie de disparition. Jean-Baptiste Dossou-Yovo |
| © Clap Noir / 2003 |